Retour sur les Césars


Que vous soyez cinéphile ou non, vous savez sûrement que s'est déroulée le mois dernier la 46ème cérémonie des Césars. Etant moi même une cinéphile accro aux cérémonies du genre, c'est tout naturellement que je me suis retrouvée devant le replay de cette dernière. Oui, le replay car le soir même j'ai préféré regarder Koh Lanta. On ne touche pas à Koh Lanta et Denis.

Cette cérémonie a donc récompensé les films sortis en France lors de l'année passée, la triste année 2020. Evidemment, cette année a été marquée par les fermetures des cinémas, qui a impacté toute une industrie, ce qui a probablement joué dans les prises de parole de certains invités ce soir là.

Mais rappelons rapidement le fonctionnement des Césars : C'est une Académie, celle des arts et techniques du cinéma qui récompense "les réalisations, les productions ou les travaux artistiques les plus remarquables du cinéma français en leur conférant chaque année un trophée appelé César" (merci Wikipedia). Plusieurs catégories, plusieurs productions ou professionnels nommés par catégories, des gens dont on a oublié le nom qui remettent ces prix, des longueurs, de belles images et un magnifique orchestre (la musique live me manque)... Voilà ce que c'est une cérémonie des César.

Cette année, nulle autre que la génialissime Marina Foïs pour endosser la responsabilité de maîtresse de cérémonie, une tâche ingrate et ô combien délicate. Comme président de la cérémonie, on pouvait compter sur Roschdy Zem, l'acteur ayant justement raflé le César du meilleur acteur l'année d'avant. Bref, deux beaux spécimens du cinéma français. Et puis des remettants de prix sur leur 31 comme la talentueuse Virginie Efira ou le drôle Vincent Dedienne. Concernant les prix, je dois avouer que je suis un peu déçue. Mon petit chouchou, Eté 85, pourtant nommé de nombreuses fois, n'a reçu aucun prix, au détriment d'Adieu les cons, le dernier film d'Albert Dupontel qui a tout raflé lors de cette cérémonie. Pour le reste, on a un César de la meilleure actrice qui n'aura étonné personne, tellement on a parlé d'elle, car c'est bien Laure Calamy (Antoinette dans les Cévennes) que j'appréciais énormément dans la série Dix pour cent qui l'a remporté ainsi que le sacre d'Adieu les cons qui culmine avec son César du meilleur film. On peut tout de même noter que c'est une jeune fille de 14 ans, Fathia Youssouf, qui a remporté le prix du meilleur espoir féminin ou encore que c'est un film danois, Drunk, qui remporte le César du meilleur film étranger devant la superproduction américaine 1917.

Mais surtout, et comme d'habitude, plus que la remise de prix, ce sont surtout les prises de parole qui sont attendues et scrutées. Avec une fermeture des cinémas et une Culture qui est mise à mal avec la crise sanitaire, on pouvait aisément s'attendre à quelques discours bien sentis. Mais je dois avouer qu'il y avait vraiment de tout. Bien sûr, cette cérémonie n'aura pas plu à tout le monde - on pourrait légitimement se demander pourquoi de tels discours dans une soirée qui ne devrait que remercier et récompenser des productions et professionnels du cinéma - mais il faut garder à l'esprit que la culture, elle aussi, souffre. Alors oui, ce sont des acteurs qui n'ont aucun problème financier qui prennent la parole. Et peut-être qu'on peut y déceler une certaine hypocrisie mais ils le font car ils bénéficient d'une visibilité. Tout un monde est à l'arrêt et ça fait chier. Et pour moi, cette cérémonie était bien plus proche de la réalité que les dernières conférences de presse de certains ministres. En tant que grosse consommatrice de cinéma, je m'ennuie. Et j'ai hâte que les salles ouvrent, y compris avec des restrictions. Je veux seulement voir des films sur grand écran, dans une salle avec des gens - même ceux qui font du bruit avec leur paquets de bonbons et que j'adore détester - et passer un bon moment dans une salle obscure.

Je n'ai pas pu m'empêcher de me demander pourquoi autant de critiques. Et puis... Finalement, chaque cérémonie des Césars a son lot de critiques. Ça ne plaît jamais. Mais nous sommes français alors on va tout critiquer, de toute façon. Peut-être que le niveau n'était pas assez élevé pour certains - oui, je suis désolée mais je suis du genre à rire de blagues nazies quand elles sont vraiment drôles - mais quelque chose a été tenté, comme chaque année. Et peut-être qu'il faut se faire à l'idée que le cinéma a évolué, ses acteurs (dans le sens large) également. La comédie a sans doute pris l'ascendant sur le reste, mais je pense qu'on en a besoin en ce moment, alors ce n'est peut-être pas une mauvaise chose.



Sur ce, en espérant que les cinémas rouvrent bientôt et que de bons films soient présentés, je vous dis à la prochaine !

Et puis bon, on se retrouve pour les Oscars - c'est mieux les Oscars, non ?

Rédigé par Alaska Gump Illustré par Alaska Gump

Commentaires

1. Le mercredi 28 avril 2021, 17:19 par Meiling Ling

Ce n'est pas quelque chose que je suis, je me demande même si j'en ai déjà regardé une. J'ai plus suivi les victoires de la musique. Mais il est intéressant d'avoir un article comme celui-ci, pour ouvrir son esprit a autre chose et prendre connaissance de ce qui c'est fait. Mercii !