La cinématographie Pride
Par Gaby le mercredi 10 septembre 2025, 21:41 - N°173 - Septembre 2025 - Lien permanent

Bonjour lecteurs et lectrices, ici Gwendolyn et Luan ! Nous remercions l’équipe du Chicaneur pour avoir accepté notre participation libre à cette édition du mois de septembre. En effet, nous avions à cœur de vous partager cet article car nous pensons que la reconnaissance de la communauté LGBTQ+ ne devrait pas se limiter au mois de juin. Et oui, c’est tous les jours et toute l’année ! Nous avons alors fait équipe afin de vous présenter dans cet article les films et séries à connotation queer qui nous ont particulièrement marqué. Nous espérons que cela vous plaira, peut-être ferez-vous même quelques découvertes ? Bonne lecture et bon visionnage !

Heartstopper, qu'on ne présente plus, est une série britannique qui suit Charlie Spring, un adolescent réservé, alors qu’il tombe peu à peu amoureux de Nick Nelson, un camarade populaire et joueur de rugby. Leur relation suit une évolution progressive ponctuée de moments tendres, de doutes intimes et de découvertes identitaires. La série aborde des thèmes comme l’amour naissant, l’acceptation de soi, l’homophobie, la transidentité, la santé mentale et le soutien entre ami.e.s. Elle est adaptée de la bande dessinée du même nom d’Alice Oseman et conserve son ton chaleureux et coloré. La série est parfaitement adaptée à un jeune public qui souhaiterait découvrir l’univers LGBTQ+ tout en douceur.

Une série réalisée par les Wachowski (réalisatrices de Matrix). 2 saisons et 1 film. On suit les aventures de 8 personnages aux vies très différentes aux 4 coins du monde. Iels vont découvrir un lien qui les uni.es : iels font partie d’un même cercle. Cela signifie qu’iels peuvent se rendre visite les un.es aux autres par la pensée : soit en se projetant comme spectateur.ices et peuvent alors se parler soit en se mettant en symbiose, c'est-à-dire incarner l'autre, ressentir la même chose et partager leurs compétences.
Est-ce qu’iels partagent la même âme ? Est-ce une évolution de l’espèce humaine ? On ne sait pas vraiment : on se retrouve comme elleux à découvrir ce phénomène sans rien y comprendre. Chacun.e vit des aventures personnelles en parallèle mais s’unissent quand un danger plane sur elleux tous.tes pour détruire leur cercle.
Parmi nos personnages, il y a un couple d’hommes qui cachent leur relation (ils habitent au Mexique et l’un deux est un tombeur de télénovella) et une femme trans. Cette dernière est vraiment bien représentée, les réalisatrices étant elles-mêmes des femmes trans. Il ne s’agit pas d’une projection stéréotypée et ce personnage est bien plus que son identité de genre (même si celle-ci est traitée et prend une place importante) : elle a des faiblesses et est incroyablement intelligente et compétente. Il n’y a pas de glamourisation ou de pathos à l’extrême. Mais simplement une représentation juste.
Trouvable sur Netflix, je vous conseille vivement !

The Rocky Horror Picture Show est l’adaptation cinématographique d’une comédie musicale culte de 1973 qui mêle science-fiction kitsch, horreur parodique et sexualité débridée. L’histoire commence lorsqu’un couple de jeunes fiancés hétéronormé se retrouve coincé dans un mystérieux manoir un soir d’orage. Ils rencontrent le charismatique et extravagant Dr Frank-N-Furter, un scientifique travesti venu d'une autre planète, qui s’apprête à dévoiler sa dernière création : Rocky, l’homme parfait. Ce film est un hymne à la liberté, à l’identité et à l’auto-expression, porté par des chansons devenues cultes (comme Time Warp), des personnages insolites et une ambiance de cabaret déjanté. Tout ce que j’aime !

On suit un jeune homosexuel dans les années 80 en Angleterre, lors des grandes grèves contre le gouvernement de Margaret Thatcher. C’est un jeune homme un peu réservé qui n’est pas out auprès de sa famille et qui se rend à sa première pride. Il va se retrouver embarqué dans une association pour les droits homosexuels dont les membres sont tous plus attachants les uns que les autres, notamment le leader de ce groupe d’activistes gays et lesbiennes. Se rendant compte que les mineurs en grève sont eux aussi des opprimés du gouvernement, iels décident de collecter des fonds pour les soutenir. Iels vont ensuite se rendre dans un petit village du pays de Galles pour rencontrer les grévistes et leur remettre l’argent collecté. C’est un vrai choc des cultures et des stéréotypes où chacun va devoir apprendre de l’autre pour une alliance haute en couleurs !
C’est un film bougrement drôle et terriblement émouvant que je recommande vivement !

Tomboy (2011) suit Mickaël, un enfant de 10 ans qui emménage dans un nouveau quartier durant l’été. Il se fait rapidement des ami.e.s qui le perçoivent tous.tes comme un garçon. Il choisit alors de vivre pleinement cette identité, sans avoir à se justifier. Mais cet équilibre fragile est menacé à mesure que la rentrée approche et que les attentes sociales resurgissent. Ce film est intime et délicat, centré sur l’enfance, l’identité de genre, le jeu et la liberté d’être soi-même. Pas de drames, juste un été où tout bascule avec tendresse.
Pour celleux qui seraient intéressé.e.s par quelque chose de plus poignant et qui n’ont pas peur d’aborder des thèmes plus douloureux, je recommande Boys Don’t Cry, un drame inspiré de l’histoire vraie de Brandon Teena, un jeune homme transgenre vivant aux États-Unis dans les années 90. Ce film n’est pas adapté à un public sensible, mais je voulais tout de même le glisser là pour les messages importants qu’il fait passer.

La dernière œuvre que je voudrais vous présenter est une série animée. Si vous avez aimé les Winx alors regardez cette version queer, plus adulte et hilarante ! Deux camps s’affrontent pour prendre le pouvoir sur le royaume. Les protagonistes principales, deux amies d’enfance, se retrouvent dans des camps opposés. 3 saisons de pur régal avec des personnages aux superbes charadesigns comme on les aime chez les magicalgirls !
On retrouve de nombreuses représentations dans cet univers où l’intégration des personnes queers est tout à fait normalisée. Le pouvoir de force physique démesuré est attribué à une femme, ce qui fait plaisir à voir ! Il y a aussi un autre personnage féminin avec des formes RÉALISTES (eh oui, les filles aussi ont des cuisses).
Gays enemies to lovers addicts : courez sur Netflix !


