Veux-tu voir les merveilles de ce monde ?
Par Alaska Gump le mercredi 10 juin 2020, 09:50 - N°124 - Juin 2020 - Lien permanent
Vous connaissez certainement ces journées où rien ne va comme prévu, c'est comme si vous tombiez dans le terrier du Lapin Blanc. Sauf qu'aujourd'hui le propriétaire en a sa claque de vous voir squatter sa maison et saute avec vous à l'intérieur. Alors que vous lui faites remarquer qu'il est stupide de construire une maison où on risque la mort, il vous répond : « Regarde cette tasse de thé, elle tombe sans se renverser ! C'est impressionnant non ? ».
Vous lui répondez (et vous rendez au paragraphe suivant) :
A. Peu importe, elle se cassera à l'arrivée.
B. Rien, vous êtes trop occupé à crier.
C. Comment pouvez-vous être aussi serein ?
D. Je pense que c'est un article alors je vais tout lire (et vous avez raison).
A. « Même si c'était le cas, pourquoi refuser de s'émerveiller du thé qui défie la gravité ? Ces petits événements peuplent ma maison comme ils peuplent ta vie. Comme dit Oscar Wilde : "la beauté se trouve dans les yeux de celui qui regarde". Cela s'applique également à tous les sentiments que tu pourrais éprouver, car ils sont ton expression personnelle des événements. Une même situation provoque des réactions différentes chez les individus, comme toi et moi, actuellement. Nous avons des visions divergentes : tu trouves ce vide menaçant et j'ai choisi de me concentrer sur d'autres détails. Si la peur et la beauté passent par le regard que tu portes sur les choses, l'émerveillement ne s'y trouverait-il pas également ? »
B. « Il est si facile d'échapper à l'émerveillement, car il suffit de se laisser porter par soi-même. Il est plus simple pour Alice au pays des Merveilles de se laisser tomber dans ce terrier que de chercher à se rattraper ou à s'émerveiller. Cette réaction est normale car le cerveau se souvient plus des expériences négatives puisqu'elles te permettent de retenir les dangers et de t'améliorer. Tu n'auras pas besoin de rappeler à ton esprit les dangers ; en revanche, tu es libre de t'améliorer ou non. Il est facile de se donner des excuses pour ne pas voir l'émerveillement et le reporter à demain. Mais sache que la journée parfaite que tu attends pour être optimiste n'existe pas. Et même si elle existait, tu aurais oublié toutes tes résolutions une semaine plus tard car tu serais retombé sous la fatigue. Tu subis ton état, mais tu as le choix sur la manière dont tu le perçois. Tout part de toi. »
C. « Je suis serein car j'ai décidé de l'être : tout commence par ton cerveau. C'est toi qui lui donne la manière dont tu vas regarder les choses, inconsciemment par tes expériences, et consciemment avec des pensées comme "Quel stupide lapin qui me parle philosophie alors que je vais mourir fracassé sur le sol". Quand tu penses cela, tu ressens ce sentiment dont nous avons parlé dans le premier paragraphe : je te semble encore pire, car ce que tu fais à l'intérieur se reflète à l'extérieur. Imagine ta peur le plus précisément possible, comme si elle était réelle. Tu ressentiras peut-être cette anxiété, même si ta peur est absente et créée par ton cerveau. De même, il suffit de respirer profondément pour revenir au calme, produit aussi par tes neurones. Au final, est-ce que ton monde intérieur ne se refléterait pas à l'extérieur ? »
« Peut-être nous faut-il juste apprendre à regarder. Cela demande néanmoins beaucoup de travail. C'est toi qui décides de ta vision de cet article, mais la question est : veux-tu voir les merveilles de ce monde ? »


Commentaires
Toujours rester émerveillé et savoir regarder le monde avec des yeux d'enfants. Merci Jess pour ce moment de poésie et de douceur :3
(et j'aime beaucoup le concept !)
J'ai bien aimé cette évocation d'Alice au Pays des Merveilles. Puisqu'il s'agit d'une tasse de thé et pas d'une chopine d'Hydromel aux épices, (clin d'œil à Angele) je reste parfaitement sereine.
La magie de la bannière est en symbiose avec l'article.