Reportage - Halloween chez les Serdaigle
Par Feozard le vendredi 9 novembre 2018, 23:52 - N°105 - Novembre 2018 - Lien permanent
Chez les Serdy, même si certains n’aiment pas Halloween, ça reste toujours un prétexte pour se goinfrer de bonbons et se faire peur avec des histoires bien flippantes. Alors, en tant que bons petits reporters, on s’est armé d’un appareil photo et on est allés faire un tour en Salle Co. Et on a vu de ces choses...

Les premières choses qui nous ont frappées quand la porte s’est ouverte, c'étaient les couleurs vives de la salle, qui éclataient aux yeux tels des boutons d’adolescents mal contrôlés. Une odeur étrange dont on ne souhaitait surtout pas connaître la provenance flottait dans l’air, accompagnée de bavardages assourdissants et de cris peu virils. Lorsqu’on a avancé, remplis d’appréhension, on a peu à peu découvert un beau bordel de bleus & bronzes qui s’activaient – certains à leur manière.

Tout à droite de la salle, Catherine Spinnet, en équilibre précaire sur une échelle, et Lana Bennett, des guirlandes dans les mains, semblaient galérer à accrocher les dernières décorations. Comme on ne comprenait pas pourquoi notre préfète utilisait une échelle, on est allés lui demander. (NDLR : malheureusement, sa réponse ne pourra pas être publiée dans cet édito, au risque de heurter la sensibilité des plus jeunes.) Sachez seulement qu’un voleur de baguettes avec quelques difficultés de maturité sévirait dans notre Salle Commune. Du coup, on les a laissé se débrouiller avec leur échelle et on a continué.

Au milieu de la pièce, assis en ronde sur des fauteuils ou par terre, Rosie Wood, Kyara Neelis et Thalia Jones écoutaient avec des yeux écarquillés Mirabelle Boutondore qui racontait une histoire d'horreur avec une tête bizarre. On suppose que c’était censé faire peur, même si un de mes collègues a souligné une ressemblance frappante avec une sorcière constipée. En tous cas, ce qu’on a retenu de l’histoire c’est qu’elle parlait de chien, de lèche et de psychopathe. J’offre d’ailleurs un gallion au premier qui retrouve cette histoire en commentaires.

Peu envieux de connaître la suite de cette histoire de chien, nous avons donc mis le cap vers l’autre côté de la pièce. Et soudain - surprise et trahison ! - entre deux boîtes de cartons poussiéreux, nous avons surprit Natacha Tchaïviev qui ronflait, accompagnée de Jessica Wonders s'enfilant toutes les pâtisseries précieusement gardées pour la fête du soir. La professeure et chroniqueuse était censée devoir corriger ses copies, mais il faut croire que certaines choses passent avant d’autres. Forcément, elles ont voulu nous payer pour acheter notre silence, mais en tant que bons journalistes, nous ne nous sommes pas laissés achetés. Et puis la somme n’était vraiment pas grosse. Mais, alors que nous les prenions en photo pour afficher leur disgrâce, un bruyant vacarme a soudainement retentit derrière nous.

Il s'agissait d'Artus Myrtle, manifestement déjà un peu éméché et apportant deux grandes bouteilles en verre, suivit de près par Angele. La Bibliothécaire en chef ne semblait pas être très favorable à l'idée d'apporter de l'alcool à une fête où des gamins de onze ans traînaient - mais selon Artus, c'était encore plus drôle sur des premières années.
S’en est suivit une tournée générale et généreuse de Whisky Pur-Feu, aux cinquièmes comme aux premières années aux yeux écarquillés. On ne savait pas trop quoi en penser. Mais finalement, on s’est (presque) tous rangés du même avis quand on a vu Morgan Vane faire la parade amoureuse de l’Éruptif face à une Enaira Naxos devenue plus pâle que la Dame Grise. Le pauvre a probablement fichu en l’air son lendemain et sa dignité pour le même coup.

Du coup, entre deux chopes de Whisky Pur-Feu, on a vu des choses encore plus rocambolesques. Tandis que Lana et Catherine galéraient encore et toujours plus avec leurs décos, Théodore G. Artinson stressait de ne pas trouver le bon costume à temps et Feozard, allongé sur un divan, encourageait tout le monde en criant sans en foutre une. Une explosion et une bougie renversée plus tard, on a aussi entraperçut Joshua McCarthy qui s’admirait dans son miroir sans prendre la peine de descendre avec nous – trop pouilleux pour lui, probablement.

Alors qu’on se déchargeait de nos appareils, la Salle Co a vu débarquer une équipe de Quidditch trempée, aux mines zombifiées et tirée de force par Matoutou. Apparemment, un entraînement par -20°c un soir d’Halloween ne réunit pas les conditions idéales de vol. On a bien essayé d’en interviewer un ou deux, mais on aurait pu donner le micro à un mollusque en état léthargique que ça aurait donné la même chose. Finalement, après être restés une heure à prendre des photos et éviter les catastrophes qui s’enchaînaient, on a finalement décidé de poser le matos et d’aller se détendre avec les autres.
Mais on avait oublié notre très cher ReC, qui nous a gentiment rappelé qu’on était légèrement en retard pour les articles. Alors du coup, Natacha a dû quitter son repos et on s’est retrouvés dans un coin de la salle, à côté des joueurs mortifiés et pleins de boue, à écrire. Encore. Et encore. Pendant que les autres enfouissaient bien profond tous les clichés sur les Serdaigle.
Enfin bref, c’était un Halloween chez nous. En espérant avoir démissionné pour le prochain.
Rédigé par Zain,
Illustré par Celty

Commentaires
Je ne mangeais pas des pâtisseries, je faisais des tests pour trouver un nouveau goût de bièraubeurre, c'est différent.
Très beau reportage sinon (a)
Zain je te l'ai déjà dit mais jtm mdr
C'est désopilant, à lire et re-lire pour rire et re-rire
Hahahaha, merci Zain, cet article est une perle ! T'as vraiment un sacré style, j'adore !
L'image pour Joshua est on ne peut plus pertinente :°
Magestueux ,pour info j'était pale car ce que j'ai entre aperçu n'était pas joli joli franchement moi être pale comme notre fantome rhhaaa .
Je retourne vite me faire une beautée , kiss en love Zain