Disney rend des contes
Par Camsh le vendredi 28 novembre 2014, 09:31 - N°59 - Novembre 2014 - Lien permanent

Chez les sorciers, chaque enfant a déjà entendu parler du conte de Lapina la Babille ou du conte des Trois Frères ; des contes qui, comme tous ceux de Beedle le Barde, sont porteurs d’un message et d’une moralepour les jeunes sorciers, sur les exemples à suivre ou non. Ils ont l’avantage d’être, pour la plupart, vraisemblables.
Chez les moldus en revanche, d’autres contes sont en vogue chez les plus jeunes ; il s’agit de contes d’un écrivain nommé Perrault. Plus tard, ceux des Frères Grimm se sont ajoutés.
Si je m’intéresse aujourd’hui à ces conteurs moldus, c’est parce qu’un nouveau fléau semble avoir frappé la rédaction du Chicaneur. Tandis que je parlais avec mon illustre personne ectoplasmique, j’ai vu les chroniqueuses rire et glousser à l’idée du nouveau thème de ce mois-ci, Disney. Au milieu d’elles, Lume de Dio, seul chroniqueur de la rédaction, semblait hésiter entre une profonde déprime ou un rire nerveux.
Toujours est-il qu’avec les piaillements de ces demoiselles, il me fut dur d’éviter de savoir quels étaient les productions du moldu Walt Disney (mais est-il vraiment un moldu ? L’enquête semble être ouverte par la jeune Miruku Cookie). Cet homme a voulu s’inspirer des contes des frères Grimm et de Perrault ; j’ai donc pris mon envol vers d’autres cieux pour me renseigner quelque peu, et j’ai aussi jeté un coup d’œil sur les archives qui traînaient sur les bureaux.
Et laissez-moi vous dire, ce n’est qu’une immense pagaille. Si les contes sont à peu près cohérents, dans les versions animées, les clichés et les idées reçuess’accumulent. Nous autres fantômes, sorciers, et créatures magiques, sommes maltraités, bafoués,profanés. Il semblerait que les idées sur les sorciers et sorcières soient très arrêtées chez les moldus.
Tout d’abord, il faut savoir que le plus souvent, les sorciers et sorcières sont des antagonistes, des méchants si vous préférez. Les seules exceptions sont, d’après ce que j’ai découvert, Merlin (inspiré par notre très grand modèle à tous), Elsa (héroïne de La reine des neiges qui est une magicienne de glace), les marraines les bonnes fées dans La belle au bois dormant et dans Cendrillon.
Mais les méchants abondent ; et peu d’entre eux sont ceux qui ressemblent à de véritables sorciers. Maléfique est toute verte; Madame Mime se passe de baguette pour lancer des sorts; le Dr Facilier se spécialise dans le Vaudou mais ses outils sont très peu conventionnels. Les clichés s’accumulent aussi cependant chez les gentils: Elsa fait de la magie sans baguette et ne peut lancer qu’un seul type de sorts, celui des glaces ; les bonnes fées de La belle au bois dormant ont des ailes sous leur vraie forme; Ursula arrive à faire des potions sous l’eau. La seule à peu près vraisemblable est la belle-mère de Blanche-Neige qui prépare correctement sa potion d’empoisonnement ; mais elle ne lance pas de sort. Et elle est trop stupide pour préparer des potions qui la rendraient plus belle, au lieu de poursuivre encore et toujours sa belle-fille.
Mais sorciers et sorcières ne sont pas les seuls éléments magiques présents dans ces œuvres : plusieurs créatures magiques peuplaient manifestement l’esprit de Disney. Ainsi, nous pouvons noter la présence de dragons, d’animagi (la Bête dans La Belle et la Bête semble en être un particulièrement compétent), et de sirènes (bien qu’elles soient présentées comme des créatures bien plus jolies que ce qu’elles sont vraiment). La reine des neiges nous offre aussi une vision tout à fait pathétique des trolls. Depuis quand les trolls sont des petites pierres avec des pouvoirs guérisseurs ?! Tout le monde sait qu’un troll sent mauvais, mesure trois mètres et n’articule pas.
Notons aussi l’apparition de plantes magiques, comme cette fameuse fleur guérisseuse dans Raiponce; dans sa conception, elle est certainement un mélange de plusieurs plantes à vertus médicinales (comme la Mandragore) et de potions du monde magique.
Quant aux histoires, vraiment, je ne peux vous en parler sans en être malade. Métaphoriquement, bien sûr. Expliquez-moi simplement en quoi un prince qui réveille une princesse par un baiser d’amour, ça conjure un mauvais sort ou un poison ? C’est l’idée la plus niaise des mondes moldu et sorcier réunis. Qu’une jeune fille s’évanouisse en se piquant le doigt, d’accord : le fuseau a pu être imprégné de philtre de Mort Vivante. Qu’une autre meurt en s’étouffant ou en s’empoisonnant avec une pomme, ça passe encore. Mais pitié, la seule chose qui peut sauver ces gens, c’est un antidote efficace. Pas le baiser d’un prince qui a de sérieuses tendances à la nécrophilie.
Voilà pourquoi je suis tellement sceptique face à l’effervescence des jeunes filles quant aux productions de Disney. Où sont les sorciers, loups et ogres des contes qui, eux, ressemblent un tantinet plus à ce que nous connaissons ?
C’est donc dans la tourmente la plus totale que j’assiste, impuissant, à la vague de joie qui anime les bureaux du journal, alors que la représentation des sorciers est à côté de la plaque.
Je ne parlerai même pas de l’image des fantômes que Disney a faite. Bon sang de bonsoir, personne n’apparaît dans les nuages avec un petit orage en accompagnement pour donner des conseils à son fils !
Chez les moldus en revanche, d’autres contes sont en vogue chez les plus jeunes ; il s’agit de contes d’un écrivain nommé Perrault. Plus tard, ceux des Frères Grimm se sont ajoutés.
Si je m’intéresse aujourd’hui à ces conteurs moldus, c’est parce qu’un nouveau fléau semble avoir frappé la rédaction du Chicaneur. Tandis que je parlais avec mon illustre personne ectoplasmique, j’ai vu les chroniqueuses rire et glousser à l’idée du nouveau thème de ce mois-ci, Disney. Au milieu d’elles, Lume de Dio, seul chroniqueur de la rédaction, semblait hésiter entre une profonde déprime ou un rire nerveux.
Toujours est-il qu’avec les piaillements de ces demoiselles, il me fut dur d’éviter de savoir quels étaient les productions du moldu Walt Disney (mais est-il vraiment un moldu ? L’enquête semble être ouverte par la jeune Miruku Cookie). Cet homme a voulu s’inspirer des contes des frères Grimm et de Perrault ; j’ai donc pris mon envol vers d’autres cieux pour me renseigner quelque peu, et j’ai aussi jeté un coup d’œil sur les archives qui traînaient sur les bureaux.
Et laissez-moi vous dire, ce n’est qu’une immense pagaille. Si les contes sont à peu près cohérents, dans les versions animées, les clichés et les idées reçuess’accumulent. Nous autres fantômes, sorciers, et créatures magiques, sommes maltraités, bafoués,profanés. Il semblerait que les idées sur les sorciers et sorcières soient très arrêtées chez les moldus.
Tout d’abord, il faut savoir que le plus souvent, les sorciers et sorcières sont des antagonistes, des méchants si vous préférez. Les seules exceptions sont, d’après ce que j’ai découvert, Merlin (inspiré par notre très grand modèle à tous), Elsa (héroïne de La reine des neiges qui est une magicienne de glace), les marraines les bonnes fées dans La belle au bois dormant et dans Cendrillon.
Mais les méchants abondent ; et peu d’entre eux sont ceux qui ressemblent à de véritables sorciers. Maléfique est toute verte; Madame Mime se passe de baguette pour lancer des sorts; le Dr Facilier se spécialise dans le Vaudou mais ses outils sont très peu conventionnels. Les clichés s’accumulent aussi cependant chez les gentils: Elsa fait de la magie sans baguette et ne peut lancer qu’un seul type de sorts, celui des glaces ; les bonnes fées de La belle au bois dormant ont des ailes sous leur vraie forme; Ursula arrive à faire des potions sous l’eau. La seule à peu près vraisemblable est la belle-mère de Blanche-Neige qui prépare correctement sa potion d’empoisonnement ; mais elle ne lance pas de sort. Et elle est trop stupide pour préparer des potions qui la rendraient plus belle, au lieu de poursuivre encore et toujours sa belle-fille.
Mais sorciers et sorcières ne sont pas les seuls éléments magiques présents dans ces œuvres : plusieurs créatures magiques peuplaient manifestement l’esprit de Disney. Ainsi, nous pouvons noter la présence de dragons, d’animagi (la Bête dans La Belle et la Bête semble en être un particulièrement compétent), et de sirènes (bien qu’elles soient présentées comme des créatures bien plus jolies que ce qu’elles sont vraiment). La reine des neiges nous offre aussi une vision tout à fait pathétique des trolls. Depuis quand les trolls sont des petites pierres avec des pouvoirs guérisseurs ?! Tout le monde sait qu’un troll sent mauvais, mesure trois mètres et n’articule pas.
Notons aussi l’apparition de plantes magiques, comme cette fameuse fleur guérisseuse dans Raiponce; dans sa conception, elle est certainement un mélange de plusieurs plantes à vertus médicinales (comme la Mandragore) et de potions du monde magique.
Quant aux histoires, vraiment, je ne peux vous en parler sans en être malade. Métaphoriquement, bien sûr. Expliquez-moi simplement en quoi un prince qui réveille une princesse par un baiser d’amour, ça conjure un mauvais sort ou un poison ? C’est l’idée la plus niaise des mondes moldu et sorcier réunis. Qu’une jeune fille s’évanouisse en se piquant le doigt, d’accord : le fuseau a pu être imprégné de philtre de Mort Vivante. Qu’une autre meurt en s’étouffant ou en s’empoisonnant avec une pomme, ça passe encore. Mais pitié, la seule chose qui peut sauver ces gens, c’est un antidote efficace. Pas le baiser d’un prince qui a de sérieuses tendances à la nécrophilie.
Voilà pourquoi je suis tellement sceptique face à l’effervescence des jeunes filles quant aux productions de Disney. Où sont les sorciers, loups et ogres des contes qui, eux, ressemblent un tantinet plus à ce que nous connaissons ?
C’est donc dans la tourmente la plus totale que j’assiste, impuissant, à la vague de joie qui anime les bureaux du journal, alors que la représentation des sorciers est à côté de la plaque.
Je ne parlerai même pas de l’image des fantômes que Disney a faite. Bon sang de bonsoir, personne n’apparaît dans les nuages avec un petit orage en accompagnement pour donner des conseils à son fils !
Article rédigé par Ivanraveninovitch Clawenstitch, illustré par Serenity Railgun
Commentaires
J'ai un peu eu l'impression de lire un résumé des articles précédents, mais j'ai bien aimé quand même. Le point de vue d'IC est ironique, donc amusant, et c'est drôle d'imaginer la réaction de Lume à l'annonce du thème. :')