Les détraqueurs : des amours de créatures
Par Camsh le mardi 31 mars 2015, 09:30 - N°63 - Avril 2015 - Lien permanent

La vie de détraqueur n'est pas simple, il faut bien le dire. Et parce que le détraqueur ne peut pas parler, certains parlent à sa place afin de nous interpeler sur sa terrible condition de créature maléfique toute droite sortie des enfers.
Être détraqueur, c'est être stigmatisé. A part vos congénères, personne ne veut vous adresser la parole ni n'accepte de rester longtemps en votre présence. Avouez qu'il y a de quoi devenir dépressif ! D'ailleurs, le Ministère de la Magie, à travers son Département aux Créatures Magiques et plus précisément sa Cellule Etudiant la Psychologie Extraordinaire (CEPE), les détraqueurs souffriraient massivement de dépression. Les taux de suicide seraient excessivement élevés, nous confirme leur porte-parole officiel, Huch Xiss. Ils seraient beaucoup à se plaindre d'un rejet massif de la société sorcière, de l'agressivité de certains patronus à leur égard, du regard stigmatisant de la société. "Hruhushhhhh" aurait confié à notre chroniqueur un détraqueur venu se plaindre au CEPE, avant de quitter les lieux précipitamment, chassé par un patronus en forme de papillon.
Les détraqueurs se plaignent beaucoup du rejet dont ils souffrent. Ils essaient d'arranger leur image en proposant des séances de "free hugs" pour montrer qu'ils ne sont pas dangereux. Ces initiatives n'attirent pas les foules, et pour les détraqueurs c'est bien la preuve que la propagande magique salit leur image. Du moins c'est ce que nous avons compris, hein, on n'est pas spécialiste du langage détraqueur surtout quand un patronus rend la créature hystérique.
Certains détraqueurs tentent de s'intégrer et de se contenter des émotions animales, mais elles sont bien moins complexes que les émotions humaines. La plupart des détraqueurs détestent l'idée de devoir se nourrir sur des êtres de substitution. Ils réclament un droit aux émotions d'autrui mais aussi et surtout l'interdiction de l'usage "agressif et intempestif"(enfin "hueirchhhhh" et "iiihchif" quoi) des patronus, qu'ils jugent inutilement "méchants". "Ils cassent l'ambiance fraiche que nous mettons si naturellement en place autour de nous" nous confia un détraqueur, peiné par notre protection magique.
Les détraqueurs prétendent être capables de se retenir de faire "trop souffrir" les sorciers. Ils ont ouvert un collectif "Les Sans-Âmes" pour montrer des sorciers ayant subis leur sinistre baiser et ainsi "détruire les mythes l'entourant". Ils insistent sur le caractère salvateur d'une vie sans âme, et vont jusqu'à en vanter les vertus thérapeutiques. "Voyez comme il est svelte et vif !" nous lança avec enthousiasme un détraqueur en tapotant l'épaule d'un sorcier au regard vide, la bave aux lèvres, la peau sur les os. Il nous invita d'ailleurs à faire disparaître nos patronus, pour pouvoir "pleinement apprécier la présence" des détraqueurs autour de nous. Nous avons poliment décliné l'invitation. Après avoir longuement insisté et marmonné en un râle "Je suis ton père" (ce dont nous doutons fortement), le détraqueur finit par jeter son dévolu sur un des "Sans-Âmes" présents. Ouf.
Être détraqueur, c'est être stigmatisé. A part vos congénères, personne ne veut vous adresser la parole ni n'accepte de rester longtemps en votre présence. Avouez qu'il y a de quoi devenir dépressif ! D'ailleurs, le Ministère de la Magie, à travers son Département aux Créatures Magiques et plus précisément sa Cellule Etudiant la Psychologie Extraordinaire (CEPE), les détraqueurs souffriraient massivement de dépression. Les taux de suicide seraient excessivement élevés, nous confirme leur porte-parole officiel, Huch Xiss. Ils seraient beaucoup à se plaindre d'un rejet massif de la société sorcière, de l'agressivité de certains patronus à leur égard, du regard stigmatisant de la société. "Hruhushhhhh" aurait confié à notre chroniqueur un détraqueur venu se plaindre au CEPE, avant de quitter les lieux précipitamment, chassé par un patronus en forme de papillon.
Les détraqueurs se plaignent beaucoup du rejet dont ils souffrent. Ils essaient d'arranger leur image en proposant des séances de "free hugs" pour montrer qu'ils ne sont pas dangereux. Ces initiatives n'attirent pas les foules, et pour les détraqueurs c'est bien la preuve que la propagande magique salit leur image. Du moins c'est ce que nous avons compris, hein, on n'est pas spécialiste du langage détraqueur surtout quand un patronus rend la créature hystérique.
Certains détraqueurs tentent de s'intégrer et de se contenter des émotions animales, mais elles sont bien moins complexes que les émotions humaines. La plupart des détraqueurs détestent l'idée de devoir se nourrir sur des êtres de substitution. Ils réclament un droit aux émotions d'autrui mais aussi et surtout l'interdiction de l'usage "agressif et intempestif"(enfin "hueirchhhhh" et "iiihchif" quoi) des patronus, qu'ils jugent inutilement "méchants". "Ils cassent l'ambiance fraiche que nous mettons si naturellement en place autour de nous" nous confia un détraqueur, peiné par notre protection magique.
Les détraqueurs prétendent être capables de se retenir de faire "trop souffrir" les sorciers. Ils ont ouvert un collectif "Les Sans-Âmes" pour montrer des sorciers ayant subis leur sinistre baiser et ainsi "détruire les mythes l'entourant". Ils insistent sur le caractère salvateur d'une vie sans âme, et vont jusqu'à en vanter les vertus thérapeutiques. "Voyez comme il est svelte et vif !" nous lança avec enthousiasme un détraqueur en tapotant l'épaule d'un sorcier au regard vide, la bave aux lèvres, la peau sur les os. Il nous invita d'ailleurs à faire disparaître nos patronus, pour pouvoir "pleinement apprécier la présence" des détraqueurs autour de nous. Nous avons poliment décliné l'invitation. Après avoir longuement insisté et marmonné en un râle "Je suis ton père" (ce dont nous doutons fortement), le détraqueur finit par jeter son dévolu sur un des "Sans-Âmes" présents. Ouf.
Rédigé par Lume et illustré par Celest la merveilleuse
Commentaires
Bravo Lume... maintenant j'ai trop de sympatie pour les Détraqueurs o:
Je ne dirais qu'une chose : "Hruhushhhhh !"
Moi aussi, je suis contre un statut publique de créature pensante dans le monde magique!
Merci, en tout cas, pour ce reportage, Lume!
Mooh, j'avais pas vu le "Celest la merveilleuse" *-* :*
Faites un peu attention quand même, les détraqueurs restent assez dangereux dans leur genre, parole de hiiiirsh.
Moh, mais Celest tu l'es <3
"Je suis ton père." Hahahaaa, ça m'a tuée ! xD
Un joli article encore une fois, bien illustré qui plus est. En fait, l'idée même que les détraqueurs puissent faire des free hugs me fait pouffer de rire :')