Paralysie du sommeil


Wow.

Ça n’était pas arrivé depuis plusieurs années. Je me souviens encore de la dernière fois. De la chambre. Les sensations. L’angoisse. L’obscurité. Et puis c’est revenu. Sans prévenir. Et puis je me suis souvenue que ça m’arrivait de temps en temps. Le stress probablement. Les angoisses. La fatigue. Toujours à des périodes propices. Parce qu’il y a toujours une raison.

C’est comme un visage dans l’obscurité. La sensation d’être réveillée mais d’être bloquée. Le corps immobile, paralysé. L’envie de parler, de crier. Mais d’être muette. La sensation que ça bouge autour. L’oppression. La vision qui s’éclaircit au point de discerner tous les éléments qui se trouvent autour du lit. Comme si c’était en pleine journée. Pourtant il doit être entre minuit et six heures du matin. Je ne peux pas le savoir. Et puis quelque chose bouge. M’observe. S’approche parfois. Jusqu’à se coller tout près de mon visage. Je suis sur le dos et je ne peux rien faire.

Et d’un coup mon corps réagit. Il refait surface. Il bouge. Un spasme souvent suffit à me ramener à la réalité. Souvent il y a aussi un bruit étouffé qui accompagne ce sursaut. Parce que j’ai eu peur. Encore. Toujours un visage inconnu. Pas le même. Parfois c’est juste un rayon de lumière qui se déplace. Avant que je ne me réveille pour de bon.

Puis la journée passe et je m’en souviens. Ça me fait rire. Parce que… Je ne savais pas ce que c’était il y a encore quelques semaines. Avant d’en parler avec un ami qui a beaucoup expérimente ce phénomène vraiment pas cool. La paralysie du sommeil. Alors j’ai compris que c’est un cercle vicieux. Plus je m’endors stressée et angoissée à l’idée de recommencer. Plus il y a de chances que ça recommence. Parce que ça se nourrit du stress et de la peur. Alors que c’est rationnel. C’est juste un bug du cerveau. Comme il y en a tant, surtout au moment de dormir.

Et ça touche tellement de monde… Finalement, le mieux c’est de savoir qu’il ne peut rien arriver. C’est juste le cerveau qui se joue de nous. Des hallucinations parfois. Se détendre le soir peut être une bonne façon de passer au travers. Ou d’en parler avec quelqu’un. Parce que non, rassure toi. Tu n’es pas en train de mourir quand ça t’arrive. Mais ça, c’est facile à dire, pas vrai ? Sache que ça ne dure que quelques minutes en réalité. Oui, même si tu as l’impression que tu es bloqué depuis des heures. Plus scientifiquement, la paralysie du sommeil arrive lors de la phase de sommeil paradoxal. En gros c’est lorsqu’on rêve beaucoup. Dans cette phase, il y a un neurotransmetteur qui t’empêche de faire les gestes que tu fais dans tes rêves dans la vraie vie. En vrai, ça t’empêche donc de mettre des coups de pied à ton chat qui dort dans ton lit. Sauf que parfois ce système plante totalement. Et continue de fonctionner alors même que tu n’es plus dans une phase de sommeil. Résultat : ton corps reste bloqué pendant quelques instants alors que tous tes organes fonctionnent à merveille. Tu es bloqué entre le rêve et la réalité.

Rien de bien méchant. Sauf lorsque les hallucinations s’en mêlent. Mais ce n’est pas systématique. Tout le monde n’en fait pas. Tout comme tout le monde n’aura pas à vivre de paralysie du sommeil et c’est tant mieux ! Et sur ce… Je te souhaite de beaux rêves !

Rédigé par Alaska Gump Illustré par Alaska Gump

Commentaires

1. Le mercredi 16 juin 2021, 00:41 par CathS

Ton article m'a aidé à comprendre et comme tu en parles de façon aussi personnel, on comprends vraiment mieux les sensations.

2. Le vendredi 25 juin 2021, 15:58 par Alastor Fabien

Ça m'est arrivé une fois, j'étais en cours, au fond de la classe (ce qui est plutôt rare) j'avais une tonne de devoirs à finir la veille (vive la prépa) et j'avais dû me coucher tard.
Étant fatigué, je me suis mis la tête dans les bras 5 min. Et quand j'ai voulu me relever, c'était mission impossible ! J'ai un peu paniqué, c'est vrai, j'entendais le cours, j'étais conscient de ma position, mais je ne pouvais rien faire, ni parler, ni bougé. Puis à force d'essayer j'ai réussi.
Ça n'a jamais recommencé depuis, mais effectivement c'est bien effrayant