lundi 10 mai 2021

Editorial n° 135 - Mai 2021


Rédigé par l'équipe Illustré par Elea Loohest Illustré par Alaska Gump

R comme Rumeurs

Version texte :

Je vois que mon dernier article a encore fait réagir. Qu'à cela ne tienne, vous pouvez respirer ce mois-ci. Au lieu de m'occuper de vos cas, je jette mon dévolu sur une personne qui nous dirige depuis déjà deux ans. Cette même personne qui nous entoure de ses grandes ailes pour nous protéger. Puis, je trouvais que c'était l'occasion de permettre à tous les nouveaux.elles, mêmes ancien.ne.s, de mieux connaître Ellena Jones. La Reine de notre maison. L’Écossaise toujours bien mise.

Ayant divorcé de son cher Josh Wilson, notre Directrice a semblé pendant un moment chercher coûte que coûte un peu de compagnies. Plusieurs rumeurs ont parcouru les couloirs de notre Salle commune concernant des cours de langues. Où certains professeurs se sont succédé pour des cours dits particuliers. Puis, la présence de ce cher Galahad Scamander avait calmé les ardeurs de ceux qui imaginaient de quelconques aventures entre la Jones et un ou deux professeurs. Quittant le château en compagnie du Scamander pendant quelques semaines de vacances bien méritées, notre Directrice est revenue, seule, de ce périple.

Comme aucun professeur ne semblait attirer la Jones, malgré la montée en grade du professeur Lawnder, la Jones s’est tournée vers une personne dont que nous n’avons jamais osé lier à l’Écossaise. Même si j’avais évoqué la possibilité à quelques reprises. Surtout que nous avons cru pendant longtemps qu’une rivalité existait entre elles. Il semblerait qu’Ellena Jones, notre Directrice, ait fait un saut en France tout récemment. Chez Camille Dubois. Tutrice de Miss Spinnet, qui les lie entre elles, Ellena ne serait pas seulement restée le temps d’un thé dans la demeure de Miss Dubois. Non. Elles auraient passé un week-end ensemble. Se haïssant, selon certains événements du bal de Noël de 2019, les deux femmes se seraient-elles rapprochées ?

Du moins, selon l’humeur et la joie visible sur le visage de notre Directrice, il semblerait que ce week-end fut agréable. Cependant, personne ne saura ce qui s’est produit. Désolé.e de vous décevoir. Par contre, nous pouvons nous poser une question. Est-ce que cela durera ? Malheureusement, je vais devoir vous décevoir. Le retour de la joie dans le bureau de l’Équipe de maison et dans la Salle commune, après quelques moments sombres, pourrait être de courte durée. Du moins, une personne viendra peut-être brouiller les cartes. Cette personne était autrefois très proche de notre Directrice et semble se rapprocher du château. Cette personne ? Galahad Scamander.

Serait-ce le grand retour ?

Dans tous les cas, la petite idylle naissante entre la Jones et la Dubois semble peu à peu improbable. La paix si chèrement acquise volera-t-elle en éclat ? Seul le temps nous le dira, mais je crois que nous devrons nous préparer à déserter la Salle commune à la nuit tombée. Par sécurité.

”Rédigé ”Illustré

Un message à passer

Version texte :

Vous avez encore été quelques uns à choisir de publier un petit message et de faire vivre cette rubrique. Je vous en remercie et c'est avec une joie, non dissimulée, que je vous transmets ce que j'ai reçu.

Pour un.e anonyme :
Très cher.e Anonyme que je croise tout les jours (ou presque), j’aime beaucoup le fait d’avoir une sorte d’admirateur.trice secret.te, mais j’aimerais vraiment connaitre ton identité pour te remercier de vive voix. En attendant que tu veille te dévoiler, je te dédirai mon prochain article culinaire. Meiling

Pour Ellena Jones :
Pour la plus belle des directrices de maison, qui couve ses aiglons avec tellement de bienveillance, merci mille fois à vous pour tout ce que vous faites. Un petit conseil : si vous recevez une boite de chocolats dans un emballage bleu, ne les mangez pas. Anonyme

Pour Summer :
Summer c la plu bél je lème tré tré fors parsseke elle m'e cert de l'alcol grattui. Cigné Pysstâche

Pour Eleanor :
Eleanor, tu es plus douce qu'une crème fouettée, plus gentille qu'un chou à la crème, et plus forte qu'une glace à la menthe, bon je vais arrêter les allusions à la nourritures ici, donc disons que tu es plus forte qu'un agent fédéral. Et aussi, on sait tous que tu n'as pas peur d'attraper le tétanos ! Je sais que toi seule pourras comprendre cette dernière phrase, donc cœur sur toi <3. Anonyme

Pour Vanille :
Merci à Miss Fraser pour son aide en Runes, j'ai toujours hâte de la rencontrer à ce sujet ! Anonyme

Pour Ellena Jones :
Ellena. Voilà déjà deux ans que tu es notre directrice de maison. Et à peine quelques mois que je suis ta préfète. Je sais que ça n'a pas toujours été facile ces dernières semaines. Mais en discutant avec toi, j'ai découvert une personne magnifique. Gentille. A l'écoute. Sache que les derniers mots que tu m'as dit l'autre soir m'ont fait chaud au coeur. Je suis contente de travailler avec toi. Et promis, je ne te lâcherais pas pour rejoindre Camille. Je compte bien rester à tes côtés encore un bon moment ! Elea

Encore plein de messages remplis de belles choses, parfois un peu intrigantes. J'espère que les destinataires auront bien reçu (et compris) ces mots.

Pour le mois prochain, n'hésitez pas à envoyer vos messages en MP à Ben Pop. Je me ferai un plaisir de les transmettre. A vos plumes !

Rédigé par Ben Pop Illustré par Elea Loohest

Dormir...

Ah P12... Ce bon vieux site où il est aisé de perdre la notion du temps. Où il est encore plus facile d'oublier de dormir parce qu'on est en grande conversation (ou pas) avec des pédouziens. C'est en tombant sur un podcast l'autre jour où était notamment traitée la question du sommeil que je me suis dit "Pourquoi pas en parler en Chicaneur ?". Il n'en fallait pas plus pour que cette question devienne ma dernière lubie et que je me documente pour en savoir un peu plus. Il va sans dire que les éternelles prises de position d'Alicia sur le sommeil m'ont également confortée dans ma rédaction. Alors que vous soyez un dormeur agité, un insomniaque ou encore quelqu'un qui adore dormir, restez encore un peu, la suite peut peut-être vous apprendre des choses. Et bien évidemment, comme tous les autres articles de ce journal, cet article n'est pas médical, n'hésitez pas à vous renseignez auprès des personnes compétentes et spécialistes si jamais vous avez des problèmes de sommeil qui vous empêchent de vivre.

Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, quelques données en vrac :

Manquer de sommeil augmente de 4% les risques de choper un rhume (à ne pas confondre avec la phrase que tes parents te disent : Ne sors pas les cheveux mouillés, tu vas tomber malade).
L'ornithorynque peut passer 14h de sa journée à dormir
La perte de sommeil nuit à la mémoire et à la concentration (ce n'est donc pas pour rien qu'on répète aux enfants et adolescents de ne pas se coucher trop tard, surtout la veille d'examens importants)

Et puis... Il y a aussi les insomnies, ces petites choses pas très drôles qui peuvent ruiner l'état mental d'une personne. Parce que oui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est pas juste ne pas réussir à dormir, ou dormir peu, ou être tout le temps fatigué. C'est tout un état mental autour qui peut se retrouver perturbé et par extension un rythme de vie qui va se détériorer. Encore plus intéressant ? Il y a plusieurs types d'insomnies et plusieurs façons d'essayer de les traiter. Pour en savoir plus, je vous renvoie vers notre merveilleuse Celty qui est probablement experte dans le sujet (a). Outre les insomnies, il y a d'autres troubles du sommeil dont je pourrais parler mais malheureusement, je n'aurais pas le temps : l'apnée du sommeil, l'hypersomnie, les parasomnies...

Bon, et maintenant ? J'ai réalisé qu'il n'y avait donc pas une seule façon de dormir. La plupart des humains dorment d'une seule traite, il s'agit de la nuit le plus souvent. C'est ce qu'on appelle le sommeil monophasique. C'est globalement comme cela qu'on apprend à dormir : la journée on doit être actifs parce qu'il y a la lumière du soleil, les choses sont ouvertes en journée et la nuit en revanche, dès qu'il n'y a plus de lumière, il vaudrait mieux se reposer, dormir. Ce mode de sommeil ne convient évidemment pas à tout le monde. Puisqu'on a tout d'abord les personnes qui sont beaucoup plus actives et créatives lorsque la nuit tombe. Il y a également les personnes qui travaillent de nuit ou avec des horaires décalées. Je vais m'arrêter là pour cette liste de personnes concernées mais le principal est de comprendre qu'il n'y a pas qu'une seule façon de dormir parce qu'il y a ce qu'on appelle le sommeil polyphasique, en réponse au sommeil monophasique qu'on vient de voir. L'objectif est de fragmenter ses périodes d'endormissement et d'éveil sur 24h. Plus besoin de dormir d'un seul gros bloc, mais on peut réduire ce bloc et faire des siestes tout au long de sa journée pour compenser.

Cela a bien évidemment plusieurs avantages : permettre d'être éveillé à des moments où ordinairement on dort ou encore augmenter son temps d'éveil dans sa journée afin de faire beaucoup plus de choses. Bien sûr, à la base le sommeil polyphasique convient surtout à des corps de métiers bien spécifiques et qui nécessitent un état d'alerte quasi systématique. Mais plus concrètement, les jeunes enfants font usage de ce type de sommeil : plusieurs siestes rythment leur journée.

Évidemment, la durée du sommeil va évoluer avec l'âge donc il est surtout très important - quelque soit le type de votre sommeil - d'écouter votre corps et de vous reposer correctement. Prenez surtout soin de vous parce que le sommeil est très important et joue sur énormément de choses de notre quotidien (et sur la durée en plus) !

Pour aller plus loin : vidéo de Cyrus North sur le sommeil polyphasique & le guide Headspace du sommeil sur Netflix.

Rédigé par Alaska Gump Illustré par Alaska Gump

Ellena Jones se livre...

Si vous souhaitez en savoir plus sur votre directrice de maison préférée, vous êtes au bon endroit ! En effet, j'ai eu la chance de poser quelques petites questions lectures à Ellena Jones pour le chicaneur du mois de mai. Je vous laisse à présent lire cette petite entrevue :

Alaska - Dans quel univers de livre aimerais-tu évoluer ?
Ellena - Alors je dirais l'univers Fantasy, et même plus de la High Fantasy (Fantasy moyenâgeuse)
(Même si je mourrai au bout de 10min d'une épée dans le ventre ou d'un rhume)

Alaska - Justement, y a t-il un livre dans lequel tu n'aurais pas pu survivre plus de quelques chapitres ?
Ellena - Le Seigneur des Anneaux (de J.R.R. Tolkien) ! Je pense que je me serais fait bouffer par un orque direct
Même si dans mes rêves je fais partie de la communauté et que je finis par me marier avec Legolas

Alaska - Et en plus tu anticipes mes questions... Un personnage à qui tu dirais oui sans hésiter à la question

Version texte :

Si vous souhaitez en savoir plus sur votre directrice de maison préférée, vous êtes au bon endroit ! En effet, j'ai eu la chance de poser quelques petites questions lectures à Ellena Jones pour le chicaneur du mois de mai. Je vous laisse à présent lire cette petite entrevue :

Alaska - Dans quel univers de livre aimerais-tu évoluer ?
Ellena - Alors je dirais l'univers Fantasy, et même plus de la High Fantasy (Fantasy moyenâgeuse) (Même si je mourrai au bout de 10min d'une épée dans le ventre ou d'un rhume)

Alaska - Justement, y a t-il un livre dans lequel tu n'aurais pas pu survivre plus de quelques chapitres ?
Ellena - Le Seigneur des Anneaux (de J.R.R. Tolkien) ! Je pense que je me serais fait bouffer par un orque direct Même si dans mes rêves je fais partie de la communauté et que je finis par me marier avec Legolas

Alaska - Et en plus tu anticipes mes questions... Un personnage à qui tu dirais oui sans hésiter à la question "Veux-tu m'épouser ?" ? J'en conclus que c'est Legolas haha ?
Ellena - Alors je vais dire Legolas, Cassian et Azriel dans A Court of Thorns and Roses (de Sarah J. Maas) (oui les deux, en même temps ça me dérange pas), Rowan Whitethorn dans Throne of Glass (de Sarah J. Maas), Kaz Brekker dans Six of Crows (de Leigh Bardugo) Y en a d'autres mais je reste raisonnable (a)

Alaska - Raisonnable, oui (a). Un lieu pour lequel tu aimerais tout plaquer pour y vivre ?
Ellena - Hmmmm clairement la Terre du Milieu

Alaska - Je crois qu'on voit se dessiner un petit quelque chose haha ! Bref, on a vu tes possibles maris, mais si un personnage pourrait être ton meilleur pote, ce serait qui ?
Ellena - J'aimerai tellement avoir une pote aussi délurée que Felicity Atcock (Felicity Atcock de Sophie Jomain) ou loyale comme Karigan G'ladheon (Cavalier vert de Kristen Britain) Sinon j'aimerai bien avoir un Samwise Gamgee (Le Seigneur des Anneaux, J.R.R. Tolkien) à mes cotés aussi

Alaska - Tout le monde a besoin d'un Sam à ses côtés ! Passons aux méchants... Un antagoniste que tu trouves intéressant ou que tu aimes bien ?
Ellena - Hmmm la Reine Levana dans les Chroniques Lunaires (de Marissa Meyer), elle est horrible mais quand on découvre son histoire on est presque attendrie

Alaska - La prochaine question rejoint la précédente, un personnage que t'aurais aimé tuer dès les premières pages ?
Ellena - Dame Estora dans Cavalier Vert (de Kristen Britain), je l'ai senti dès le début qu'elle allait se mettre au milieu de tout è_é

En plus elle est gentille donc je la déteste encore plus

Alaska - Un mélange de personnages qui, ensemble, font un truc qui te ressemble pas mal ?
Ellena - Pippin (Le Seigneur des Anneaux, J.R.R. Tolkien) pour le coté naif, Karigan G'ladheon (Cavalier vert de Kristen Britain)pour ... tout ? (Bon peut-être pas pour le courage mdr), et Neville (Harry Potter de J.K. Rowling) pour le coté gauche

Alaska - Passons à d'autres questions plutôt centrées sur tes lectures. Quelle est le dernier livre que tu as lu, ou ta lecture en cours ?
Ellena - Dernier livre lu c'est "Femme, réveille-toi" d'Olympe de Gouges Et en cours c'est "Les enfants sont rois" de Delphine de Vigan

Alaska - Passons aux conseils, si tu devais conseiller : Un livre, un auteur et une maison d'édition ?
Ellena - Hmmm en livre Animae de Roxanne Dambre, autrice française à tomber, en auteur Pierre Pevel ♥♥♥ et en maison d'édition même si le patron est à gerber Bragelonne publie des petites pépites de la fantasy

Alaska - Un livre que tu n'as jamais pu terminer ?
Ellena - Y en a beaucoup (a) Un des derniers ça doit être Les Clans Seekers d'Arwen Elys Dayton Ça m'a pas du tout emballé et maintenant j'ai plus de honte à laisser tomber un livre de coté quand ça me plait pas, il y a trop de bons livres qui attendent mdr
Alaska - Profitons-en d'ailleurs pour passer un message à ce propos : pas de culpabilité à ne pas finir un livre par manque de temps ou d'intérêt ! Il y en a d'autres qui vous intéresseront et qui n'attendent que vous !

Alaska - Passons aux adaptations... Un livre dont tu aimerais voir l'adaptation ?
Ellena - Eh bah j'aurai dit A Court of Thorns and Roses mais une série est en préparation (foirez pas svp les gars) donc je vais dire Red Queen de Victoria Aveyard !

Alaska - Et au contraire, une adaptation que tu n'as vraiment pas aimé ?
Ellena - Percy Jackson Logan Lerman est beau mais ça sauve pas tout mdr

Alaska - Le livre qui est ta Bible personnelle ?
Ellena - J'adore relire les Scorpi de Roxanne Dambre Ça me fait autant de bien qu'un croyant qui lit sa bible (a)

Alaska - L'éternel débat... Livre physique ou numérique (a) ?
Ellena - Physique of course mais le numérique à des atouts non négligeables ! Et l'un ne remplace pas l'autre pour moi (a)

Alaska - Un livre à offrir à quelqu’un que tu n’aimes vraiment pas ?
Ellena - Madame Bovary (Gustave Flaubert) mdrrrr

Alaska - Un livre qui t'a chamboulée ?
Ellena - Me before You de Jojo Moyes

Alaska - Une histoire dont le dénouement t'a déçue ?
Ellena - Euuuh Le Labyrinthe de James Dashner

Alaska - Et enfin, quelque chose que tu aimerais prochainement lire ?
Ellena - J'ai la trilogie l'Automne du Magicien (Hélène P. Mérelle) qui m'attend

Je remercie encore une fois Ellena de s'être livrée et d'avoir joué le jeu, en espérant que comme moi, vous ayez fait de belles découvertes littéraires !

Rédigé par Alaska Gump Illustré par Elea Loohest

Publicité n°1

Joplin Romney, diadème d'avril. Motivée et bienveillante, elle est présente un peu partout sur le site et en salle commune. Son investissement et son sourire lui ont valu une place parmi les plus grands noms de la maison.

Illustré par Marc Potter

V comme Vérité !


Une silhouette se tenait au beau milieu d’un couloir. Tête basse et dans son poing, un journal froissé. En vue de la couverture abîmée, il s’agissait de l’édition d’avril du Chicaneur. Et la jeune fille qui le serrait de toutes ses forces dans sa main n’était autre que Yume Tsuki. Elle n’était pratiquement jamais en colère. Cependant, elle venait à peine d’arriver qu’elle était déjà prise pour cible par la personne anonyme qui tenait la rubrique « R comme Rumeurs ». Qui était donc ce fameux X pour oser la traiter de dealeuse alors qu’elle ne faisait qu’étudier sagement depuis son entrée à Poudlard ? Elle n’avait aucune idée de comment mais elle démentirait ses propos ! Au moment précis où elle pensa ces mots, des pas résonnèrent derrière elle. Au moment où elle redressa la tête, elle croisa le regard de Linda, amie et collègue chroniqueuse.

- Salut ! Dis-moi, tu sais qui s’occupe de la couverture cette édition ? Parce que là... ça ne va plus du tout, on est à la bourre et je n’ai toujours pas écrit mon article... Du coup tu n’aurais pas une petite idée ? Quoi que... tu n’as pas l’air dans ton assiette. Qu’est-ce qu’y se passe ? Tu peux tout me dire tu sais !

Yume se retenait de lui balancer son journal à la figure. Linda était si... innocente, naïve ! Elle ne savait pas encore ce que c’était de travailler au Chicaneur. La petite nouvelle pensait probablement que ça serait génial, amusant. Pourtant, tous les rédacteurs savaient qu’il était très dangereux de participer à la rédaction. Ils pouvaient en effet être les prochaines cibles du mystérieux X, qui s’amusait à lancer des rumeurs honteuses sur vous... C’était inadmissible ! Yume traquerait cette personne infâme et elle savait que lorsqu’elle l’aurait trouvée, celle-ci passerait un mauvais quart d’heure.

- Je suis occupée Linda, ça ne se voit pas ?! répondit-elle brusquement.

- Désolée... mais si « être occupée » signifie « maugréer devant la dernière édition », alors laisse-moi te dire que tu n’es pas la seule ! Tout le château est en colère contre les Rumeurs... c’est bien pour ça que tu es en colère, non ? Mais je sais que tu es un ange ma Yume, tu ne pourrais pas faire ce dont X t’accuses, n’est-ce pas ?

Yume ne savait pas quoi répondre. Il était vrai qu’elle avait probablement participé pendant quelques temps à une activité pas très recommandable... mais de là à l’afficher en une du journal ! Ce n’était pas comme si elle avait tué quelqu’un. Devant l’air indécis de la jeune Tsuki, Linda commença à paniquer.

- Ne me dis pas que... non non non. Ce n’est pas possible ! Yume, si tu veux que je t’aide, il faut tout me dire !

- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles...

- Si tu vois très bien ! Donc maintenant tu vas m’accompagner au bout du couloir, on va discrètement sortir des Bureaux comme si rien ne s’était passé et une fois sorties, tu me raconteras tout.

La jeune serdaigle ne pouvait pas faire le poids devant l’air têtu de Linda. Elle se laissa entraîner jusqu’à la porte, la poussa en coinçant le journal sous son bras et sortit en compagnie de son amie. Elles se rendirent dans un couloir désert et s’arrêtèrent au milieu.

- Bon... vas-y. J’attends, commença Linda

- Il est peut-être possible que quelques cookies colorés aient circulé dans les Bureaux... mais c’est tout !

La mâchoire de Linda manqua de se décrocher du reste de son crâne. Quant à Yume, eh bien, elle dansait un pied sur l’autre.

- Tu ne vas pas plus m’expliquer que ça ? Demanda la Flobert au bout d’un moment.

- Si… Si. En réalité, je ne sais pas quand ni comment ça a commencé. Quand je suis arrivée, on m’a offert des cookies et… et puis Ben m’en a cuisiné ensuite…

- Ben ? Ben qui ?

- Ben Pop, deuxième année, le gars qui m’a accusé d’être une dealeuse dans son article des Joncheruines.

- Lui aussi ? Comment l’a-t-il su ?

L’érudite réfléchit deux secondes. C’est vrai ça, comment l’avait-il su ? X à la limite, ça ne l’étonnait pas vraiment. D’après les rumeurs, iel avait des yeux et des espions partout. Mais Ben… Des souvenirs la frappèrent de plein fouet.

- Attends une minute… C’est le premier à cuisiner des cookies, tout le temps. On a même manqué de mettre le feu aux cuisines de Poudlard peu de temps après mon arrivée (bon c’était de ma faute mais chut)… Il m’en a aussi envoyé par hibou… Et il en donne souvent aux petits nouveaux – et à tout le monde d’ailleurs… Si ça se trouve… c’est lui qui fournit la marchandise !

Sa camarade poussa une exclamation de surprise. La seconde d’après, Yume glissa sa main sous le menton de Linda pour lui refermer la bouche.

- Tu vas finir par perdre ta mâchoire si ça continue.

- En même, quoi de plus normal avec ce que tu me racontes ! Un trafic de cookies, toi dealeuse…

- Non-consentante ! Je n’ai pas dealé consciemment !

- Oui, si tu veux, mais tu étais quand même une dealeuse ! Et maintenant Ben en fournisseur de cookies ?

- Peut-être qu’il n’est pas simplement fournisseur… De ce que j’ai vu, il s’occupe aussi découlé sa marchandise parmi les élèves… Peut-être gère-t-il son propre gang de cookies ?

- Un gang de cookies ?

- Oui, mais ça ne devait pas être celui pour lequel je travaillais…

- Ca voudrait dire qu’il y a deux gangs de cookies ?

- Si on considère que un plus un, ça fait deux, alors oui.

- Mais comment tu peux savoir que ce n’est pas lui qui t’a embrigadé là-dedans ?

- Parce que ça voudrait dire qu’il est rentré dans le dortoir des filles et plus d’une fois.

- Et ce n’est pas possible ?

- Avec Elea qui veille au grain ? Il se serait pris un coup de fouet depuis longtemps…

- Alors qui ça pourrait être ?

Les deux Serdaigles passèrent en revue toutes les personnes qu’elle connaissait – soit très peu. Quand il vint un nom qu’elles crièrent en chœur :

- Alicia Gagné !

Les deux nouvelles recrues relevèrent brusquement leur tête.

- Mais bien sûr ! s’écria Linda. Lors de mon arrivée au Chicaneur, elle m’a forcé à en prendre un en me disant que si j’allais mal, la substance qu’il y avait dedans me rendrait joyeuse... moi je pensais qu’elle parlait du chocolat !

- Tu as raison ! Et puis, après en avoir mangé... je ne sais pas... je me sentais toute bizarre ! Il doit y avoir quelque chose dedans ! Et puis, ça serait logique que Alicia contrôle le trafic : elle peut en distribuer dans le dortoir des préfètes, au Chicaneur, à la Gazette, au Salon de Thé... elle contrôle tout ! Et puis...

Un cri strident retentit soudain. Nos deux jeunes détectives se turent et se plaquèrent contre le mur afin de ne pas se faire repérer. Une voix s’éleva au bout du couloir :

- Raaaahhhh... stupides chaussures ! A quoi ça sert d’avoir des talons stylés si c’est pour tomber toutes les deux minutes ?! Je vais finir par être en retard si ça continue. Et si Ben me fait UNE réflexion, je crois que je lui enfonce le talon dans l’œil.

Yume et Linda se regardèrent, affolées. En effet, elles avaient bien reconnu la voix, et elles savaient qu’elle appartenait à leur préfète... à savoir Alicia ! Une pensée traversa la Tsuki : leur suspecte avait apparemment rendez-vous quelque part, et ça ne pouvait pas être au Chicaneur étant donné qu’elle prenait le chemin opposé. De plus, elle avait parlé de Ben... et si elle se rendait au lieu de réunion des trafiquants ? Ne pourraient-elles pas la prendre discrètement en filature afin de démêler enfin toute cette histoire ? Elle tira Linda vers elle et lui chuchota :

- Viens, on la suit !

- Mais t’es malade ! Je te rappelle que c’est notre préfète, et que à cette heure-là on ne devrait pas être en train de trainer dans des couloirs abandonnés... répondit Linda

- Alleeeeeeeeezzzzzzzz !

Yume avait l’habitude de supplier Linda de cette façon : cette dernière craquait presque toujours. Elle soupira et glissa un petit « je te préviens je te tue si on a une heure de colle ». Sa camarade hocha la tête est avança à petits pas en direction de la porte que venait de franchir leur préfète. Elles collèrent leurs oreilles contre le panneau de bois, prêtes à découvrir ce qui se tramer derrière.

- Je croyais qu’on ne devait pas attaquer le réseau de l’autre ? s’enquit Alicia d’un ton agacé.

- Tu as recruté les derniers nouveaux, il fallait bien que je trouve un moyen pour contre-attaquer.

Les deux amies se retournèrent l’une vers l’autre, les yeux écarquillés.

- Tu penses à la même personne que moi ? Chuchota Linda.

- Donc ce n’est pas mon imagination qui me joue des tours ? J’ai bien entendu la voix de Ben Pop ? Murmura à son tour la Tsuki.

Elles échangèrent un regard et se jetèrent sur la porte, avides d’en savoir plus.

- Manquer de détruire la réputation d’une nouvelle, c’est un moyen acceptable pour toi ?

- De un, cette nouvelle est diabolique, de deux, je n’ai fait que dire la vérité et de trois… eh bien je n’ai pas de trois…

Derrière le battant, Yume manquait d’exploser. Diabolique, elle ? Il ne croyait pas si bien dire. Finalement, sa teinture à la belladone allait pouvoir servir… A côté d’elle, Linda affichait un air inquiet. Elle posa une main sur le bras de son amie tandis que cette dernière souriait de manière glauque.

- Yume, ça va ?

L’intéressée ne répondit pas, une folle lueur dans le regard, et plaqua de nouveau son oreille contre la porte.

- Elle n’est pas diabolique ! Enfin, un peu, mais ça reste raisonnable. Quant à toi, ne t’avise pas de recommencer sinon je te livre en pâture à Yume et Merlin sait qu’elle en meurt d’envie.

- Tu ne crois pas si bien dire… chuchota la Tsuki pour elle-même.

- D’accord d’accord, capitula Ben, mais alors tu me laisses les prochains nouveaux !

- Depuis quand ça marche comme ça les trafics ? « Pourriez-vous me concéder les trois prochaines recrues, s’il vous plaît ? » « Mais bien entendu très cher, à condition que vous me donniez cette fameuse recette de cookie qui est la vôtre ! » « Cela va de soi, ma chère amie ! A l’occasion, prenons à un thé ensemble et mangeons quelques cookies ! » Non, ça ne s’est jamais et ça ne se passera jamais comme ça ! Et puis je n’y peux rien si mes cookies sont meilleurs que les tiens !

- Je suis sûr que tu mets de l’Amortentia dans tes paillettes, que tu mets eux-mêmes dans tes cookies. Et… Attends, tu as dit quoi par rapport à mes cookies ?

- Je n’ai dit que la vérité. Quant à Yume, tu ne l’attaques plus ou tu auras affaire… à elle, juste à elle, ça suffira amplement.

Un grognement s’éleva de derrière la porte. Et son origine n’était autre que la principale intéressée. Linda s’empressa alors de la tirer loin du bureau. Pas facile étant donné que la japonaise marchait dans le sens opposé.

- Arrête tes bêtises Yume, tu vas nous faire repérer ! Cria en murmurant la Flobert, tirant de toutes ses forces. Tu auras tout le temps de te venger après mais là, si on ne remonte pas dans nos dortoirs maintenant, on aura une retenue !

La Tsuki capitula et lança un dernier regard furibond à la porte du bureau, avant de suivre son amie. Ce n’était que partie remise et bientôt, la vérité éclaterait dans tout le château, elle y veillerait !

Rédigé par Linda Flobert Rédigé par Yume Tsuki Illustré par Aliciagagne

Dans les petits papiers du Chicaneur

Version texte :

À chaque mois, une nouvelle édition... Mais vous êtes vous déjà demandé ce qui se cachait derrière chaque article et chaque illustration ? Qu'est-ce qui a mené au Chicaneur que vous tenez maintenant dans vos mains ? Pour le découvrir, il faudrait vous infiltrer dans les bureaux de l'équipe, mais je vais vous simplifier la tâche : j'ai moi-même recueilli les petits secrets de nos chroniqueurs. Il est temps de découvrir ceux qui sont à l'origine de notre journal de maison !

Nous avons bien sûr notre Chroniqueuse en Chef, Celty, qui se retrouve bien souvent noyée sous la paperasse et les petits mots de nos chroniqueurs. "Ben a volé des bouteilles de ma réserve", "Yume et moi formons le meilleur couple de l'équipe, n'est-ce pas ?" et "Les chroniqueurs seraient plus motivés si on les torturait ou les brûlait. Je fais la suggestion au cas où" ne sont que trois des nombreux papiers qui se sont accumulés sur son bureau. La pauvre fait face à un groupe bien spécial d'aiglons...

Dès le début du mois, une élève nous a rejoints. Linda Flobert avait-elle été attirée par la promesse de cookies ou par les clins d'oeil de notre petite Yume ? C'était bien difficile à dire. Tout ce que je sais est que je l'ai entendue proposer de manger des paillettes quelques jours après qu'elle ait rejoint l'équipe. Je me pose des questions...

Mais avant elle, un autre a intégré notre équipe. Il fait de cela des mois que Marc dit qu'il enverra sa candidature. Après tout ce temps d'attente, pourquoi serait-il devenu chroniqueur maintenant ? Une explication s'est dessinée à mesure que le mois a avancé. Il semblerait que sa relation avec Ben Pop se soit fragilisée et que ce soit sa manière de tenter de regagner le coeur de l'aiglon.

Alors que je prenais discrètement des notes dans mon livre à rumeurs, j'ai remarqué que la moitié des membres de l'équipe enquêtaient sur d'autres membres. Bien sûr, je m'y attendais de la part de Marc, mais que faisaient donc Yume et Linda ? Et surtout, pensaient-elles réellement que je ne les remarquerais pas ? Elles sont aussi discrètes que West et son fouet, soit pas du tout.

Parlant d'Elea Loohest, plus communément appelée West, elle a développé une obsession pour les photographies magiques de bébés au cours du mois. Les placardant aux Trois-Balais, en Salle Commune et même dans les bureaux de l' Équipe de Maison, il était impossible de ne pas les croiser. Reste à savoir ce qu'elle a consommé avant le début de sa passion pour les tout-petits et si elle l'a obtenu de Yume.

Ben Pop et Yume Tsuki sont bien souvent reconnus pour leur choupitude, mais il ne faut pas sous-estimer ces deux chroniqueurs. En effet, alors que je les écoutais parler de fleurs pour certains de leurs articles, la conversation a pris un détour inattendu et les deux sorciers ont découvert leur passion commune pour les poisons. Disons qu'il y a de quoi s'inquiéter. Et depuis quand il existe tant de manière d'empoisonner une personne !?

Joplin, au moins, semble paisible. On a un peu parlé de la valise et elle a mentionné l'importance d'adopter au refuge. La Serdaigle me donnait envie de visiter ce lieu avec elle la prochaine fois qu'elle s'y rendait. Entre jeux et créatures, elle semble être saine d'esprit. Ou peut-être n'est-ce qu'une façade ? On ne sait jamais avec ces Serdaigle...

J'ai remarqué qu'Alaska avait tendance à s'endormir de plus en plus souvent dans le bureau. Elle me dit que c'est pour trouver de l'inspiration pour un de ses articles. Je vous jure, j'aurai vraiment entendu toutes les excuses, elle pourrait avouer qu'elle voulait juste faire une sieste et je ne l'aurais pas jugée. Les couvertures sont là pour ça...

Hier, elle a été réveillée par Vanille qui chantait à tue-tête une chanson sur les patates... À cause d'elle, la moitié de l'équipe murmure la même mélodie et rien ne peut nous épargner des patates maintenant. Il est bien trop tard...

Et c'est en pensant à des patates que cette édition se terminera pour moi. Je n'ai même pas mentionné la réserve de Yume et la compétition du meilleur couple du Chicaneur qui se prépare, mais je suppose que vous finirez par le découvrir. Les secrets finissent toujours pas être révélés chez les bleu et bronze.

Rédigé par AliciaGagne Illustré par Elea Loohest

Dites le avec des fleurs

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Le mois de mai possède une atmosphère tellement particulière, parfumée, enjouée, qui nous donne irrémédiablement le sourire lorsque l’on pointe le bout de son nez dehors. Le soleil réchauffe nos peaux que nous osons légèrement découvrir. Une envie de nous balader et de nous reconnecter à la nature qui, elle, est en plein émoi.

Le printemps est bien là et les fleurs aussi, nombreuses, colorées, attirant les butineurs à elles pour continuer d’exister. Alors que nous, nous ne voyons d’elles qu’un cadeau, une décoration, un simple plaisir pour les yeux (et le nez !).

Le plus drôle, c’est qu’en plus, nous leur avons associé des idées, des sentiments, des codes, tout un langage. Mais le connaissez-vous ? Voici la description de sept fleurs pour vous donner une idée de la complexité de ce langage et vous éviter de commettre un petit impair si vous offrez un bouquet à l’élu(e) de votre cœur.


Amaryllis

Cette magnifique fleur des régions tropicales et australes, très colorée (le plus souvent rouge et parfois orangée, rosée ou blanche) et parfumée est souvent offerte seule car elle est imposante et aurait tendance à prendre le dessus dans un bouquet. Le message qu'elle transmet fait que l'on ne l'offre pas, par politesse, à n'importe qui, en effet, elle symbolise la fierté, la beauté rayonnante et le désir ainsi que la détermination. Évitez donc de l'offrir à belle maman qui pourrait mal interpréter ce cadeau (optez pour les marguerites que les mamans préfèrent).

Amsonia

Vous ne connaissez probablement pas cette fleur car elle se cultive essentiellement au Japon. Elle est surnommée à juste titre "l'étoile bleue". Bien que rare, elle véhicule un message de regret et d'excuses. Si vous avez donc quelque chose à vous faire pardonner, c'est la fleur idéale. Pensez-y la prochaine fois que vos préfètes vous surprennent en train de mettre le feu à la salle commune.

Bégonia

Cette fleur est beaucoup plus connue par chez nous et vous la trouverez dans beaucoup de jardins (moldus ou non) européens. Avec celle-ci, vous ne courrez aucun risque car c'est une fleur qui exprime l'amitié, la sympathie et parfois la timidité (couleur rose). Vous pouvez donc l'offrir dans de nombreuses situations et même à votre pire ennemi si vous voulez brouiller les pistes.

Buglosse

Derrière sa magnifique couleur bleutée et son nom que vous ne connaissez peut-être pas, cette fleur cache bien son jeu. En effet, si vous voulez exprimer un sentiment de trahison, c'est la fleur parfaite. N'hésitez pas à l'offrir à quelqu'un qui vous a menti pour lui faire comprendre votre mécontentement. Une certaine personne a faillit en recevoir un bouquet de ma part mais je ne dirais rien car il s'est bien rattrapé...

Jasmin

En lisant ce nom, je sais que vous avez déjà son doux parfum qui caresse vos narines. Mais le saviez-vous, le jasmin symbolise la féminité, la grâce et l'élégance. Donc, si vous opter pour cette fleur, soyez sûr de l'offrir à votre âme sœur car elle indique clairement votre désir, votre amour inconditionnel. Il n'est donc pas sûr que votre professeur de potion soit très réceptif si vous cherchez à vous excuser d'avoir encore brûlé un chaudron (ce n'est que la cinquième fois cette année après tout).

Marguerite

La marguerite est votre meilleure amie, elle symbolise la pureté, l'innocence et l'amour loyale (tout moi hum hum). Cette fleur est synonyme de grandeur et de fidélité et si vous en offrez un bouquet vous transmettrez le message que la personne est la plus belle à vos yeux. En plus, la marguerite sait égayer n'importe quel endroit alors il ne faut pas hésiter (surtout avec belle maman ou votre directrice de maison, points assurés à la clé).

Narcisse

Elle porte bien son nom la narcisse, symbolisant la froideur ou l'indifférence. Il n'est donc pas conseillé de l'offrir à n'importe qui car le message qu'elle véhicule est assez fort allant d'un manque d'estime à dénoncer quelqu'un sans cœur. Cependant, et c'est là toute la subtilité de cette fleur, elle apporte aussi un message de joie et d'allégresse si vous l'offrez à vos amis, notamment si vous souhaitez renouveler cette amitié.


Vous voilà donc un peu plus informé dans le magnifique langage des fleurs. Je tiens tout de même à préciser que la couleur a aussi une grande importance mais je ne voulais pas vous assommer avec tous les détails. Et si jamais vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à m'envoyer un MP, je me ferai un plaisir de vous guider dans le choix de votre prochain bouquet.

Rédigé par Ben Pop Illustré par Elea Loohest

Une excursion sur la Terrasse


Après avoir visité de nombreux lieux sur P12, il en était un auquel je n’avais pas accès et pourtant, grâce au Penfriend, j’ai pu (enfin) pousser la porte de la Terrasse. C’est un bel endroit chaleureux, en plein air, assez loin du style de notre salon de thé, à bien des égards…

Moins de bleu, plus de rouge, jusque-là rien d’anormal. Les Gryffondor sont très accueillants, et notamment le génial Tanguy Kerleal, il faut bien le reconnaître. En revanche, si vous avez faim ou soif, inutile de vous arrêter sur la terrasse, vous serez déçu (mais pas tant que ça, attendez la suite). Je me suis donc mis en mode dromadaire pour ne pas me faire trop remarquer et j’ai tenté de me fondre dans la masse. Il faut avouer que nos amis rouge et or sont du genre très bavards et les sujets de discussion sont assez éloignés de nos plaisanteries légères autour d’un peintre célèbre (on ne parle pas de ça habituellement ?). Sur la Terrasse c’est plutôt un humour un peu gras et il est possible de passer d’une discussion philosophique sur l’existentialisme à la possibilité pour un animal de faire des excréments à double consistance. Je ne ferai aucun commentaire.

Autant vous dire qu’il m’a fallu une journée complète de repos avant d’oser y remettre les pieds ! Oui je suis une petite nature et alors ?!

Le mercredi fut une journée particulière et je suis reparti sur la Terrasse pour profiter d’un merveilleux coucher de soleil et cette fois-ci, je fus accueilli par Tanguy, plateau à la main, me proposant un cocktail (sans alcool la fête est plus folle) pour profiter de l’instant. Puis, la nuit arrivant, nos amis aux belles crinières nous ont proposé un téléphone arabe. Une super soirée, le moins que l’on puisse dire c’est qu’en plus de rugir, nos amis agroux savent bien s’amuser !

En une semaine, on peut apprendre plein de choses sur nos voisins rouge et or et notamment qu’un débat les anime autour de la construction d’une piscine à vague ou à balles. Personnellement, je soutiens le projet “balles” mais j’ai compris qu’il ne fallait pas trop s’étaler sur ce sujet.

Saviez-vous aussi qu’il y a une personne, Mirko, qui vient régulièrement, mais aléatoirement, sur la Terrasse poser des questions et distribuer des dragées à celles ou ceux qui répondent correctement (et rapidement) ? J’ai adoré ce concept mais je préfère vous dire que je n’ai réussi à avoir aucune dragée…

J’ai également eu le privilège de discuter avec l’initiateur de “l’invasion des nou” dont je tairais le nom car c’est un membre respectable du personnel de ce château. L’origine de toute cette histoire : une envie de perturber l’équipe des TBs. Comme quoi, il n’y a pas que la noblesse qui définit nos chers Gryffondor.

Finalement, c’est une soirée magico qui a conclu cette semaine riche en émotions, et en parlant d’émotion, j’ai eu le plaisir de constater que les agroux savent se soutenir entre eux et j’ai été touché par les derniers mots échangés, aussi rouge et or que pourrait l’être le plus beau et noble des coeurs.

Pour conclure cet article, je donne la parole à Angele (et oui je n’étais pas le seul aiglon sur la Terrasse) qui nous parle de son expérience :

“J'ai adoré cette expérience ! C'était la première fois que je quittais le SdT pour découvrir un autre salon, et je suis contente que ce soit la #Terrasse, puisque ce salon est rempli de bonne humeur et de personnes cool !
Je me suis sentie très bien accueillie par les Gryffondor : Tigibus m'a offert du thé, Maddy m'a fait voyager avec un petit cours d'astrologie, pendant que Mushu racontait, heu... des choses qui resteront à la Terrasse, ça vaut mieux. Bref, ce fut une super semaine, je regrette juste de ne pas m'être davantage connectée pour en profiter à 100%. Les Gryff j'vous ♥”

Si, un jour, vous avez l’occasion de fouler le bois de la Terrasse, n’hésitez pas, un agréable moment vous y attend sûrement.

Rédigé par Ben Pop Illustré par Alaska Gump

Another Friendship

Parfois, quand je me pose, je réfléchis à tout ce qui s'est passé sur le site depuis mon arrivée. Aux départs, aux nouvelles rencontres, aux RPG qui se terminent et à ceux qui commencent. A toutes ces personnes qui, à travers mon écran d'ordinateur, m'ont permis d'avancer et de combattre certaines épreuves. Et, souvent, quand j'essaie de me remémorer tous ces souvenirs, je me demande comment j'ai pu vivre tout cela à distance, sans connaitre personnellement aucune des personnes à qui je parle. Certains membres de mon entourage, qui savent à quel point je côtoie le site, me disent que

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Parfois, quand je me pose, je réfléchis à tout ce qui s'est passé sur le site depuis mon arrivée. Aux départs, aux nouvelles rencontres, aux RPG qui se terminent et à ceux qui commencent. A toutes ces personnes qui, à travers mon écran d'ordinateur, m'ont permis d'avancer et de combattre certaines épreuves. Et, souvent, quand j'essaie de me remémorer tous ces souvenirs, je me demande comment j'ai pu vivre tout cela à distance, sans connaitre personnellement aucune des personnes à qui je parle. Certains membres de mon entourage, qui savent à quel point je côtoie le site, me disent que "rien ne vaudra jamais des amis réels" ; je ne suis pas d'accord.


Pourquoi ne pourrions-nous pas établir une relation amicale à distance ?
Qu'est-ce qui fait que le plus souvent les amitiés en ligne durent ?

J'ai cherché dans ma tête des réponses à ces questions, j'ai lu des articles qui parlent de ce sujet, et je me suis dis que la seule solution était de le demander à des personnes concernées : les pédouziens. Voici donc quelques témoignages, anonymes ou non, de personnes qui tentent de répondre à ces questions.

Anonyme, Serdaigle

La distance n'est jamais un problème virtuellement. IRL, lorsqu'une personne s'éloigne physiquement, il est possible que cela ait un impact sur la relation. J'ai perdu bien des amis suite à un déménagement ou à un changement d'école. Mais, si la personne est accessible à travers un simple message et que l'amitié est maintenue de cette manière, la distance importe moins.

Alors, la réussite d'une amitié virtuelle viendrait du fait que jamais deux amis ne pourraient être séparés physiquement ? C'est vrai que, quand on y pense, on peut facilement être séparé d'un proche à cause d'un changement d'établissement scolaire. Cela nous fait donc un premier point : la distance.

Yume Tsuki, Serdaigle

Je pense que c'est plus facile d'être soi-même sur internet, on peut avoir moins peur du regard des autres vu qu'on ne les voit pas. Sur internet il est plus facile de rencontrer des gens en fonction de nos centres d'intérêts et passions, sans être limité par la géographie.

Lorsque j'ai lu cet avis, j'ai souri car ça m'a rappelé des fois où je cherchais dans ma classe des camarades passionnés par la même chose que moi : Harry Potter. Et, étant donné que peu de jeunes de mon âge partageaient ceci, j'ai dû me rabattre sur un forum ; sur celui-ci, j'ai pu faire la rencontre et échanger avec beaucoup de personnes sur mes livres préférés, mais aussi découvrir beaucoup d'autres choses que ces amis virtuels appréciaient : des groupes de musique, des livres... J'ai aussi pu débattre sur des sujets de société (ce que l'on en fait pas si souvent à l'école). Les amis virtuels m'ont donc permis de m'affirmer en me donnant le moyen de dire ce que je pense, sans crainte d'être jugée étant donné que ces personnes ne me connaissaient pas personnellement. Ce qui explique aussi pourquoi je ne me suis jamais disputée avec une connaissance virtuelle : je n'ai pas peur du regard des autres car je sais que si quelqu'un me critique en ligne, il ne peut se baser que sur des choses que j'ai dites et pas sur ce que je suis réellement.

Après ces constatations, j'avais besoin d'une dernière choses : savoir pourquoi plusieurs personnes de mon entourage persistaient à dire que les amitiés virtuelles sont moins fortes que les amitiés réelles.

Miss Tisane, Poufsouffle

Je pense que ce qui repousse certaines personnes est le fait qu'on ne sache pas vraiment qui est derrière l'écran. Donc oui, au début, on sera forcément méfiant et peu confiant, et les personnes là par intérêt partiront, tandis que les personnes là par amitié resteront autant de temps qu'il faut pour obtenir la confiance de leur ami.

C'est alors, en lisant ce dernier témoignage, que j'ai compris : ce qui déplait aux gens, ce qui leur fait peur reste l'inconnu. Ne pas savoir à qui on parle. Ce qui est profondément dommage car la peur nous empêche de faire tellement de choses ! Regardez : lorsque je me suis inscrite, j'avais dix ans. Ma mère aurait très bien pu refuser mais elle a préféré accepter en gardant un œil sur ce que je faisais. Et ça m'a permis de faire tellement de découvertes, et de rencontrer tellement de gens !

C'est pour cela, au final, que je trouve qu'une amitié virtuelle est magique. Ce n'est pas parce qu'elle dure. Ce n'est pas parce que je peux mieux m'exprimer. C'est surtout parce que je sais que je n'aurais probablement jamais pu rencontrer toutes ces personnes si je n'avais pas osé faire le premier pas.

Et c'est pour ça que je conclus cet article en une phrase résumant tout : soyez vous même, partagez vos passions et faites un minimum confiance aux gens que vous croiserez sur le site. Vous verrez : vous vous rendrez compte par vous-même au fur et à mesure de tout ce que cela vous apporte.

Rédigé par Linda Flobert Illustré par Alaska Gump

Publicité n°2

Ellena Jones, une directrice dévouée et protectrice.

Illustré par Elea Loohest

L'art de sublimer les blessures

Il est 14h28 lorsque je vérifie l'heure pour la énième fois avant de quitter mon appartement pour de bon. D'habitude, lorsque le sentiment de désespoir devient plus fort, je me replie sur moi-même, mais pas ce jour-là. Le soleil m'éblouit. Je plisse les yeux. Il y a longtemps que je n'apprécie plus la beauté et l'intensité du ciel bleu. Je baisse la tête, accélérant le pas. Des gens passent près de moi, je me noie dans la foule, dans le bruit des discussions, celui des voitures en arrière-plan. Je m'apprête à faire demi-tour lorsqu'une boutique, à ma droite, attire mon attention. Aussitôt, le monde disparaît. Juste l'échoppe et moi. Je ne prête même plus attention aux passants qui s'interposent, le temps d'une seconde, avant de s'évanouir, déjà loin.

Je m'approche timidement de la vitrine. Je ne distingue guère l'intérieur, peu éclairé. Sur la porte, couleur pourpre, est accroché une pancarte "Poterie". Jetant un dernier coup d'œil à travers la vitre, je prends mon courage à deux mains et pousse le battant d'une main, intriguée. J'ai l'impression de rentrer chez une diseuse de bonnes aventures ou autre magasin étrange. Les murs en béton sont cachés derrière des étagères branlantes. Elles-mêmes supportant des dizaines et des dizaines de sculptures, de pots en tout genre. Même la lumière paraît poussiéreuse et vieillie. Dans un coin sombre, un bureau crasseux. Devant celui-ci, debout, une femme. Des mèches rebelles s'échappent du chignon lâche qui retombe mollement sur sa nuque. Ses vêtements sont couverts de boue.

La parquet craque sous mon poids. Dois-je le prendre personnellement ? Il est vrai que j'ai abandonné le sport quelques semaines plus tôt, quand j'ai commencé à déprimer. Et les gâteaux au chocolat et autres pâtisseries n'ont pas dû aider... En entendant le raffut, l'inconnue se retourne. Sur le plan de travail sont éparpillés des innombrables morceaux de porcelaine, de différentes tailles et formes. Elle capta sûrement mon incompréhension car elle me sourit :

- Vous vous interrogez sur ce que je fais, n'est-ce pas ? Pourquoi s'acharner sur un bol en mille morceaux ?

J'acquiesce sans prononcer un mot. Elle pousse un soupir en m'observant avec douceur.

- Les jeunes de nos jours... Même quand tout est brisé, cela ne veut pas dire que tout est irrécupérable. Qu'importe les épreuves qu'a traversées le bol, on peut toujours trouver un moyen de le sauver.

- Mais si on recolle les morceaux, il sera encore plus laid, vous ne croyez pas ?

Elle lève un doigt sale et le secoue en claquant la langue contre son palais.

- C'est là où vous vous trompez. Les fissures, si on les met en avant correctement, peuvent sublimer le pot. Approchez donc, je vais vous montrer.

Je m'exécute, plus que curieuse. Avec précaution, la vieille femme manipule, déplace les fragments d'or blanc.

- Pour le moment, nous sommes d'accord, il s'agit simplement d'un bol cassé, qui paraît irrécupérable. La première étape pour le réparer et le sublimer consiste à éprouvez. Qu'est-ce que cela fait qu'il soit briser ? Vous sentez-vous triste, en colère, désespérez ? Avez-vous l'impression que tout est perdu ? Acceptez qu'il soit brisé. Nous ne pourrons pas changer ce qui s'est passé et il ne sera plus jamais comme avant. Acceptez-le.

Le silence s'installe quelques instants, le temps où la potière garde les yeux fermés. Puis elle reprend :

- Quand vous êtes prête, quand vous sentez que c'est le moment, décidez de donner une deuxième chance à cet objet, une deuxième vie, au lieu de le jeter. Ensuite, choisissez la méthode que vous utiliserez afin de le soigner. Vous contenterez-vous de recoller les fissures et de les cacher du mieux que vous pouvez ? Ou pour une méthode plus voyante ? Imaginez à quoi il pourrait ressembler, ce pot. Une fois réparé, sera-t-il la copie conforme de l'ancien ? Ou sera-t-il complètement différent ? A vous de voir.

Elle se tait et attend que j'ouvre les paupières pour sourire.

- Je vous vois demain pour la suite. Pendant ce temps, visualisez un peu l'apparence de ce pot une fois réparé.

- Demain ? Vous ne le réparez pas maintenant ? Me suis-je écriée, étonnée.

Elle secoua la tête en signe de négation.

- Réparer prend du temps. Si on se précipite, il risque de se briser à nouveau derrière. Reviendrez-vous demain ?

Je reste pensive pendant plusieurs secondes avant d'acquiescer.

- Oui, je reviendrai.

Et le lendemain, comme promis, je me rends de nouveau dans le petit atelier. La vieille dame m'accueille, un sourire jusqu'aux oreilles.

- Vous êtes revenue.

- Je tiens mes promesses.

A vrai dire, cette inconnue m'intrigue énormément. J'ignore pourquoi mais je veux en savoir plus, connaître le fin mot de l'histoire, voir de mes propres yeux la tête du bol une fois le processus terminé. Et surtout, je me sens un peu plus légère que la veille.

- Bien, mettons-nous au travail. A présent, la deuxième étape : assembler. Nous allons commencer à nettoyer les morceaux, un par un.

J'aide la potière, sans un mot, durant une heure. Des gouttes coulent le long de mon front, de mes joues. Enfin, après avoir fini, elle se tourne vers moi pour m'annoncer que nous allons les rassembler. Et nous revoilà reparties pour deux heures, penchées sur les bouts de porcelaine, comme si nous reconstituons un puzzle. Nous les recollons à l'aide d'une résine. A la fin, les morceaux reforment à nouveau un bol. Le lendemain, je reviens, moins tourmentée qu'avant. Mais cette fois-ci, la potière m'attend assise sur un coussin. Elle en avait installé un autre juste en face du sien et a préparé du thé. Je m'arrête à quelques pas, surprise.

- Et le pot ?

- Que vous ai-je dit lors de votre première visite ?

- Que cela ne servait à rien de se précipiter.

- Bien. Pour aujourd'hui, nous allons juste attendre et discuter autour d'un bon thé chaud.

- Combien de temps faut-il attendre généralement ?

- Je dirais entre sept et quatorze jours. Chaque objet brisé est différent et mérite une attention toute particulière ainsi que des ajustements.

Je hoche la tête, le regard perdu dans le vague.

- Devrais-je revenir tous les jours jusqu'à la suite ?

- A cela, toi seule connaît la réponse, déclare-t-elle de manière énigmatique.

Je ne sais pas pourquoi mais elle dégage une aura qui me donne envie de lui faire confiance et de me confier à elle. De fil en aiguille, de jour en jour, je lui raconte le harcèlement que j'avais subi à l'école, depuis ma plus tendre enfance, les problèmes que j'avais eu au lycée et mes difficultés à poursuivre une scolarité normale. Cependant, même si mes blessures physiques se sont refermées depuis longtemps, les plaies psychologiques, elles, refusent de cicatriser. J'ai tout tenté : rencontrer une psychologue, prendre des médicaments et même des solutions plus... radicales. Rien ne marche. Je me retrouve donc aujourd'hui à errer dans ma vie, sans savoir où aller, comme un bateau perdu dans la brume. Je me suis donc recroquevillée sur moi-même, dans l'obscurité la plus totale, en attendant que ça passe.

Une semaine s'écoule ainsi, puis deux, rythmées par mes confessions. Pour la première fois depuis longtemps, dans cet atelier poussiéreux, je me sens en confiance, en sécurité. Je me suis surprise à attendre tous les soirs le lendemain après-midi. Mes visites à l'atelier et nos discussions se sont transformées en une routine qui me procure le plus grand bien. Puis arrive le quinzième jours. Quand je pénètre dans la pièce, la vieille femme ne se trouve plus assise sur une chaise mais de nouveau devant son bureau.

- Alors ? Où en est notre bol ? Ai-je demandé d'un ton enjoué.

- Eh bien, il ne nous reste plus que trois étapes. Nous en sommes donc à la moitié.

- J'ai hâte de voir la suite dans ce cas !

- Approche donc et tu vas la voir, m'invite-t-elle avec un clin d'œil.

Et sans perdre un instant, nous nous mettons au travail. Je calque mes gestes sur ceux de la potière. Ils sont lents, précis, remplis d'amour, comme quand on soigne un enfant. Petit à petit, le bol se transforme, se sublime sous mes yeux ébahis. Encore une fois, nous nous retrouvons durant quatorze jours à discuter autour d'un thé. Je pleure beaucoup. Cependant, je commence à sentir une différence. La honte que je ressentais s'évanouit petit à petit, comme la douleur. Les plaies se referment enfin, après des années. Chaque jour, je retrouve peu à peu le sourire et le goût de la vie. Je finis par apprécier le soleil sur ma peau, les premières brises fraîches de l'automne, ou encore le bruit de la pluie sur mon parapluie et les gouttes qui ruissellent le long de mes doigts quand je tends la main devant moi.

Puis arrive l'heure de la cinquième étape, la plus importante. Je suis un peu triste en sentant la fin de cette aventure approcher. Après les salutations et l'échange de sourire maintenant devenu quotidien, elle m'explique en quoi consiste notre tâche : appliquer la couche de poudre d'or sur les fissures. Une heure plus tard, les cicatrices dorées rehaussent la beauté du bol, contrastant avec le blanc immaculé de la porcelaine.

Un nouveau matin se lève sur la ville. Il s'agit du dernier jour. Je me rends alors devant la vitrine, le cœur lourd. Avant de pénétrer dans la pièce, je prends le temps d'admirer la devanture du bâtiment. La vitre est toujours aussi sale, l'intérieur toujours aussi sombre. Néanmoins, il me semble beaucoup plus accueillant que la première fois où je l'ai contemplé. Il s'est passé des choses, durant ces quelques semaines. Mais je n'en regrette aucune. Finalement, je pénétre dans la pièce. Je trouve comme à son habitude la vieille dame près de son bureau, contemplant le fruit de notre travail et de notre coopération. Je m'approche, elle se retourne pour me sourire.

- Tiens, tu es là. Viens donc regarder le résultat par toi-même.

Je la rejoins et mes yeux se posent sur le bol. Il n'a plus rien à voir avec les morceaux que j'ai trouvé sur le plan de travail, des semaines plus tôt. A présent, le bol est de nouveau opérationnel, plus solide et sublimé que jamais. Le soleil se reflètent même dans les fines lignes dorées.

- N'est-il pas plus beau comme ça ?

- Si.

- Toi aussi, tu as changé.

Je n'ai pas eu besoin de réfléchir. Je sais, au fond de moi, qu'elle a raison. Disparus, la tristesse, le désespoir, la honte. Tous ces sentiments ont été remplacés par une impression de paix. "Non, ce n'est pas qu'une impression" je pense après y avoir regardé de plus près. Je ne considère plus tout ce que j'ai subi comme une faiblesse, mais comme le puits d'où je tire ma force. Je ne me vois plus comme une victime, mais comme une battante qui a surmonté les épreuves que la vie lui a imposées. A présent, j'ai confiance en le futur. Et plus important encore : j'ai confiance en moi.

- Vous avez raison, j'ai évolué.

- Évoluer... Quel mot magnifique, vous ne trouvez pas ? Il est moins radical que "changer". Il sous-entend qu'on a gardé ce qu'on était avant mais que nous avons amélioré certaines choses, compris certaines leçons. Nous sommes une meilleure version de nous-mêmes.

- C'est exactement ça.

Après une courte pause, j'ose demander.

- Mais... Est-ce la dernière fois que nous nous voyions ?

- Eh bien, oui, je crois bien. Pour dire vrai, tu n'as plus besoin de mon aide, désormais. Bientôt, une autre personne dans le besoin tombera sur mon atelier et suivra le processus.

- Vous voulez dire que... pendant tout ce temps, ce n'est pas le bol que vous répariez mais... moi ?

Elle sourit d'une manière énigmatique pour seule réponse. Je n'insiste pas.

- Tiens, emporte-le. A chaque fois que tu seras triste, que tu te sentiras impuissante, regarde-le et rappelle-toi que rien n'est irrécupérable. C'est l'enseignement du Kintsugi.

- Merci, ai-je murmuré, la voix serrée par l'émotion tandis que j'attrape le bol qu'elle me tend. Merci beaucoup...

J'ai niché le précieux cadeau contre ma poitrine. La vision brouillée par les larmes, je me dirige lentement vers la sortie. Un dernier sourire, un dernier remerciement silencieux et je me retrouve dans la rue. J'observe une dernière fois l'atelier, mémorisant chaque détails, les ancrant à jamais dans ma mémoire. Et durant ces quelques instants, j'ai prié pour que chaque personne dans le besoin trouve sa potière, qui saura recoller ses morceaux et sublimer ses cicatrices.

Rédigé par Yume Tsuki Illustré par Marc Potter

Le feu de Bel

Les fleurs ont éclos, les branches se sont vêtues de leur feuillage, les oiseaux chantent... Il n'y a pas de doute, le printemps s'est installé, aussi bien dans la nature que dans nos cœurs. Mais depuis un an déjà, il a une saveur toute particulière à cause d'un certain virus moldu. Cependant, malgré tous les aspects négatifs de cette pandémie, je lui ai trouvé un aspect positif : elle a su nous montrer ce qui était important pour nous, souligner ce qui nous est essentiel. Et pour moi, la réponse s'est dessinée lentement, au fil des mois : mes proches et la nature. Et avec, une évidence : depuis toute petite, j'avais délaissé ça. J'avais délaissé mes proches et mon lien avec la nature au détriment des études, de l'excellence et de choses futiles. Depuis combien de temps, avant la pandémie, n'avais-je pas passé un moment de qualité avec mes proches, à être vraiment là, dans le moment présent, heureuse d'être là, sans penser à autre chose ? Depuis combien de temps, avant la pandémie, n'avais-je pas contemplé un arbre, une fleur, une feuille, avec attention et apprécié chaque petit détail ?

Longtemps. Aux alentours de dix ans. Dix ans pour réaliser que je passais à côté de ma vie. Alors j'ai cherché des solutions. Et l'une d'entre elle en particuliers m'a permis de concilier, de renouer avec ces deux domaines : les Sabbats. Attendez avant de fuir ! Parce que oui, quand on mentionne les Sabbats, on pense d'abord aux sorcières, et à vrai dire, ce n'est pas totalement faux. Je suis fière d'en être une. Et sur P12, nous en sommes tous, ne serait-ce qu'un peu non, puisque nous croyons en la magie ? De plus, sans le savoir, vous aussi vous célébrer les Sabbats.

En effet, les Sabbats, ces fêtes celtiques gaéliques, sont les ancêtres des fêtes aujourd'hui qui sont les nôtres : Noël, la Chandeleur, la St-Valentin, Pâques, la St-Jean (bon, plus trop fêtée à notre époque), Halloween/la Toussaint... Toutes trouvent leur origine dans les Sabbats. Mais aujourd'hui, il faut bien avouer qu'elles sont entourées de tout cet aspect commercial qui a fini par me lasser. Les Sabbats pour moi, et pour beaucoup d'autres car vous-savez-quoi a provoqué un véritable engouement pour ces fêtes, représente l'essentiel : être présent dans le moment présent, donner une intention à chaque instant, un sens. Et pour vous illustrer mes propos, quoi de mieux que de vous parler de Beltane, aussi appelé le Feu de Bel, ce Sabbat majeur qui prend place le 1er mai ?

A l'origine, Beltane se célébrait la nuit du 30 avril au 1er mai, du coucher du soleil à son lever. Aujourd'hui, on la fête principalement le 1er mai, et la nuit la précédent, se nomme désormais la nuit de Walpurgis. Une nuit très particulière car certains disent que le voile entre les mondes s'y fait plus fin... Une nuit où on honore les défunts à travers nos souvenirs et nos offrandes. Puis, quand l'aube pointe le bout de son nez, on commence à célébrer l'amour et la nature. L'amour passionnelle, l'amour familiale, l'amitié, l'amour de soi, l'amour universel. Tous les rituels en rapport avec l'amour sont donc les bienvenus.

Mais Beltane, c'est aussi la fête des floraisons. Admirer le lever du Soleil, se balader dehors, marcher pieds nus dans l'herbe, cueillir des fleurs (sans oublier de les remercier), jardiner, ... Toutes ces activités sont mises à l'honneur lors de ce jour sacré, à mi-chemin entre l'équinoxe du printemps et le solstice d'été. Célébrez la nature en pleine allégresse, inspirez toute cette belle énergie qui fourmille partout autour de vous. Je ne sais pas vous mais rien que ça, ça suffit à me rendre le sourire et à m'emplir de joie.

Beltane c'est aussi la fête du féminin sacré. Certains rituels écossais et celtiques rendent hommage à la féminité. Non pas celle que vous voyez dans les journaux moldus avec tous ces critères exigeants. Celle des sociétés matriarcales d'autan, qui conférait un pouvoir différent mais égal à celui des hommes. Celle qui fait nous sentir puissante, vulnérable, douce, passionnée, intuitive et tant d'autres choses. Ce jour rend hommage à la féminité, à son pouvoir de régénération, de création.

Enfin, comment parler de Beltane sans mentionner son arbre. Vous connaissez celui de Yule, plus connu de nos jours sous le nom de sapin de Noël, mais connaissiez-vous l'arbre de Mai, représenté par un immense mât décoré de rubans. La coutume était de danser autour toute la nuit, à la lueur des flammes et des étoiles, et de le brûler lors de Litha, l'ancêtre de la St-Jean, ayant lieu au solstice d'été. Cela donne envie n'est-ce pas ?

Bien sûr, il ne s'agit que d'un Sabbat sur les huit existants mais je lui trouve un charme tout particulier. Et pour finir : Saviez-vous que JK Rowling a utilisé les Sabbats dans Harry Potter (par exemple avec le bal de Yule dans la version originale) ?

Version texte :

Les fleurs ont éclos, les branches se sont vêtues de leur feuillage, les oiseaux chantent... Il n'y a pas de doute, le printemps s'est installé, aussi bien dans la nature que dans nos cœurs. Mais depuis un an déjà, il a une saveur toute particulière à cause d'un certain virus moldu. Cependant, malgré tous les aspects négatifs de cette pandémie, je lui ai trouvé un aspect positif : elle a su nous montrer ce qui était important pour nous, souligner ce qui nous est essentiel. Et pour moi, la réponse s'est dessinée lentement, au fil des mois : mes proches et la nature. Et avec, une évidence : depuis toute petite, j'avais délaissé ça. J'avais délaissé mes proches et mon lien avec la nature au détriment des études, de l'excellence et de choses futiles. Depuis combien de temps, avant la pandémie, n'avais-je pas passé un moment de qualité avec mes proches, à être vraiment là, dans le moment présent, heureuse d'être là, sans penser à autre chose ? Depuis combien de temps, avant la pandémie, n'avais-je pas contemplé un arbre, une fleur, une feuille, avec attention et apprécié chaque petit détail ?

Longtemps. Aux alentours de dix ans. Dix ans pour réaliser que je passais à côté de ma vie. Alors j'ai cherché des solutions. Et l'une d'entre elle en particuliers m'a permis de concilier, de renouer avec ces deux domaines : les Sabbats. Attendez avant de fuir ! Parce que oui, quand on mentionne les Sabbats, on pense d'abord aux sorcières, et à vrai dire, ce n'est pas totalement faux. Je suis fière d'en être une. Et sur P12, nous en sommes tous, ne serait-ce qu'un peu non, puisque nous croyons en la magie ? De plus, sans le savoir, vous aussi vous célébrer les Sabbats.

En effet, les Sabbats, ces fêtes celtiques gaéliques, sont les ancêtres des fêtes aujourd'hui qui sont les nôtres : Noël, la Chandeleur, la St-Valentin, Pâques, la St-Jean (bon, plus trop fêtée à notre époque), Halloween/la Toussaint... Toutes trouvent leur origine dans les Sabbats. Mais aujourd'hui, il faut bien avouer qu'elles sont entourées de tout cet aspect commercial qui a fini par me lasser. Les Sabbats pour moi, et pour beaucoup d'autres car vous-savez-quoi a provoqué un véritable engouement pour ces fêtes, représente l'essentiel : être présent dans le moment présent, donner une intention à chaque instant, un sens. Et pour vous illustrer mes propos, quoi de mieux que de vous parler de Beltane, aussi appelé le Feu de Bel, ce Sabbat majeur qui prend place le 1er mai ?

A l'origine, Beltane se célébrait la nuit du 30 avril au 1er mai, du coucher du soleil à son lever. Aujourd'hui, on la fête principalement le 1er mai, et la nuit la précédent, se nomme désormais la nuit de Walpurgis. Une nuit très particulière car certains disent que le voile entre les mondes s'y fait plus fin... Une nuit où on honore les défunts à travers nos souvenirs et nos offrandes. Puis, quand l'aube pointe le bout de son nez, on commence à célébrer l'amour et la nature. L'amour passionnelle, l'amour familiale, l'amitié, l'amour de soi, l'amour universel. Tous les rituels en rapport avec l'amour sont donc les bienvenus.

Mais Beltane, c'est aussi la fête des floraisons. Admirer le lever du Soleil, se balader dehors, marcher pieds nus dans l'herbe, cueillir des fleurs (sans oublier de les remercier), jardiner, ... Toutes ces activités sont mises à l'honneur lors de ce jour sacré, à mi-chemin entre l'équinoxe du printemps et le solstice d'été. Célébrez la nature en pleine allégresse, inspirez toute cette belle énergie qui fourmille partout autour de vous. Je ne sais pas vous mais rien que ça, ça suffit à me rendre le sourire et à m'emplir de joie.

Beltane c'est aussi la fête du féminin sacré. Certains rituels écossais et celtiques rendent hommage à la féminité. Non pas celle que vous voyez dans les journaux moldus avec tous ces critères exigeants. Celle des sociétés matriarcales d'autan, qui conférait un pouvoir différent mais égal à celui des hommes. Celle qui fait nous sentir puissante, vulnérable, douce, passionnée, intuitive et tant d'autres choses. Ce jour rend hommage à la féminité, à son pouvoir de régénération, de création.

Enfin, comment parler de Beltane sans mentionner son arbre. Vous connaissez celui de Yule, plus connu de nos jours sous le nom de sapin de Noël, mais connaissiez-vous l'arbre de Mai, représenté par un immense mât décoré de rubans. La coutume était de danser autour toute la nuit, à la lueur des flammes et des étoiles, et de le brûler lors de Litha, l'ancêtre de la St-Jean, ayant lieu au solstice d'été. Cela donne envie n'est-ce pas ?

Bien sûr, il ne s'agit que d'un Sabbat sur les huit existants mais je lui trouve un charme tout particulier. Et pour finir : Saviez-vous que JK Rowling a utilisé les Sabbats dans Harry Potter (par exemple avec le bal de Yule dans la version originale) ?

Rédigé par Yume Tsuki Illustré par Elea Loohest

Un thé pour tous

Ils sont partis hier. Après une semaine intense au Salon de Thé, les membres qui avaient choisi de nous rendre visite sont retournés dans leurs milieux naturels respectifs. Il y eut quelques larmes, mais nous savions que nous avions autant profité de notre semaine que possible. Entre les animations, les discussions et les tentatives d'espionnage, celle-ci fut pleine de rebondissements. Cachée sous une pile de couvertures, j'avais également profité de leur visite pour effectuer ma propre expérience et découvrir ce qu'il se produisait lorsqu'on introduisait des individus de diverses maisons à un lieu non familier et rempli de petits aiglons. Au milieu de la paperasse qui s'accumule sur mon bureau se trouvent mes notes et mes analyses sur le sujet. Il est temps de faire découvrir à mes chers lecteurs ce que nous a réservé le Penfriend.

Catherine Spinnet et Camille Dubois ont fait du recrutement.
Elles ont montré un intérêt particulier à Yume Tsuki. La Serdaigle curieuse semble attirer bien des regards, je n'ai aucun doute que son avenir est prometteur.

Erskine Blane a confirmé que les Gryffondor étaient venus afin de nous espionner.
À part découvrir la passion de certains pour les pelles ou encore la présence alarmante de paillettes, je ne suis pas sûre qu'ils aient trouvé grand-chose.

Maddyson a été traumatisée par un cheminons.
Le Salon de Thé a le droit à 10% de pertes, Elea et moi ne sommes pas responsable pour les traumatismes vécus lors du Penfriend. Elle pourra rejoindre le groupe de support créé par Meiling Ling et Tris Mahauri suite au cheminon d'Amortentia.

Des Gryffondor ont amené avec eux certaines traditions de leur maison et ont tenté de mettre en place le culte des Nou.
Marc Potter a été converti ! Les Nou m'ont fait souffrir, à l'aide...

Miss Tisane a aimé les couvertures présentes dans la pièce. Elle a profité à fond de sa semaine !
Elle me manque... :(

Aileen Verran était-elle là pour forcer des Serdaigle à lire la VIPère ?
Manque de données. La soirée VIP était-elle un indice ?

Quelqu'un a volé la réserve de bouteilles de Yume. Était-ce un des visiteurs ?
Je l'ai vue poursuivre Ben Pop avec une pelle, le coupable est donc probablement un Serdaigle.

Les participants nous ont-ils visités pour les cookies ?
Avec une seule Poufsouffle parmi ceux-ci, je doute que la nourriture ait été leur principale motivation... Manque de données.

Ainsi, notre enquête nous a permis de découvrir des informations intéressantes sur les membres de d'autres maisons ayant choisi de découvrir une nouvelle partie de notre maison. Nous ne pouvons qu'espérer que leur visite fut enrichissante. Certains souhaitaient découvrir les secrets des bleu et bronze, ils n'étaient pas les seuls à savoir espionner.

Version texte :

Ils sont partis hier. Après une semaine intense au Salon de Thé, les membres qui avaient choisi de nous rendre visite sont retournés dans leurs milieux naturels respectifs. Il y eut quelques larmes, mais nous savions que nous avions autant profité de notre semaine que possible. Entre les animations, les discussions et les tentatives d'espionnage, celle-ci fut pleine de rebondissements. Cachée sous une pile de couvertures, j'avais également profité de leur visite pour effectuer ma propre expérience et découvrir ce qu'il se produisait lorsqu'on introduisait des individus de diverses maisons à un lieu non familier et rempli de petits aiglons. Au milieu de la paperasse qui s'accumule sur mon bureau se trouvent mes notes et mes analyses sur le sujet. Il est temps de faire découvrir à mes chers lecteurs ce que nous a réservé le Penfriend.

Catherine Spinnet et Camille Dubois ont fait du recrutement.
Elles ont montré un intérêt particulier à Yume Tsuki. La Serdaigle curieuse semble attirer bien des regards, je n'ai aucun doute que son avenir est prometteur.

Erskine Blane a confirmé que les Gryffondor étaient venus afin de nous espionner.
À part découvrir la passion de certains pour les pelles ou encore la présence alarmante de paillettes, je ne suis pas sûre qu'ils aient trouvé grand-chose.

Maddyson a été traumatisée par un cheminons.
Le Salon de Thé a le droit à 10% de pertes, Elea et moi ne sommes pas responsable pour les traumatismes vécus lors du Penfriend. Elle pourra rejoindre le groupe de support créé par Meiling Ling et Tris Mahauri suite au cheminon d'Amortentia.

Des Gryffondor ont amené avec eux certaines traditions de leur maison et ont tenté de mettre en place le culte des Nou.
Marc Potter a été converti ! Les Nou m'ont fait souffrir, à l'aide...

Miss Tisane a aimé les couvertures présentes dans la pièce. Elle a profité à fond de sa semaine !
Elle me manque... :(

Aileen Verran était-elle là pour forcer des Serdaigle à lire la VIPère ?
Manque de données. La soirée VIP était-elle un indice ?

Quelqu'un a volé la réserve de bouteilles de Yume. Était-ce un des visiteurs ?
Je l'ai vue poursuivre Ben Pop avec une pelle, le coupable est donc probablement un Serdaigle.

Les participants nous ont-ils visités pour les cookies ?
Avec une seule Poufsouffle parmi ceux-ci, je doute que la nourriture ait été leur principale motivation... Manque de données.

Ainsi, notre enquête nous a permis de découvrir des informations intéressantes sur les membres de d'autres maisons ayant choisi de découvrir une nouvelle partie de notre maison. Nous ne pouvons qu'espérer que leur visite fut enrichissante. Certains souhaitaient découvrir les secrets des bleu et bronze, ils n'étaient pas les seuls à savoir espionner.

Rédigé par AliciaGagne Illustré par AliciaGagne

Un p'tit tour dans la Valise


Depuis l'article du mois passé où nous commencions à vous présenter les habitats, ceux-ci ont fait peau (poil et plume aussi) neuve. Pendant que vous dormiez tranquillement, un prodigieux travail s'est déroulé dans la Valise sans que personne, à part les magizoologistes, ne s'en rende compte.

Et pourtant, la prairie verdoyante est beaucoup plus étendue et ils ont même ajouté des collines. Dans la forêt, de nouvelles essences d'arbres ont été plantées. Et, à ce qu'il parait, ils ont même agrandi la chaîne montagneuse pour donner plus d'espace aux dragons. Vous ne nous croyez pas ? Allez voir par vous-même :

C'est ICI.

Les créatures ont donc de tout nouveaux habitats et plusieurs topics ont été également rénovés. Nous saluerons le magnifique travail graphique qui a été réalisé. Les nouvelles fiches éleveurs sont juste sublimes. Sans parler des images représentant chaque zone, graphées par l'excellent Andreas DiCastello.

En tant qu'éleveur, cette rénovation m'a enchanté et c'est avec le plus grand plaisir que j'ai poussé la porte (fraîchement repeinte) de la Valise pour y retrouver mon petit Höst qui allait très bien. Ils ont réussi à faire tout ça sans traumatiser les créatures ! Ils sont géniaux. Et toi, Joplin, qu'est-ce que tu as préféré ?

Ah, Ben, je suis bien d'accord avec toi. J'ai aussi parcouru les nouveaux habitats et j'ai été époustouflée par le travail incroyable réalisé par les Magizoologistes. En fait, je ne préfère rien : j'aime TOUT !

Nous les félicitons et si vous voulez faire de même c'est ICI.

Cela leur fera grand plaisir.

Pour finir, nous voulions mettre aussi en avant un endroit de la Valise très amusant, ou rassurant pour les nouveaux éleveurs. Il s'agit des missions de groupe où vous pourrez trouver un partenaire et rencontrer d'autres éleveurs autour d'une aventure ou d'une simple promenade ! Et, en plus, vous pourrez gagner des ticketts ! N'hésitez donc pas à y faire un tour !

Ce mois-ci, nous ne vous proposerons pas de petit jeu car il nous a fallu deux jours pour retrouver toutes les créatures perdues le mois dernier et les ramener dans la Valise. Si vous retrouvez un noueux dans votre dortoir, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-même !

Rédigé par Joplin Romney Rédigé par Ben Pop Illustré par Aliciagagne

Table d'hôtes chez Serdaigle

Version texte :

Aujourd'hui, je dédie cette recette à mon Anonyme qui m'a envoyé un mot qui m’est allé droit au cœur. Et pour changer ce sera quelque chose de plus facile à cuisiner et de rapide.

Vous allez pouvoir épater tout le monde avec des chouquettes maison. Vous avez la possibilité de les faire soit avec une poche à douille avec un embout assez large ou de les façonner avec une petite cuillère, donc si vous n'aviez pas le premier pas de panique.


Pour 2-3 personnes / Difficulté Facile
Préparation : 15 min
Cuisson : 20 min

Voici ce qu’il vous faudra comme ustensile :
Une petite casserole ⚬ Du papier sulfurisé ou un revêtement silicone ⚬ une plaque de cuisson ⚬ une poche à douille avec embout large et striée ⚬ Spatule

Commençons !

Ingrédient pour la pâte à Choux :
3 oeufs ⚬ 75 g de beurre (55 % à 60 % Matière grasse pas plus c’est le secret de la réussite) ⚬ 5 cl d’eau ⚬ 5 cl de lait ⚬ 100 g de farine ⚬ 1 c à c de sucre ⚬ 1 pincée de sel ⚬ Des perles de sucre pour la déco

Préparation :

1/ préchauffer le four à 180°c
2/ Dans la casserole, mettre l’eau, le lait, le sucre, le beurre et le sel. Puis porter à ébullition.
3/ Hors du feu, ajouter la farine et mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène. (elle ne doit quasiment pas coller à la casserole). 4/ Remettre sur le feu 1 minute pour sécher le mélange tout en remuant constamment.
5/ Hors du feu, ajouter un à un les oeufs en mélangeant bien entre chaque, pendant 1 minute. (la pâte devrait être collante maintenant et souple)
6/ Sur la plaque de cuisson ajouter le film choisi puis à l’aide de la poche à douille ou de petite cuillère façonner des petits tas. Puis parsemer de perles de sucre.

7/ Enfourner au milieu du four 20 min. Surveiller les 10 dernières minutes les fours ne sont pas toujours bien calibrés niveau chaleur.

Voilà c’est prêt !

Bon laissez refroidir genre 2 minutes pour pas vous brûler la langue hein. Je vous parle pas de la conservation on est d’accord il n’y aura plus rien dans 10 minutes. Mais au cas où, ça ne se conserve pas très bien dans les boites hermétiques, le sucre fond donc si jamais il vous en reste privilégier des sacs en papier comme ceux qu’on a avec la farine garder les ça vous servira à ce moment.

J’ai plus qu'à vous souhaiter une bonne dégustation !

Rédigé par Meiling Ling Rédigé par Meiling Ling

Publicité n°3

En mai, évade-toi et réalise tes rêves.

Illustré par Alaska Gump

Horoscope



C’est LE moment pour vous lancer dans des projets. Vous êtes en parfait accord avec vous-mêmes et cela se sent. Laissez votre énergie s’exprimer à travers vos passions !

Bien sûr, si votre passion est la pyromanie, je vous conseille de ne pas suivre cette prédiction et d’aller vous promener dans le parc. En revanche, si vous aimez cuisiner des cookies (ou autres), n’hésitez pas !


Les ressources et les personnes viennent à vous. Cependant, il n’est pas encore temps de les utiliser ou de développer vos relations. Soyez patients, tout vient à point qui sait attendre !

Je vous conseille donc de prendre un livre et de profiter du merveilleux temps que le mois de Mai nous apporte en allant vous allonger sur l’herbe tendre du parc. Et si vous croisez un Bégonia, méfiez-vous.


Si vous aviez pour projet d’acquérir des connaissances dans un domaine, vous ne pourrez trouver meilleur moment. Alors potasser autant que vous pouvez mais attention à la régularité, sous peine de voir vos efforts réduits à néant !

Bossez, bossez, bossez ! Vous allez gérer les géraniums ! Pas de parc pour vous, direction la bibliothèque, allez hop hop hop !


Il s’agit d’une période compliquée pour vous et il se peut que vous vous sentiez vulnérable. Si vous pouvez agir pour éliminer ce qui vous nuit, alors faites-le ! Cela vous permettra de vous affirmer et d’évoluer.

Tout le monde connaît la fragilité du coquelicot mais c’est le moment de prouver que vous êtes plus forts que ça ! En revanche, évitez d'éliminer des personnes, ou alors faites le très discrètement.


Contrairement aux Cancers, vous arrivez à trouver du positif à cette période et vous progressez facilement dans vos projets. Attention cependant à ne pas vous reposer sur vos lauriers !

Le laurier apporte beaucoup de saveur à certains plats. Pensez-y ! Vous ne voyez pas le rapport ? Je vous laisse y réfléchir.


ll se pourrait bien que ce soit le dernier moment pour rectifier le tir, quel que soit le domaine, avant que cela ne vous pose problème. Le plus tôt sera le mieux ou cela pourrait bien vous frustrer !

Et vous risquez de vous prendre un mur et ce serait le bouquet ! Vous ne trouvez pas ça drôle ? Non ?


Un bilan s’impose dans vos relations, notamment amoureuses. La communication n’est pas trop votre fort en ce moment mais mettez les choses à plat, améliorez ce qui a besoin d’être amélioré et tout ira pour le mieux !

Oui, je vous vois vous poser la question : je dois parler avec ma moitié pour arranger les choses en sachant que ce que je vais dire va être maladroit, sérieusement ? Pas de chance pour vous. Mon conseil : ne soyez pas trop fleur bleue et allez-y franchement !


Cette période vous invite à vous poser, à regarder ce qui se passe en vous et à positiver. Profitez-en pour vous ressourcer, pratiquer des activités qui vous détendent et vous changent les idées !

Le YOGA ! Contre les soucis, c’est top, ça vous détend tout le corps et libère l’esprit. Et le lendemain, vous avez assez de courbatures pour ne penser à rien d’autre !


Votre créativité, à son point culminant, vous permet de mener à bien des projets avec vos amis et/ou votre moitié. Vous avez envie de renouer avec les autres et vous y parviendrez sans problème !

Tout vous réussit, profitez-en ! Et si vous mettiez toute cette belle énergie dans la réussite de votre maison ? Et si par le terme “renouer” vous entendez “grosse fiesta dans la salle commune”, soyez vigilants et vérifiez bien que vos préfètes ne soient pas Coquelicot...


Les problèmes se profilent à l’horizon… Il est temps pour vous de prendre conscience de votre situation et d’y remédier grâce à des décisions radicales. Cependant, cela vous permettra de trouver de nouveaux moyens dont vous ne soupçonniez pas l’existence.

Petit rappel : l’utilisation de poison est interdite que ce soit sur vous ou sur les autres. Ne soyez donc pas trop radicaux et réfléchissez bien avant de verser quoique ce soit dans le verre de qui que ce soit.


Vous ressentez le besoin d’agir, que ce soit pour vos projets ou pour vos relations. Cette période vous encourage à développer votre communication et votre organisation.

Tous les matins, entraînez-vous à parler devant le miroir de la salle de bain (de préférence quand il n’y a personne d’autre). Pour l’organisation, il vous faut un BUJO (what the patate ?), un bullet journal ultra efficace pour rassembler tout ce que vous avez à faire et ne plus jamais rien oublier !


Une nouvelle page se tourne et il est temps de dresser le bilan, aussi bien sur le positif que sur le négatif. Et qui dit bilan, dit nouveau départ ! L’inconnu peut vous faire peur mais nulle doute que vous saurez surmonter votre appréhension !

La pivoine a souvent du mal à se regarder le nombril (oui je sais elle n’en a pas) et pourtant une introspection est parfois importante. Et par “nouveau départ”, n'entendez pas “changement de maison” mais plutôt “nouveau projet pour faire gagner Serdaigle”.

Rédigé par Ben Pop Rédigé par Yume Tsuki Illustré par Alaska Gump

Jeu du mois


Bonjour ! Ce mois-ci, je vous propose un sudoku.

Amplificatum

Pour envoyer vos réponses, c'est le 30 mai au plus tard, à Joplin Romney

Et il y a toujours 1 gallion à gagner.

En ce qui concerne le jeu du mois passé, avec les cinq intrus, voici la solution.

Merci et bravo à Mirabelle Boutondore, Ellana Spleen et Meiling Ling pour leurs participations.

Comme il y a eu des soucis concernant un jeu précédent, je mets à nouveau ce puzzle en ligne.

Portoloin

Les réponses (avec un screen) sont également à envoyer pour le 30 mai au plus tard à Joplin Romney et il y a aussi 1 gallion à gagner.

Rédigé par Joplin Romney Illustré par Alaska Gump