N°173 - Septembre 2025

Fil des entrées - Fil des commentaires

mercredi 10 septembre 2025

Éditorial n°173 - Septembre 2025

Eh bien bonjour à tous ! Et oui la rentrée est synonyme de retour à l'école et donc de retour des journaux de maisons ! Le Chicaneur revient en force avec des articles toujours aussi qualitatif et toujours aussi bien illustré, notre cher Nathan s'étant une nouvelle fois surpassé pour submerger de bonheur vos yeux ébahis tandis que l'équipe de rédaction à redoubler d'ingéniosité pour vous offrir les meilleurs articles possible ! Hélas les bonnes nouvelles ne viennent jamais seules et après des mois de bons et loyaux services : Lou Stick, à décidé de rendre son tablier de Chroniqueur pour s'envoler vers d'autres cieux. Lou merci pour ta présence solaire au sein du Chicaneur, ou tu garderas ta place pour longtemps.

Il ne me reste plus qu'à vous souhaitez une bonne lecture, et un bon mois avec le Chicaneur !

 

 

 

 

 

 

La cinématographie Pride

Bonjour lecteurs et lectrices, ici Gwendolyn et Luan ! Nous remercions l’équipe du Chicaneur pour avoir accepté notre participation libre à cette édition du mois de septembre. En effet, nous avions à cœur de vous partager cet article car nous pensons que la reconnaissance de la communauté LGBTQ+ ne devrait pas se limiter au mois de juin. Et oui, c’est tous les jours et toute l’année ! Nous avons alors fait équipe afin de vous présenter dans cet article les films et séries à connotation queer qui nous ont particulièrement marqué. Nous espérons que cela vous plaira, peut-être ferez-vous même quelques découvertes ? Bonne lecture et bon visionnage !

Heartstopper, qu'on ne présente plus, est une série britannique qui suit Charlie Spring, un adolescent réservé, alors qu’il tombe peu à peu amoureux de Nick Nelson, un camarade populaire et joueur de rugby. Leur relation suit une évolution progressive ponctuée de moments tendres, de doutes intimes et de découvertes identitaires. La série aborde des thèmes comme l’amour naissant, l’acceptation de soi, l’homophobie, la transidentité, la santé mentale et le soutien entre ami.e.s. Elle est adaptée de la bande dessinée du même nom d’Alice Oseman et conserve son ton chaleureux et coloré. La série est parfaitement adaptée à un jeune public qui souhaiterait découvrir l’univers LGBTQ+ tout en douceur.

Une série réalisée par les Wachowski (réalisatrices de Matrix). 2 saisons et 1 film. On suit les aventures de 8 personnages aux vies très différentes aux 4 coins du monde. Iels vont découvrir un lien qui les uni.es : iels font partie d’un même cercle. Cela signifie qu’iels peuvent se rendre visite les un.es aux autres par la pensée : soit en se projetant comme spectateur.ices et peuvent alors se parler soit en se mettant en symbiose, c'est-à-dire incarner l'autre, ressentir la même chose et partager leurs compétences.

Est-ce qu’iels partagent la même âme ? Est-ce une évolution de l’espèce humaine ? On ne sait pas vraiment : on se retrouve comme elleux à découvrir ce phénomène sans rien y comprendre. Chacun.e vit des aventures personnelles en parallèle mais s’unissent quand un danger plane sur elleux tous.tes pour détruire leur cercle.

Parmi nos personnages, il y a un couple d’hommes qui cachent leur relation (ils habitent au Mexique et l’un deux est un tombeur de télénovella) et une femme trans. Cette dernière est vraiment bien représentée, les réalisatrices étant elles-mêmes des femmes trans. Il ne s’agit pas d’une projection stéréotypée et ce personnage est bien plus que son identité de genre (même si celle-ci est traitée et prend une place importante) : elle a des faiblesses et est incroyablement intelligente et compétente. Il n’y a pas de glamourisation ou de pathos à l’extrême. Mais simplement une représentation juste.

Trouvable sur Netflix, je vous conseille vivement !

The Rocky Horror Picture Show est l’adaptation cinématographique d’une comédie musicale culte de 1973 qui mêle science-fiction kitsch, horreur parodique et sexualité débridée. L’histoire commence lorsqu’un couple de jeunes fiancés hétéronormé se retrouve coincé dans un mystérieux manoir un soir d’orage. Ils rencontrent le charismatique et extravagant Dr Frank-N-Furter, un scientifique travesti venu d'une autre planète, qui s’apprête à dévoiler sa dernière création : Rocky, l’homme parfait. Ce film est un hymne à la liberté, à l’identité et à l’auto-expression, porté par des chansons devenues cultes (comme Time Warp), des personnages insolites et une ambiance de cabaret déjanté. Tout ce que j’aime !

On suit un jeune homosexuel dans les années 80 en Angleterre, lors des grandes grèves contre le gouvernement de Margaret Thatcher. C’est un jeune homme un peu réservé qui n’est pas out auprès de sa famille et qui se rend à sa première pride. Il va se retrouver embarqué dans une association pour les droits homosexuels dont les membres sont tous plus attachants les uns que les autres, notamment le leader de ce groupe d’activistes gays et lesbiennes. Se rendant compte que les mineurs en grève sont eux aussi des opprimés du gouvernement, iels décident de collecter des fonds pour les soutenir. Iels vont ensuite se rendre dans un petit village du pays de Galles pour rencontrer les grévistes et leur remettre l’argent collecté. C’est un vrai choc des cultures et des stéréotypes où chacun va devoir apprendre de l’autre pour une alliance haute en couleurs !

C’est un film bougrement drôle et terriblement émouvant que je recommande vivement !

Tomboy (2011) suit Mickaël, un enfant de 10 ans qui emménage dans un nouveau quartier durant l’été. Il se fait rapidement des ami.e.s qui le perçoivent tous.tes comme un garçon. Il choisit alors de vivre pleinement cette identité, sans avoir à se justifier. Mais cet équilibre fragile est menacé à mesure que la rentrée approche et que les attentes sociales resurgissent. Ce film est intime et délicat, centré sur l’enfance, l’identité de genre, le jeu et la liberté d’être soi-même. Pas de drames, juste un été où tout bascule avec tendresse.

Pour celleux qui seraient intéressé.e.s par quelque chose de plus poignant et qui n’ont pas peur d’aborder des thèmes plus douloureux, je recommande Boys Don’t Cry, un drame inspiré de l’histoire vraie de Brandon Teena, un jeune homme transgenre vivant aux États-Unis dans les années 90. Ce film n’est pas adapté à un public sensible, mais je voulais tout de même le glisser là pour les messages importants qu’il fait passer.

La dernière œuvre que je voudrais vous présenter est une série animée. Si vous avez aimé les Winx alors regardez cette version queer, plus adulte et hilarante ! Deux camps s’affrontent pour prendre le pouvoir sur le royaume. Les protagonistes principales, deux amies d’enfance, se retrouvent dans des camps opposés. 3 saisons de pur régal avec des personnages aux superbes charadesigns comme on les aime chez les magicalgirls !

On retrouve de nombreuses représentations dans cet univers où l’intégration des personnes queers est tout à fait normalisée. Le pouvoir de force physique démesuré est attribué à une femme, ce qui fait plaisir à voir ! Il y a aussi un autre personnage féminin avec des formes RÉALISTES (eh oui, les filles aussi ont des cuisses).

Gays enemies to lovers addicts : courez sur Netflix !

 

 

 

 

 

Les secrets des Chroniqueurs

Quatre maisons. Quatre journaux. Vingt-trois chroniqueurs. Qu'est-ce qui pourrait bien pousser toutes ces personnes à se lancer bénévolement dans l'écriture d'articles et la création d'illustrations, mois après mois, années après années ? Quelles méthodes de torture sont utilisées ?

Dans la noble maison de Serdaigle, aucune dont on puisse légalement parler. C'est l'amour des mots et des écrits qui poussent vos six chroniqueurs à vous présenter leurs plus beaux - et seuls - articles. Une explication bien insuffisante, ma foi, surtout depuis les coulisses. Ainsi, moi, la détective McNeil, me suis lancée en quête de réponses à vos questions informulées. Et avant tout à la mienne : pourquoi diantre mes camarades choisissent-ils d'intégrer le Chicaneur ?...

Après moultes recherches, interrogations et suppositions en tout genre, je pense avoir enfin compris. Cependant, comprenez bien, j'expose mes collègues directs, je risque ma vie sur le terrain pour vous, je me dois d'être discrète. Je vous fournis donc les secrets... à vous de déterminer son possesseur.
 

Citation : A
Certains disent que, dans un autre univers, iel serait historien.ne. En tout cas, son entrée au Chicaneur lui a donné accès à une base de données bien plus grande - et, surtout, iel peut écrire, inventer et manipuler l'histoire de sa plume.

 

Citation : B
Iel se fait discret.e, des apparitions, des disparitions... On dit qu'iel est arrivé.e ici grâce à un voeu. Simple souhait de Noël ou plan machiavélique pour prendre le pouvoir à Poudlard12 ?

 

Citation : C
Iel a tendance à rendre certaines personnes chèvre... C'est donc forcé.e par notre Directrice de Maison qu'iel a rejoint le Chicaneur et qu'iel s'avère être aujourd'hui l'un.e des plus prolifiques.

 

Citation : D
Le pouvoir, encore le pouvoir... Un personnage mystérieux qui, grâce au Chicaneur, bénéficie justement d'un rang élevé et de pouvoir sur ses camarades. Iel est très apprécié.e, en apparence. Très peu savent ce qui se cache vraiment sous le masque.

 

Citation : E
Ces derniers temps, des hurlements se font entendre dans la nuit, mais pas chaque nuit. Etrangement, cela tombe toujours les soirs de pleine lune... Et, étrangement, cela coïncide aux disparitions d'un.e Chroniqueur.euse, qu'on croise rarement dans les bureaux du journal. Le Chicaneur ne serait-il pour ellui qu'une couverture pour disparaître en paix ?


Ainsi, si les articles sont purs, les intentions ne le sont pas forcément... Et, selon vous, quelle est ma raison à moi ?

 

 

 

 

 

 

 

Lettre aux Serdaigle

À tous les membres de Serdaigle,

Je profite de cette petite tribune pour m’adresser à vous en tant que Directrice de Maison. Je désirais écrire ce texte en ce mois de septembre pour vous souhaiter une belle et bonne rentrée au sein du Château Poudlard12. Que ce début d’année soit des plus inspirants pour vous motiver pour l’année à venir.

Je voulais également vous remercier et une nouvelle fois vous féliciter pour la Coupe gagnée lors de la précédente année. L’année fut longue et parsemée d'embûches, mais elle a aussi montré à quel point Serdaigle était une belle et noble maison. Que nous sommes capables de grandes choses lorsqu’on que tous et toutes ensemble, nous nous serrons les coudes. 

Ce qui m’amène à vous parler de l’euphorie qui avait gagné l’Équipe de Maison lors de ce 1er juillet, avant que celle-ci s’évapore comme neige au soleil. Passer de la joie et l’excitation à la déception en vingt-quatre heures fut une expérience assez difficile. Autant pour moi que pour Luyana et Nathan. Je suis une personne assez transparente, peut-être trop à votre goût, mais je trouve important d’aborder le sujet qui nous a blessé. 

Notre victoire, malgré ce qui peut avoir été dit ou laissé pensé par le seul petit paragraphe en fin de discours, nous ne l’avons pas volé. Certaines personnes avaient des souhaits, avaient une opinion sur le sujet. Ils sont en droit et tout à fait libres de penser ce qu’iels veulent. Malgré la déception, assez forte, ressentie en lisant les quelques retours, votre Équipe de Maison est fière de vous. Nous avons été nombreux et nombreuses à mettre la main à la pâte, à petite ou grande échelle. Nous nous sommes rassemblée et nous avons travaillé pour gagner cette Coupe. C’était une expérience magnifique de vous voir vous démener et parcourir chaque recoin du château à la recherche d’une activité. Cela nous a rempli de joie. 

Aujourd’hui marque une nouvelle année, un nouveau chapitre à écrire. Votre Équipe de Maison est prête à tout défoncer et donner le meilleur d’elle-même pour faire mentir ce qui a pu être dit sur Serdaigle lors de la précédente Coupe. Êtes vous prêt.e.s vous aussi ? 

Faisons honneur à Rowena !
 


 

 

 

 

Rentrée scolaire : Invention diabolique ou mal nécessaire ?


Chers lecteurs,

Ah, septembre. Les feuilles commencent à jaunir, les hiboux perdent des plumes par brassées et, quelque part dans le bureau d’un fonctionnaire du Ministère, un type rigole en se frottant les mains parce qu’il sait que des millions de jeunes sorciers sont en train de pleurer la fin de leurs vacances. Oui, c’est la rentrée scolaire.

Mais avez-vous déjà réfléchi à qui a inventé cette idée saugrenue ? Non ? Laissez-moi éclairer vos lanternes.

D’où vient la rentrée ?

Selon les archives poussiéreuses (que j’ai consultées uniquement parce que j’ai malencontreusement renversé mon pot d’encre dessus, je vous jure, c’était un accident), l’école de sorcellerie telle qu’on la connaît aurait été pensée bien avant Poudlard. Mais c’est là, au XI siècle, qu’on a vraiment mis en place le concept d’une année scolaire qui commence toujours à la même période.

Pourquoi début septembre ? Parce qu’après l’été, les parents en avaient marre de voir leurs gamins faire exploser la maison familiale en expérimentant des sorts sans supervision. Voilà. Pas besoin de théorie cosmique : juste un besoin urgent de retrouver un peu de calme dans les chaumières.

Pourquoi une coupure l’été ?

Ah, la grande question ! Pourquoi nous faire goûter à deux mois de liberté, de siestes interminables et de baignades dans le Lac Noir (oui, même si maman dit que les strangulots sont "dangereux"), pour ensuite nous enfermer à nouveau dans des salles de classe ?

Officiellement, c’est pour "permettre aux jeunes sorciers de se ressourcer, de passer du temps avec leur famille et de consolider leurs apprentissages". En réalité, c’est sûrement pour éviter que les enseignants eux-mêmes ne se transforment en dragons furieux à force d’entendre des première année hurler "Wingardium Leviosa" à longueur de journée.

La nostalgie des vacances

Soyons honnêtes : les vacances, c’est ce moment magique où on oublie totalement que les devoirs existent. On se dit : "Oh, j’ai deux mois devant moi, je ferai ça demain !". Puis, soudain, demain devient la veille de la rentrée, et on se retrouve à recopier un parchemin entier en écriture tremblotante sous le regard désapprobateur d’un hibou qui, lui, aurait préféré dormir.

Revenez cinq secondes en arrière : vous souvenez-vous du goût du jus de citrouille glacé sous le soleil ? Des batailles de baguettes improvisées dans les champs ? Des soirées à regarder les étoiles en se disant qu’on a encore mille ans avant de devoir se lever tôt ? Eh bien, moi oui. Et c’est précisément pour ça que, le matin de la rentrée, ça pique toujours un peu plus.

Mais alors… pourquoi continuer ?

Parce qu’aussi étrange que ça paraisse, la rentrée a une fonction presque magique. C’est un grand "reset" collectif : on ressort les robes propres, on taille les plumes neuves, on retrouve les copains qu’on n’a pas vus depuis juillet et, mine de rien, on se sent prêt à affronter de nouveaux défis.

Et puis avouons-le : sans rentrée, pas d’anecdotes croustillantes comme celle de ce pauvre type (que je ne nommerai pas… sauf que c’est moi) qui a glissé sur son propre pot d’encre dès le premier cours d’Histoire de la Magie. La rentrée, c’est aussi ça : des catastrophes dont on rit ensuite… enfin, les autres rient, moi je ramasse encore les plumes tachées.

Conclusion philosophico-douteuse

En résumé, la rentrée scolaire est un mélange étrange : une invention médiévale, une torture annuelle, un rappel que la liberté n’est jamais éternelle, mais aussi… une promesse. Celle que, quelque part dans le chaos des cours, des devoirs et des professeurs grincheux, on vivra de nouvelles aventures, on apprendra des choses qui (peut-être) serviront, et qu’on aura toujours des vacances à attendre avec impatience.

Alors courage, camarades. Levez vos baguettes, affûtez vos plumes et tenez bon : dans dix mois, c’est l’été.

En attendant… si quelqu’un a un bon sortilège pour effacer les tâches d’encre indélébiles sur les chaussures, je suis preneur.

 

 

 

 

 

 

 

Une vipère dans un nid d'aigle

La rencontre entre Thylas et Nathan s’est faite dans une pluie de paillettes au beau milieu de la salle de travail de Serdaigle. Mais, bien avant cela, notre visiteuse de Serpentard a eu le temps de visiter notre salle commune. Si vous avez envie d’en savoir plus sur son aventure parmi nous, je vous partage notre rencontre et notre double interview.

Bien avant de croiser la plume de Nathan, Thylas avait déjà eu le temps de s’installer… à sa manière.

La porte s’était ouverte dans un léger grincement, et la Serpentard était apparue avec sa silhouette assurée et son regard observateur. Elle avait eu une furieuse envie de tourner les talons en apercevant le préfet qu’elle avait déjà rencontré dans la salle de travail, celui là même qui avait été un peu trop strict à son goût après qu’on lui ait balancé des paillettes dans les cheveux mais une Darkflare ne battait jamais en retraite. Alors, au lieu de fuir, elle s’était avancée avec tout le panache qu’elle possédait.

Son regard avait glissé sur la pièce avant de s’arrêter sur un large fauteuil bleu nuit. Sans attendre qu’on l’invite, elle s’y était laissée tomber avec grâce, croisant les jambes comme une actrice sur le point de donner une interview exclusive. Elle fixait Nathan qui, carnet en main, oscillait entre sérieux et méfiance.

Thylas : À force de froncer des sourcils comme ça, tu vas finir avec des rides précoces. Crois moi, ça ne rend pas bien sur les portraits officiels.

Un petit geste de la main plus tard, elle l’invita à commencer comme si c’était elle qui dirigeait l’interview.

Nathan : L’endroit de la salle commune que tu as préféré ?

Thylas : Sans hésiter, la salle de travail parce qu’elle est immense, remplie de parchemins et de bouquins poussiéreux, et qu’on sent tout de suite que les Serdaigles y passent la moitié de leur vie mais surtout, c’est là que Lem m’a trahi en me balançant des paillettes dans mes cheveux adorés. Oui, j’ai été très dramatique (performance digne d’un prix), mais en vrai… en repensant à ce moment, c’était plutôt drôle et j’ai gagné le droit de lui faire faire mes devoirs pendant une semaine, donc égalité. (Coucou Lem, tu ne le savais pas encore mais maintenant oui ;) )

Nathan : Un lieu où tu n’as pas osé mettre les pieds ?

Thylas : Le bureau de l’équipe de Maison... Déjà que je n’avais aucune envie de me faire repérer par… eh bien, toi, Nathan et votre DDM. (Mission ratée, je sais.) Disons que j’ai préféré garder mes distances car une vipère sait quand se faufiler mais aussi quand éviter les serres d’aigle trop curieuses.

Nathan : Quel a été ton ressenti général sur notre salle commune ?

Thylas : Franchement ? Vide, quand je suis venue mais c’était les vacances donc je comprends. Je suppose que ça donne un charme mystérieux, genre sanctuaire secret des aigles érudits. Malgré tout, les Serdaigles que j’ai croisés ont été… accueillants, à leur façon. Keuh keuh sur Luyana et Margaret (oui, je râle encore de ne pas avoir répondu à temps au rp dans la salle de bain :c ).

Nathan : Pourquoi es-tu venue à Serdaigle ?

Thylas : Parce que mon meilleur ami Lem est Serdaigle, et je voulais le voir dans son élément… et soyons honnêtes, je voulais aussi prouver que je pouvais répondre aux énigmes du heurtoir pour entrer. Verdict, easy peasy lemon squeezy.

Nathan : Serdaigle est comme tu te l’étais imaginée ou tu as eu des surprises ?

Thylas : Je m’attendais à des bibliothèques à perte de vue, des élèves qui dorment avec des grimoires sous leurs oreillers et des débats philosophiques à chaque couloir. Ce qui est vrai… à moitié mais j’ai été surprise de voir qu’ils pouvaient aussi être drôles, imprévisibles et même un peu espiègles (oui Lem, je parle ENCORE de tes paillettes). Bref, moins “tour d’ivoire de génies”, plus “nid d’aigles malicieux”.

Nathan : Un conseil pour le prochain Serpentard qui voudrait visiter Serdaigle ?

Thylas : Surveillez vos cheveux. Toujours.

Quand l’entretien toucha enfin à sa fin, Thylas s’était redressée dans le fauteuil et avait pris une seconde pour balayer la salle commune du regard, comme si elle cherchait à graver chaque détail dans sa mémoire… ou plutôt comme si elle vérifiait qu’elle n’y avait rien oublié d’important.

Thylas : Bon, avait elle commencé avec un demi sourire, je suppose qu’il est temps de conclure. Merci Serdaigle pour l’accueil même si… soyons honnêtes, c’était probablement la première et la dernière fois que je mettais les pieds ici.

Une pause dramatique suivit tandis que ses yeux pétillaient de malice.

Thylas : Après tout, je suis allergique au bleu.

Elle avait marqué une nouvelle pause dramatique, ses yeux brillant d’une malice parfaitement assumée. Elle avait attrapé ses affaires d’un geste nonchalant, prête à repartir vers les cachots familiers de Serpentard mais juste avant de tourner les talons, ses yeux s’étaient posés sur Nathan. D’un mouvement vif, elle avait tendu la main et retiré une minuscule paillette argentée coincée dans ses cheveux depuis le début.

Thylas : Ça, murmura t elle en la tenant du bout des doigts, ça me distrayait depuis tout à l’heure. Considère ça comme un dernier service rendu par une Serpentard.

Nathan sembla un instant figé, incapable de dire quoi que ce soit. Thylas, profitant de la surprise, s’assit à nouveau, un sourire ironique aux lèvres.

Thylas : Maintenant que j’ai fait ma part, dit elle doucement, il est temps que tu répondes un peu, non ? Je ne veux pas être la seule à me faire poser des questions.

Nathan regarda la jeune fille avec méfiance mais se détendit en repensant aux rides.

Thylas : Alors, comment ça fait… avoir une vipère dans le nid d’aigles ? Stressant ou divertissant ?

Nathan : Un peu des deux. J’ai passé la semaine à garder un œil sur toi, au cas où… on ne sait jamais de quoi tu étais capable et puis, finalement, je me suis pris au jeu surtout quand tu t’es retrouvée couverte de paillettes, tu m’as paru d’un coup beaucoup plus sympathique !

Thylas : As-tu eu peur que je mette le bazar… ou est-ce que tu t’es dit "challenge accepté" ?

Nathan : Pour quelqu’un qui adore mettre le bazar aussi (il n’aurait jamais dû me nommer préfet) je me suis clairement dit « challenge accepté » et avec plus de temps on aurait même pu fomenter un mauvais coup ensemble. Je pense que Luyana aurait été une cible idéale…

Thylas : Avoue, combien de fois as tu vérifié tes cheveux pour t’assurer qu’aucune paillette n’y traînait après mon passage ?

Nathan : Ok, j’avoue, un million de fois. D’ailleurs, j’en ai encore trouvé sur mon oreiller ce matin. Merci Lemony pour cette fabuleuse farce…

Thylas : Quelle a été la réaction la plus… « oh non » quand tu m’as vue arriver dans la tour ?

Nathan : Première réaction : mais c’est qui celle-là et qu’est ce qu’elle nous veut pour venir dans notre salle commune ? Deuxième réaction : ça sent la mission espionnage. Go faire du contre espionnage en la suivant comme un chien. Troisième réaction : ok, elle vient juste voir son meilleur ami. Elle est peut être cool. Quatrième réaction : bon, elle est cool, quoi ? Moi ? J’apprécie une Serpentard ? Va prendre une douche Nathan, tu as encore des paillettes dans les cheveux, ça t’embrouille le cerveau.

Mais je tiens à te dire que c’était un réel plaisir de t’accueillir parmi nous et que j’aurais vraiment apprécié que ça dure plus longtemps donc j’espère que malgré ton allergie au bleu, tu auras l’occasion de repasser :)


Les deux chroniqueurs échangèrent un dernier sourire avant que l’une quitte définitivement la salle commune de Serdaigle et que l’autre repose sa plume, les deux affichant un air satisfait sur leur visage.

 

 

 

 

 

 

 

C'est pas si grave si...

L'été est la période idéale pour se reposer, se détendre, oublier ses soucis. C'est le moment de profiter du beau temps, ne rien faire, déculpabiliser de remettre à demain. Ce dernier point est l'objectif principal de cet article qui prône la procrastination. Ne pas en abuser tout de même, sinon à la rentrée vous aurez pris de mauvaises habitudes ! En attendant, pour prolonger un peu plus les vacances...

C'est pas grave si... Vous avez oublié quelques affaires à l'école. Au pire, les elfes de maison les auront jeté (surtout s'il s'agit de vos chaussettes sales) et si vous les avez oubliées c'est qu'elles ne sont pas si importantes.

C'est pas grave si... vous n'êtes pas partis en voyage pour les vacances. Se retrouver compresser sur la plage ou faire la queue pour visiter les grandes pyramides (oui il parait que l'Égypte est une destination très prisée cette année), non merci !

C'est pas grave si... vous ne savez pas encore transplaner. Même s'il faut avouer que c'est bien pratique, le risque de perdre un membre peut rapidement gâcher votre voyage. Privilégiez le balai, vous survolerez ainsi de merveilleux paysages et profiterez du vent frais dans vos cheveux.

C'est pas grave si... vous n'avez pas travaillé pas durant l'été. Les vacances sont faites pour se re-po-ser. Point. De toute façon, vos professeurs vous critiqueront d'une manière ou d'une autre à la rentrée (oui ils adorent ça).

C'est pas grave si... Vos parents vous ont imposé une semaine chez mamie Georgette pour être tranquilles. Elle n'est pas si affreuse que ça, il faut juste s'habituer à la vieille odeur de litière et adorer les félins (elle en a une vingtaine mais ça va, ils sont plutôt gentils).

C'est pas grave si... Votre capacité à résoudre une énigme est plus bas que le niveau de la Mer Morte. Vous trouverez bien un camarade pour vous permettre de passer le heurtoir et sinon vous pouvez tenter de chanter, il parait que parfois ça fonctionne (enfin c'est ce qu'on m'a dit).

C'est pas grave si... Vous avez contrariez Mimi, d'une quelconque façon que ce soit. De toute façon, quoique vous lui disiez, elle le prendra mal. Le mieux, c'est de l'ignorer et de rester dans un silence poli quand vous la croisez (évitez de la regarder aussi, on ne sait jamais).

C'est pas grave si... Vous n'avez pas osé aller voir l'Équipe de maison depuis que vous êtes arrivé.e dans la maison. Elle est un peu étrange et la directrice... OK, disons-le, elle fait peur mais... Sachez quand même qu'elle n'a jamais mangé personne et qu'elle est toujours là si vous en avez besoin, vraiment besoin.

C'est pas grave si... Vous n'avez pas résolu le mystère qui se trouve dans cet article, il est vraiment bien caché ! Mais vous avez tout le temps de lire et relire pour le trouver !

Enfin, c'est pas gravi si... Vous n'avez jamais commenté le Chicaneur, le principal c'est que vous le fassiez maintenant, oui, là, tout de suite, en cliquant sur le lien en bas où il y a le mot "commentaire(s)". Il y a juste une petite addition à faire mais je vous promets qu'elle est simple.

 

 

 

 

 

 

 

Le journal d'un préfet

Avant propos : Autrefois, un fantôme au nom imprononçable habitait dans le bureau du Chicaneur et il écrivait régulièrement un journal intime dans lequel il retraçait les aventures dont il était témoin. Ces anciens articles issus de son journal m'ont inspiré un nouvel article récurent qui, j'espère, vous plaira. Adieu les mystères de la vie de préfet et chroniqueur, je vais vous dévoiler une partie de mon quotidien en vous ouvrant quelques pages de mon propre journal intime.

Mardi 1er juillet.

Les vacances ont commencé, enfin ! Le chateau retrouve son calme et je pensais, à mon tour, suivre le mouvement de ce tumultueux départ quand Miss Spinnet m'a retenu en m'expliquant qu'elle avait besoin d'aide. Si j'avais su que devenir préfet supposait que je devais poser des jours de congés pour les vacances d'été, j'y aurais réfléchi à deux fois ! Me voila donc en train de devoir faire le tour des dortoirs, tel un elfe de maison, et de m'assurer que rien ne traîne dans toute la salle commune. Je sens que cette mission n'est en fait qu'un bizutage mais bon, quand il s'agit de la directrice de maison, je ne préfère pas me plaindre...

Jeudi 3 juillet.

Panique au bureau du Chicaneur quand Merlin a déboulé, furieux, en prétendant qu'il était hors de question que l'on ne publie rien pendant les vacances d'été. Sérieusement, qu'est ce que ce piaf en a à faire ?

Vendredi 11 juillet.

Le Chicaneur est sorti et beaucoup de monde est parti en Égypte ce qui me laisse du temps pour ranger mes affaires et enfin quitter l'école pour profiter des vacances de mon côté. Aucun drame, soupire de soulagement.

Jeudi 31 juillet.

Cela fait deux semaines que je profite de l'Espagne en famille. Il y fait une chaleur d'enfer mais la mer Méditerranée me permet de me rafraîchir. J'ai eu le temps de faire quelques achats et le quartier des sorciers de Barcelone recèle d'objets originaux que j'ai hâte de montrer à Margaret. Pourvu que Miss Spinnet ne me tombe pas dessus avant... D'ailleurs en parlant d'elle, j'ai reçu une lettre m'"invitant" à revenir au chateau pour une histoire de sable...

Dimanche 3 août.

Je n'ai jamais vu Luyana aussi heureuse, la voila en train de couvrir la salle commune de sable sous le regard dépité de notre directrice de maison qui a accepté qu'une partie de beach volley se joue dans la tour de Serdaigle. Fort heureusement pour moi, j'ai loupé la dispute qu'il y a eu entre Merlin et Mimi qui aurait apparemment engendré tout ce bazar.

Mercredi 13 août.

Je n'ai jamais vu Luyana aussi dépité, sauf peut-être le jour où j'ai accidentellement renversé mon verre de jus de citrouille sur son devoir de métamorphose. Non, ce jour-là, elle était franchement en colère. Le match de beach volley n'attire pas grand monde et nous essayons de trouver une solution mais la plupart des élèves sont en Égypte (il parait même que certains sont enfermés dans un tombeau à cause de mon psychopathe d'oncle).

Samedi 23 août.

Merlin a fait une crise car il refuse qu'on lui donne des radis, apparemment il déteste ça mais il n'a pas le choix. De son côté, Mimi a chouiné une partie de la nuit dans mon dortoir car personne ne vient la voir. J'ai déjà besoin de repartir en vacances.

Lundi 25 août.

Miss Spinnet vient de nous annoncer que le match de beach volley n'aura pas lieu et qu'il fait nettoyer toute la salle commune et enlever tout le sable pour la rentrée. Pour remonter le moral à Luyana, je lui ai proposé de faire un beau chateau de sable mais Catherine nous a surpris et l'a fait exploser. J'ai pris deux douches et je retrouve encore du sable dans mon lit...

Dimanche 31 août.

Veille de rentrée, tout est à peu près en ordre à la maison Serdaigle. J'ai hâte de voir toustes mes camarades revenir au chateau et impatient de découvrir ce que nous réserve cette nouvelle année.

La suite au prochain numéro ...

 

 

 

 

 

 

 

Les mystères du heurtoir

Nous savons finalement peu de chose sur la création du heurtoir, mystérieux gardien de l'entrée de la salle commune de Serdaigle. C'est Rowena elle-même qui l'a sans doute fabriqué et lui a insufflé sa magie et son amour pour les réflexions et les énigmes.

Pour vous entrainer pour cette rentrée, voici quelques énigmes qu'il faudra résoudre pour ne pas rester dans le couloir.

Première énigme : Qu’est ce qui peut être à la fois et en même temps un parapluie, une graine et un ennui ?

Deuxième énigme : Un frère et une sœur sont jaloux l'un de l'autre. À longueur de temps, ils se piquent leur place. Qui sont-ils ?

Troisième énigme : Je suis le premier à la ligne d'arrivée mais je ne suis pas le vainqueur. Qui suis-je ?

Quatrième énigme : Même quand elle passe du noir au rouge elle reste bleue. Qui est-elle ?

Vous avez jusqu'au 31 septembre pour envoyer vos réponses à Nathan Fray et tenter de gagner 5 dragées pour chaque réponse correcte ! Bonne chance et bonne réflexion.