Les hommes sont des femmes comme les autres
Par Erin le jeudi 3 mars 2016, 13:00 - N°74 - Mars 2016 - Lien permanent
Le huitième jour du troisième mois de la deux mille seizième année aura lieu LE jour. Le jour qui fait gausser les demoiselles, les fillettes, les femmes matures, le jour qui émoustille les esprits féminins bridés – bridés, les esprits, pas les yeux, même si les Asiatiques s'émoustillent aussi.
LA JOURNEE DES DROITS LA FEMME.
Comme il faut être au cœur de l'événement pour en comprendre les teneurs et les aboutissements, je parlerai non pas de ces êtres différents dont je ne comprends pas grand chose si ce n'est qu'elles sont aussi bizarres qu'effrayantes.
Je parlerai des hommes de Serdaigle.
Je dédie cet article à toute la gente masculine, ou un peu moins masculine pour certains, aux garçons qui ont foulé la Salle Commune pour en ressortir direct, terrorisés par tant d’œstrogènes au cm², aux hommes qui ont fait les beaux jours de Serdaigle en se hissant à ses places trop souvent tenues par des jolis filles aux robes fleuries, à tous les oubliés, à tous les futurs garçons qui auront leurs noms dans la mémoire commune, à ceux qui n'échapperont pas à l'anonymat, et à ceux qui resteront, coûte que coûte, dans une maison de fille – et aux filles et aux êtres entre les deux, dans les deux ou peu importe parce qu'il faut de tout pour faire un monde.
Serdaigle a une proportion de garçons dans ses rangs aussi infime que la proportion d'élèves intelligents à Poufsouffle, d'élèves calmes à Gryffondor et d'élèves gentils à Serpentard : c'est dire que nous ne sommes pas beaucoup ! N'en déplaise aux quelques figures masculines qui ont fait partie de l'équipe de cette maison (Eldarion, tu restes gravé dans mon cœur), la masse de garçon reste silencieuse. Aussi éphémère que la Coupe de Maison dans les mains des Serdaigle (je déconne)(faudrait que vous songiez à remettre ça), la populace de garçons peine à se faire une place au sein de la maison. C'est normal.
Imaginez-vous, les filles.
Vous êtes un garçon qui vient d'être réparti à Serdaigle. Tout content (à part quand vous vous appelez Antasy), vous mettez les pieds dans la Salle Commune. Et là, que des filles ! Pour un peu que vous soyez un gosse peu dégourdi (surtout quand vous vous appelez Antasy), ça peut faire un drôle de choc quand vous apprenez ça.
Dès que vous croisez un garçon, dans la mêlée des cheveux longs, blonds, dans le frou-frou des robes de sorcière, votre regard semble s'illuminer. UN GARÇON ! (1) Comme vous ! Vous n'êtes pas seul ! Parfois, il vous arrive de constater qu'il y a plus de garçons qu'il n'y paraît : vous en voyez surgir dans la nuit, dans ce Dortoir mort que le préfet devrait refaire un jour, ou dans ce Dortoir des Nouveaux qui n'en contient plus beaucoup.
S'en suit alors une certaine solidarité entre garçons : on est tous dans la même galère. Puis, vu qu'on est peu nombreux, on a pas envie de perdre un des autres même si les garçons ont tendance à disparaître dans le Triangle des Bermudes de la Salle Commune – sûrement un complot des filles, ça.
Un jour, nous, garçons de Serdaigle, dominerons le Monde. Mais pas demain, la flemme.
(1) J'vous jure, le premier qui supprime la cédille pour reprendre une chanson moldue des années 2000, j'lui refais sa face à coups de plumes.
Rédigé par Antasy et illustré par William Jones
Commentaires
La situation est effectivement critique, il est temps de mettre en place un programme de protection de cette espèce en voie d'extinction.
Tout d'abord je pense qu'une réinsertion dans leur milieu naturel (une grande pièce (pour pouvoir rouler), contenant des fringues (coucou Joshua, c'est bientôt le mois d'avril et tu sais ce qu'on dit^^), un psychiatre (coucou Antasy et Gajiu) et aucune fille (on verra combien de temps ils survivent)) me parait être un bon début.
Après il va falloir favoriser leur reproduction mais ça c'est une autre paire de manche... Les croiser avec des escargots peut-être?
On reconnaît bien la plume acérée d'Antasy (en fait ce qui m'a mis sur la piste, c'est qu'il parlait de lui-même en guise d'exemple, ça ne trompe pas haha !). Mais c'est vrai, il faut de tout pour faire un monde.
Sinon j'en profite pour dire que je suis contente de voir William au Chicaneur :)