Un interlude sympa : le club de Slug
Par Alaska Gump le mardi 10 mars 2020, 22:56 - N°121 - Mars 2020 - Lien permanent
Certains Pédouziens accomplissent de longs périples, passent le Cap Horn, atteignent des contrées lointaines comme le Brésil, l'Amazonie, se dirigent vers d’autres pays européens pour réaliser des défis ou juste pour le plaisir de la découverte. D’autres restent au Château et vivent des aventures inédites qui demeurent secrètes. Ainsi en est-il des Slughornien(ne)s, autrement dit celles et ceux qui, trimestre après trimestre, sont invités(e)s à faire partie du Club de Slug.
Ce n'est évidemment pas une question de prestige ou d'élitisme, en tout cas, Mirabelle Boutondore n'en n'est pas là. Sans se prendre la tête, elle considère qu'il s'agit là de la simple reconnaissance de l'investissement et d'un travail accompli pendant la durée d'une Coupe. Pourquoi s'en priver ou en être privé ? Les réunions de ce Cercle fermé se tiennent à huis clos, dans un lieu bien caché. Il est seulement connu et accessible par celles et ceux qui en sont les membres et encore, ce sera seulement pendant le temps que durera leur promotion.
Notre bon vieux Horave Slughorn… qu'il me pardonne cette impertinence... quoique pantouflard chevronné a un sacré sens de l’accueil, c'est bien connu. De temps en temps, en dépit de son âge avancé, il fait l'effort de rendre visite à ses invités. Ce gourmet, pour ne pas dire gourmand, souffre d'un péché mignon qui reste immuable. Ce sont les Ananas Confits, il a d'ailleurs largement contribué à les rendre célèbres. Ces petites gâteries sont insensibles aux outrages du temps et leur réputation a depuis longtemps dépassé les frontières du Château. Les poches remplies de ces collantes sucreries, attentif et goguenard, Horace se promène au milieu des quelques Sorciers qui ont été choisis. Pour le satisfaire, histoire de quémander quelques-unes de ces précieuses friandises, ils triment avec plus ou moins de conviction. Horace n’est pas à proprement parler un avare, néanmoins quand il s’agit de s’alléger de ses antiques bonbons, il n’est pas dispendieux non plus, le bougre est plus rusé qu'un vieux renard. Avant de procéder à la distribution de ses sucreries chéries, il fait et refait des comptes d’apothicaire qui mettraient en compote les neurones de plus d’un.
Quand on lit ce préambule, tout laisse à penser que les Pédouziens qui ont été admis dans ce Club sont plutôt tombés dans un traquenard.
En réalité il n’en n’est rien ou plutôt, tout dépend de chacune et chacun, de ses goûts, de sa personnalité, de sa disponibilité du moment, de son envie de se dépasser en un temps qui n’est pas extensible, de son inclination à créer par soi-même et/ou avec la complicité de ses collègues de promotion.
L’une des particularités du Club de Slug est assurément son effet d'émulation. S'ils le souhaitent, ses membres peuvent relever des défis personnels mais pas uniquement. Il y a une fleur centrale dans le bouquet de Monsieur Slughorn : certains défis ne sont pas réalisables sans la participation d'un ou plusieurs collègues de la Promo.
Côtoyer des personnes qu’on ne connaît pas du tout ou qu'on a fréquenté en surface, en voilà une belle aventure ! L'opportunité est à prendre ou à laisser, peu importe, quoiqu'il en soit elle n'est pas si courante. Entrer dans une activité de création avec d’autres Sorciers / Sorcières, c'est rare et par conséquent, c'est précieux.
Juste un exemple, la rédaction d'un livre est en soi un challenge, l’écrire à plusieurs mains est un défi d'une toute autre envergure. Il faut juste signaler que le bonheur de sa réalisation est tout simplement décuplé.
Le Club de Slug est incitatif, sa mission n'est pas de développer des rivalités aussi vaines que ridicules. Bien au contraire, si vous avez l’enthousiasme de vous prendre au jeu, alors vous ouvrirez un éventail surprenant qui vous offrira un kaléidoscope de possibilités.
Vous serez amenés à découvrir, à déployer moult talents, y compris dans des domaines qui ne vous sont pas familiers. Si vous profitez à plein de ce qu'offre ce célèbre Cercle, alors vous sortirez de vos zones de confort pour aller à la découverte d’à peu près toutes les parties du Château.
Si vous n’êtes pas intéressé(e)s par les activités, animations, défis proposés, si vous avez le sentiment que tout cela est désuet voire répétitif, c’est très simple, vous pouvez faire la sourde oreille et vous inscrire aux abonnés absents. Certes vous manquerez à ceux qui sont en pleine action mais soyez rassurés, personne ne vous en voudra, d’ailleurs aucun cachot n’a été prévu.
Chacun est libre d’exprimer son ressenti et justement, la rédaction d’un article fait partie des opportunités qu’offre ce Club.
Pour la circonstance, j'ai repris ma plume de rédactrice. J'ai en effet vécu ma troisième expérience dans cet univers, je ne suis pas blasée bien au contraire. Pour ce nouveau trimestre qui commence, je n'ai pas été retenue pour faire partie de la nouvelle promotion. Que diantre, j'ai bien l’intention de continuer à m’impliquer le plus possible pour vivre encore et encore ces moments de magie qu’offre ce Club mythique. J'espère avoir la chance de connaître les Slughornien(ne)s de demain ou d'après-demain.


Commentaires
Pour commencer, je remercie l'équipe du Chica d'avoir accepté de publier ma petite bafouille. Pour la signature, je note avec émotion que vous avez gardé mes lunettes de chroniqueuse.
Waouh, Patsy, elle me plait beaucoup ton illustration, alors je détaille : la façon dont tu as inséré le texte est judicieuse, je trouve. J'aime bien les deux polices que tu as utilisées, j'apprécie aussi leur répartition.
La tête du p'tit bonhomme que tu as choisie est adorable, je craque littéralement.
Encore une fois, sous la plume de Mirabelle, une analyse bien fouillée de ce que fut ce club de Slug.
Quant à l'illustration, j'adore !
Une divine ode au club de slug *-* J'espère que vous pourrez tous un jour y aller, on y fait des rencontres formidables qui restent avec le temps pédouzien !