Hommage au trombone perdu
Par Alaska Gump le samedi 9 mai 2020, 22:58 - N°123 - Mai 2020 - Lien permanent
La légende raconte que Feozard (aka Laiza Skeleton) comptait chaque soir, avant de s'endormir, ses précieux trombones. D'ailleurs, chacun avait un nom et une personnalité. On aurait pu dire qu'il s'agissait de ses amis les plus proches, mais non ! Non, c'était encore plus.
A ceux qui traitaient les trombones de vulgaires objets, Feozard leur répondait furieusement et cela se finissait rarement bien. On raconte même qu'il avait comme projet de faire des trombones des espèces protégées.
Et puis, un jour, ce fut le drame.

La catastrophe, tant redoutée, venait de se produire.
Notre reporter a tenté d'en savoir plus.
Alaska : On nous a relaté la perte d'un de tes trombones à la fin du mois de mars, accepterais-tu, en exclusivité pour le Chicaneur, de répondre à quelques questions ?
Feozard : Euh. Hein ?
* Alaska exécute un petit tour de magie pour rafraîchir la mémoire manifestement défaillante de Feozard. *
Feozard : Waw, cévrai. J'l'ai pas retrouvé.
* L'expression de Feozard se teinte de tristesse. *
Alaska : Je vois que sa perte t'as marqué.
Feozard : Oui, grave. Il était unique.
Alaska : Il y avait une relation forte entre vous, je me trompe ? En quoi se démarquait-il des autres trombones ? C'est la question qu'on se pose tous.
Feozard : Ce trombone me suit depuis longtemps. Parmi ses 100 frères il m'a accompagné dans de longues soirées de révisions dans la salle commune. C'était un fidèle ami, grâce à lui je ne perdais jamais mes feuilles. Mais surtout, il gardait des papiers importants, chers à mon coeur. Je les lui avait confiés car j'avais confiance en lui. Mais le combat était trop rude... Dans le tohu-bohu de mes vadrouilles, il n'a pas su tenir la longueur. Et nous l'avons perdu, Merlin seul sait où. Depuis ce jour, l'ambiance n'a plus jamais été la même.
Alaska : Tu te souviens au moins du moment, de l'endroit où tu l'as perdu de vue ?
Feozard : Je ne sais pas où je l'ai perdu, mais je sais quand est-ce que je l'ai remarqué. J'étais au Salon de Thé, comme à mon habitude, travaillant vaguement. Et, lorsque j'ai voulu sortir mon cours d'Arithmancie, je ne l'ai pas trouvé. J'ai été dévasté.
Alaska : Je comprends... C'est une terrible perte.
Feozard : Oui, je n'en suis toujours pas complètement remis. J'ai beau avoir pris un autre trombone, ce n'était plus pareil.
Alaska : J'imagine que ce trombone est irremplaçable.
Feozard : Oui.
* Feozard essuie discrètement une petite larme. *
Alaska : Je te remercie d'avoir pris le temps de faire la lumière sur ce fameux trombone perdu. Et surtout... Courage. Perdre un trombone n'est jamais facile.
Feozard : Merci à toi.
Un témoignage poignant qui restera sans nul doute dans les mémoires des pédouziens. Nous compatissons profondément à sa souffrance et espérons qu'il aura le soutien et le réconfort de sa maison dans cette difficile épreuve.
Néanmoins, sait-on jamais ? Ouvrez l'oeil, peut-être verrez-vous un petit trombone abandonné dans un recoin oublié du château ? Si ce miracle se produit, merci de le rapporter immédiatement à son propriétaire, vous aurez probablement sa reconnaissance éternelle.


Commentaires
Un article drôle comme on les aime *-*! Merci Alaska et Feozard !
J'ai confisqué plein de trombones aux élèves, je chercherais. Par contre ce ne sera pas facile sans les affiches wanted avec une petite photo. :o
Haha, j'avais pas compris cette histoire en voyant l'article en chantier au bureau, ben maintenant... je comprends. Comme dit le journaliste : un témoignage poignant.
Meilleur article de l'existence du Chicaneur, et de loin. Je pleure encore sa disparition. :( Merci d'avoir écouté ma parole. ♥
Feo tu me fait trop rire comme d'ab XD on va t'aider à le retrouver ne t’inquiète pas !