La malédiction de l'Odyssée

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Victime de la Malédiction d’Homère, un groupe d’élèves accompagnés de deux adultes se sont vu plonger dans une aventure sortie tout droit du poème d’Homère L’Odyssée. Face aux différentes créatures, déesses et sorcières de la mythologie grecque, les survivants de ce plan machiavélique, orchestré par les descendants des Troyens et Troyennes qui ont voulu prendre leur vengeance, sont revenus à Poudlard. Non sans peine. Faisant preuve de camaraderie, de savoir-faire et de détermination, voilà que Poudlard a évité le pire.

Vous avez pu suivre les aventures du petit groupe d’aventurières et d’aventuriers composé de Jade, Jemima, Margaret, Mirabelle, Nathan, Nox et Terry. Maintenant, c’est le moment de connaître tout ce qui s’est passé à Poudlard durant leur Odyssée magique. Quoi de mieux que d’en parler avec la Directrice adjointe, et accessoirement ma mère, pour découvrir l’envers du décor ?

Margaret Dubois — Comment, mère, avez-vous découvert notre disparition ?

Camille Dubois — Nous avons reçu un message du ministère à l’attaque du train. Nous sommes allées voir en laissant Poudlard seul, ce qui était une erreur, puisque le château a été attaqué en notre absence.

M.D. — Quand vous êtes arrivés sur les lieux, qu’avez-vous vu ? Était-ce clair que nous avions disparu ? Ou avez-vous pensé au pire ?

C.D. — Le train ravagé, plusieurs wagons qui avaient disparu. Donc oui, il était clair que vous aviez disparu. Et il ne servait à rien de céder à la panique en imaginant des scénarios erronés. De toute façon le temps de remonter la trace de l’attaque, ils étaient sur Poudlard.

M.D. — Ils vous ont dit ce qu’ils avaient fait ?

C.D. — Une fois que nous avons perdu Poudlard et qu’ils se sont installés comme des rois, ils n’ont pas hésité à se vanter comme vous avez pu en voir un aperçu lorsque vous êtes tous arrivés.

M.D. — Ouais. Des vrais malakas*.

C.D. — Surveille ton langage !

M.D. — Oups, pardon, mère. Après… un mois (?) dans le monde grec, j’ai adopté certaines expressions.

C.D. — Cela était un effet du sortilège, vous n’est en réalité parti que quelques jours. Donc, votre langage devrait vite redevenir normal.

M.D. — Je ne dirais pas non. Nathan a des envies de salades un peu trop prononcées depuis notre rencontre avec Circé.

C.D. — Fray a seulement des envies dignes de sa véritable forme.

M.D. — Hum… Passons. Donc, ces… hommes vous ont dit que nous étions plongés dans L’Odyssée. Est-ce que vous avez cru, comme eux, que nous serions perdus à jamais ?

C.D. — Non. Il suffisait de les neutraliser et ensuite mettre la main sur l artefact nécessaire à la malédiction et nous aurions pu vous en sortir. Peut-être.

M.D. — Mais en ce qui nous concerne ? Vous avez cru en nous ou moyennement ? Ou pas du tout ?

C.D. — Vous aviez les capacités, visiblement, puisque vous avez réussi, vos questions sont impertinentes Margaret !

M.D. — Je cherche à avoir des réponses aux questions de nos lecteurices, mère. C’est du travail de journalisme dis-je avec un joli sourire impertinent.

C.D. — Et vous savez sûrement ce que je pense des journalistes, alors cessez avant que vous finissiez comme le dernier rédacteur de la gazette qui est venu au château.

Quoiqu’il faisait un très joli hamster pour votre frère.

M.D. — Bien sûr. Mon frère a toujours ce qu’il souhaite, lui…

C.D. — Et la jalousie à présent ?

M.D. — J’évoque des faits.

C.D. — Les faits sont que votre frère ne m’embête pas avec une interview sans sens, lui.

M.D. — Justement, revenons à nos veaudelunes.

Si vous aviez pu prendre la place d’un des adultes présents, l’auriez-vous fait ?

C.D. — Évidemment.

M.D. — Et quel aurait été votre « chapitre » préféré ?

C.D. — Probablement celui de mon ancêtre, Circé.

M.D. — Vous lui auriez dit quoi ?

C.D. — Nous aurions probablement discuté des formes animales de ton cher camarade.

M.D. — Étonnant. Circé était beaucoup plus humaine, cependant… Si cette Odyssée avait été votre idée, auriez-vous fait quelque chose de différent ?

C.D. — Non je pense que c’était, malgré les quelques pertes, une assez belle aventure !

M.D. — Et euh… en parlant de pertes. Les gestes perpétrés durant cette Odyssée pourraient-ils être retenus contre nous ?

C.D. — Non, c’était un sortilège, vous n’avez fait que vous défendre.

M.D. — Bon… je crois que j’ai tout. Voulez-vous dire une dernière chose ?

C.D. — Vous… Scillement de regard, vous n’avez pas été décevante sur cette aventure.

M.D. — Euh… hésite merci.

Nous allons supposer que cette dernière phrase est un compliment… Tout cela pour dire que vous pouvez le comprendre, malgré la distance, les habitant.e.s de Poudlard ont eu vent de ce qui s’est produit durant cette Odyssée magique. Cette aventure fut très inspirante et amusante, malgré les traumatismes encore présents. J’espère que cette entrevue soi-disant impertinente vous aura plu ! Je remercie ma très chère mère pour son temps. Puis


Ta léme sýntoma !

*Malaka : branleur en grec

 

 

 

 

 

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