Nous, des pigeons ?
Par Rita O'Hara le dimanche 10 avril 2022, 18:00 - N°145 - Avril 2022 - Lien permanent
L’heure est grave. Je les ai entendus. Ils sont vilains, ils sont affamés, ils sont trop gourmands et ils veulent nous manger. Oui, nous manger ! C’est un crime, que dis-je un abominable et minable plan qu’ils sont en train de mettre en place pour nous tuer un par un ! Ils nous endorment avec leur gentillesse présumée, leurs beaux sourires hypocrites et leur omniprésence dans le château. Mais en réalité, qui sont-ils ? Ils ont des crocs, c’était déjà un indice ! Il fallait s’en méfier dès le début et ne pas les laisser s’installer car maintenant, ils croient être sur le toit du monde.
Aujourd'hui, j’ai réuni des preuves contre eux, pour montrer au monde entier à quel point les blaireaux sont dangereux !
J’ai anonymisé les deux blaireaux coupables de menaces à notre encontre mais cela ne nous empêche pas de voir ici clairement qu’il y a une première agression verbale de la part de Blaireau 1. Je cite « j’vais rôtir du pigeon moi », attaque dirigée spécifiquement envers notre belle préfète, Paillettes, qui avait fait une simple blague sur du jambon de blaireau qui a été très mal prise par nos congénères qui se sont tout de suite ligués contre nous en allant beaucoup plus loin. Trop loin. Regardez plutôt :
Tout de suite, il y a un kidnapping de votre directrice de maison ! Et ça s’aggrave d’autant plus ensuite avec des faits de violence avérés. Morsure, « Coup de poing », « coup de boule » et enfin cannibalisme. La gradation dans la violence est effrayante. Paillettes tente d’apaiser les choses et elle se fait manger sans la moindre compassion. Voilà qui gagne la coupe et tous les trophées, des criminels !! Regardez leur vrai visage !

Voilà que les deux blaireaux sont contents d'eux et justifient leur horrible crime par la simple volonté de manger, ce n'est que de la gourmandise. Mais ce n’est en aucun cas une excuse et je pense que ça doit être sévèrement puni ! Il y a des limites à l’acceptable. Or, « déplumer un pigeon », sous-entendu un fier Serdaigle, ce n’est pas autorisé, non mais oh ! Nous avons beau protester, rien ne les arrête … Et cela jusqu’au comble de l’horreur :

L’enlèvement de notre Chroniqueuse-en-chef, vous avez bien vu ! Voilà ce qui m’a fait encore plus sauter de ma chaise. Izora, sans défense, qui est prise à partie et qui est passée à la casserole ! C’est grave, que dis-je c’est infâme, c’est atroce, c’est épouvantable ! J’en meurs d’imaginer la douce Izora entre les griffes d’un blaireau…
Non, je ne pouvais pas laisser cela passer sans rien dire. Il faut dénoncer ces attaques auxquelles nous devons faire face jour après jour. Mais gardons courage, aiglons, aiglonnes, car nous ne sommes pas des pigeons, pigeonnes !
J’ai donc cherché pour vous des solutions à ce problème qui nous bouffe littéralement. Alors, que faire si un Blaireau vous traite de Pigeon ?
1. Ne répondez pas à la violence par la violence. Il ne faut jamais s’abaisser à leur niveau. On vaut mieux que ça. Toutefois, vous pouvez préparer une vengeance pour quand ils s’y attendront le moins car la vengeance est un plat qui se mange froid. Au frigo donc, les blaireaux ! Ignorez-les, lancez des regards noirs et bien froids et gardez des preuves de leur méchanceté, sans rien dire et ressortez cela pour leur rappeler leur comportement odieux quand ils se font passer pour des gentils et naïfs Poufsouffle.
2. Ils nous attaquent par des paroles, répondons dans les actes. Ils sont premiers de la coupe depuis longtemps, ils sont à l’aise, ils croient dur comme fer que ça leur est dû. Foutaises ! Prouvons-leur que nous ne sommes pas inoffensifs. Attaquons sérieusement leur sablier ! Feuilletez tous les livres de la bibliothèque pour faire des critiques, plongez-vous corps et âmes dans la salle de cours, faites toutes les animations possibles et imaginables. On se met au boulot pour leur prouver qu’on est pas juste en train de roupiller dans notre salle commune !
3. On peut aussi franchement en rire. Est-ce qu’à Serdaigle on manque d’autodérision ? Je ne crois pas. S’ils veulent se moquer de nous en écrivant des recettes de pigeon, honnêtement, c’est quand même drôle, c’est même une bonne idée de leur part. Il faut être fair-play à un moment. Ça ne signifie pas s’avouer vaincu facilement, au contraire. Il s’agit de garder de la bonne humeur en toute circonstance et s’amuser de peu de choses, y compris de nous-mêmes. Ces mesquineries et ces petites disputes font partie de ce qui est le plus amusant dans cette compétition entre les maisons. Prendre ça trop sérieusement, ne serait-ce pas devenir vraiment des pigeons ?
Mais ça n’empêche pas d’aller quand même s’attaquer à leur Sablier ! Allez, au travail, les pigeons !


Commentaires
Ahahah j'ai ris ! Merci pour cet article Romie et pas d’inquiétude, on va en rôtir que un ou deux ;) Faut bien tester la recette tout de même (aaa)
Comment ça nous rôtir ? Vous êtes pas au courant qu'on est pas comestible ?
Merci pour ce chouette article très rigolo.
*Pars taper du blaireau*