Fable pédouzienne

Version texte :

Rien ne sert d’être premier, si c’est pour ne pas le rester.
Les sabliers de Poudlard en sont un témoignage.
“Parions, dit Poufsouffle, que vous resterez
A votre place à la fin. - Notre place ? Soyez donc sage.
Répondirent les trois visés
Qu’il ne fallait point chatouiller.
Trop sûr de vous, c’est que vous l’êtes.
- Sûr ou non, c’est à Poufsouffle, qu’aura lieu la fête.”
Les paroles prononcées, elles ne pouvaient être niées,
Noir sur blanc, elles étaients désormais gravées.
Mais un mois encore il restait à jouer,
Afin que le premier gagnant ne soit déclaré.
Poufsouffle menait fièrement,
Tel un paon qui se pavane.
Et les autres prenaient leur temps,
Comme s’ils étaient sur une plage de la Havane.
Gryffondor et Serdaigle se battaient,
Pour une deuxième place avant la première.
Quant à Serpentard, inutile de regarder,
Si Serdaigle est deuxième, c’est la maison qui finit dernière.
Blaireau qui avance, Serpent qui recule.
Entre les deux mon cœur bascule.
Si l’on en croit l’histoire originale
C’est au dernier de finir le premier.
Ce serait un comble, une histoire qui entrerait dans les anales.
Si jamais les places venaient à s’inverser.
Qui veut y croire, qui veut tenter,
Voilà que désormais, les paris sont lancés.
Qui aura le dernier mot de l’histoire,
Il faudra veiller tard le soir.
Au premier décembre nous saurons,
Qui va finalement prendre des coups de bâton.
Mais n’oubliez pas non plus de vous amuser,
C'et toujours mieux que de s'entretuer.

Rédigé par Izora Flame Illustré par Elea Loohest