
Bonne année, bonne santé, tout le monde s’aime, même Lume et Gajiu (c’est pour dire), etc. Et bien non, tout le monde ne s’aime pas. Pleurez donc, mais sachez que je ne vous aime pas.
T.T = toi = pas la grande joie.
À vrai dire, il n’y a eu qu’un seul être digne de mon amour en ce mois de décembre péniblement jonché par des poussées de diabètes prématurées (tu connais ça, hein, petit gourmand). Et sans plus de suspens, l’élu n’est pas Lume, ni Faris, si choupi soit-il, ni même Fauve avec ses avatars de belle gosse, mais bien : GARETH EDWARDS. Aaaah, ce bon vieux Gareth.
Quoi ? Qu’entends-je ? Ce nom ne te dit que rien ? À moi non plus, à vrai dire. Mais pour les besoins de cet article, j’ai mené mon enquête quant à ce suave monsieur, saint réalisateur de Star Wars : Rogue One. L’ami Gareth est LA fangirl ultime de l’effet spécial, soit le mec qui ferait du bon travail sur un Harry Potter, sans aucun doute. L’homme a déjà travaillé comme réalisateur sur le dernier Godzilla, et comme chef des effets spéciaux sur une belle ribambelles de films (IMDB est ton ami si tu veux tout savoir dans les plus fins détails, petit voyeur). Il est notable alors dans son travail un sens de l’esthétique plutôt délectable, et qui se reflète pas mal, il faut le dire, sur les images de Rogue One.
Des beaux plans qui te laminent la gueule, il y en a, oui. Beaucoup même. Pour tout te dire, à peine disparaît le logo de Lucasfilm que BAM : premier plan, et doux visage de Mads Mikkelsen qui pop dans ta figure. De quoi laver un bon gros coup tes globes oculaires, c’est moi qui te le dis. Même un vélane ne sait pas faire ça. NON, TE DIS-JE. N’insiste pas Lume, toi non plus Joshua. Mange donc ton égocentrisme, il a un goût de crème brûlée, tu vas voir. Bref, Mads est la lutte impossible pour vous les gars. Mais outre l’homme le plus sexy de la planète, de quoi est-ce que l’on parle lorsqu’on parle de l’esthétique de Gareth Edwards dans un Star Wars ?
Amis du fantastique et du merveilleux, parlons de la sainte science-fiction, ou SF pour les intimes. Si comme moi vous kiffez la SF plus que votre Botruc de compagnie, il est un détail que vous aurez certainement remarqué : l’importance des plans. La douce chose que vous ne trouverez pas tant dans le cinéma merveilleux est le rapport à l’immensité ; aux choses qui dépasse l’homme voire même l’entendement, au souci de représentation du démesuré, le tout en des jeux de profondeur. (BIG WOW). Ceci est un trait qui caractérise évidemment les films Star Wars, et que Gareth renouvelle avec grande joie dans son film après l’échec cuisant de Star Wars VII.
Oh, et qui dit profondeur, dit copine de la 3D. Alors toi, ami sorcier délicat et un peu chiant qui déverse ta haine sur cette sainte création moldue qu’est la 3D, mange ta colère, et mets tes petites lunettes.

Mais outre les classiques plans SF qui marchent toujours, qu’est-ce que ce Star Wars a de plus que les précédents ? OMONOMNOMO, LES VAISSEAUX SPATIAUX. (Enfin, les représentations de ces vaisseaux, j’entends). Quoi ? Comment ? C’est quoi un vaisseau spacieux ? Et bien c’est comme un hippogriffe, mais ça survie dans l’espace. Et puis, ça comporte de petits fauteuils rouges en soie très beaux. Donc, c’est mieux. Si Erin, c’est mieux, ne commence pas.
Je vous mets au défi de prétendre que votre poil ne s’est pas senti tout chamboulé lorsque l’imposant Croiseur Interstellaire s’est révélé progressivement derrière l’ombre de l’étoile noire. La beauté intergalactique à son paroxysme les gars. Et l’étoile noire, parlons-en de cette mignonne petite grande étoile : perle de l’architecture danoise (tmtc Mads je t’aime). Jamais encore elle ne nous était apparue ainsi : telle une lune qui menace un ciel. Le plan ne dure que quelques secondes seulement, et mes dieux, qu’est-ce qu’il m’a fait faire dans mon futal décathlon, et dans celui de mon voisin (il était content le voisin, oui). À titre de comparaison, la représentation était proche de celle de cette étrange planète inconnue menaçant les vies des personnages de Lars Von Trier dans Melancholia :

Cours voire ce film si tu ne l’as point vu, ami padawan. C’est un gros coup de dépression dans ta figure d’abord, mais qui te donne ensuite beaucoup de matière à cogiter sur le grand pouvoir cinématographique. Si, rien que ça. J’en perds mes reins.
L’étoile devient un objet démesuré, source de finitude des choses. Le truc très très flippant, et même pour le Gryffondor lambda. Cette planète est quelque chose que tu n’aimerais pas trop voir apparaître dans le ciel. À titre personnel, c’est cette précise représentation qui a le don de me faire autant flipper que kiffer ma race de gobeline. C’EST UN TRUC DE OUF QUOI. (Oui, on appelle ça l’adrénaline Hildy, et c’est causé par un gigantisme qui cause le malaise pour beaucoup de petits êtres humains, surtout lorsqu’il s’agit de l’espace). Ah, d’accord. Mais OH MON DIEU QUI A PARLÉ ?
(Tu es arrivé à la moitié de l’article, continue, tu peux le faire : voici une pastèque pour t’aider à avancer dans ta quête.)
Si l’ami Gareth mérite ton respect, c’est alors parce qu’il est capable de suivre l’iconographie d’un univers tout en y ajoutant ses petites touches bien soyeuses. Les vaisseaux à l’envers par exemple, qui ajoute de l’angoisse spatiale liée à la perte de repère. La cerise sur le foie de veau, comme qu’on dit à la maison.
L’autre particularité de cette suite, (qui se situe entre la première trilogie et la seconde de 1977 à vrai dire), est qu’elle sait étendre l’univers tout en se détachant suffisamment de la saga. Rogue One est « différent » des autres films. Il n’est pas une continuation mais un retour en arrière, le dévoilement d’un événement qui s’est déjà produit dans une saga, et dont il va falloir respecter les conséquences tout en sachant produire une création originale. Très chaud, très bouillant. Et ça s’en sort tellement mieux que Star Wars VII qui avait tellement plus de possibilités, à priori. Rogue One veut légitimer la faille de l’une des plus grosses armes de l’histoire du cinéma, et il le fait sans accroches. Le film fonctionne alors en ce qu’il permet l’étirement d’un univers par un décalage de l’action : les personnages n’ont pas grandi dans la même ambiance que nos héros précédents ou suivants, et leurs convictions ne sont ainsi pas animées de la même sorte. Génial ça.
ILLUSTRATION : vous connaissez le maître Jedi ? Mais si, le gars qui se la pète de ouf avec sa lampe à led portative. Comment ? Une lampe à led portative ? DE OUF, ce doit être l’œuvre de dieu ! Et bien oui. À vrai dire, ces mecs sont tellement ouf qu’ils ne sont plus qu’une légende pour les personnages en l'intrigue de Rogue One. L’Empire, (les méchants si vous préférez, même si je n’aime pas trop appliquer du manichéisme dans cette saga), passent sous silence l’existence de tels héros qui ne feraient que véhiculer un espoir à la rébellion. INTELLIGENT DIS-DONC. Merci Disney, preuve qu’il vous arrive de ne pas prendre les gens pour des imbéciles parfois. (Oui, j’insulte Disney, kestuvafaire ?)
Bon, mon amour en ce film est alimenté par un casting très allègre, j’avoue. Le duo Mads Mikkelsen(♥) et Ben Mendelsohn qui dépasse le 456000 de charisme à l’aise sur l’échelle de Gilderoy Lockart, Felicity Jones, Donnie Yen, Diego Luna, et j’en passe. Tous sont ouf. TOUS. Vous êtes ouf les gars. Je sais qu’il a été reproché au film de ne pas tant développer leurs personnages, ce à quoi je réponds : BALEK LEY GARS. Il est très difficile de bien exploiter une troupe de nouveaux personnages sur un seul film de 2h, et c’est au risque d’étaler des histoires tirées par les poils qui font défauts à l’histoire. Or, Rogue One démontre qu’il n’est pas nécessaire, à mon sens, d’en savoir des masses sur tel ou tel bonhomme. Non, car les seules convictions qui animent les rebelles, si puissantes et variées soient-elles, les rendent crédibles et attachants. Leurs actes sont beaux, et ainsi plane à la fin du film l’espoir malgré la finitude et la destruction d’une ère. Telle est la puissance du film.

Tant à en dire, mais il faut hélas s’arrêter là, car si je continue, c’est au risque de perdre votre attention dans les méandres du côté obscur de la force. Tout ceci pour dire que Rogue One est à mon sens une sorte de résurrection du mythe, celle qu'on attendait en le film de Star Wars VII. Il ne dépasse pas pour autant les autres films mais est différent, et là est sa force.
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Que la force soit avec ton foie,
Bisous sur les boulons p’tit gars.
Made par Hildy