Nos secrets de printemps
Par Ellena Jones le dimanche 10 mars 2019, 07:38 - N°109 - Mars 2019 - Lien permanent
Bienvenue dans ce mois de mars, cette belle transition entre la fin de l’hiver et le début du printemps. Les branches humides laissent place aux bourgeons et aux pâquerettes en fleurs tandis que les vêtements de ski s’en vont au placard, pour sortir vestes et chapeaux. Dans la salle commune, les élèves se font de plus en plus rares, préférant sortir à Pré-au-Lard ou flâner dans le Parc. C’est alors dans ces moments-là que nous autres, l’équipe du Chicaneur, pouvons enfin souffler. Les bruits venant de la Tour ne montent plus jusqu’à nos bureaux et le calme s’installe, jusqu’au soir où tout le monde rentre. Une journée de printemps n’est pas simple à aborder d’un point de vue objectif et extérieur. Certains-nes chroniqueurs-euses se pensent encore en hiver et travaillent dur car hiver est synonyme de remise en route, mais d’autres sont bien conscients-es que le printemps est arrivé. Et là ? C’est le drame.
16 février 2019 – 12h00
La dynamique est lancée, personne ne sait s’il s’agit de l’hiver qui n’est pas terminé et qui donne du courage à l’équipe pour continuer, ou du printemps, qui arrive à grand pas, apportant de la motivation. Sûrement un étrange mix des deux. Dans tous les cas, tout le monde a commencé à s’activer pour rendre un numéro parfait au mois de mars. De la fraicheur, de la nouveauté, voilà ce qui donnait la vivacité dans les bureaux du Chicaneur en ce début de période. Enfin, presque. Car cachée derrière les deux nouvelles Mirabelle et Ellana, je restais toujours planquée en espérant que personne ne me trouverait, ou du moins pas avant un bout de temps.
19 février 2019 – 16h32
Mirabelle et Ellana sortent leur premier article en duo. Elles semblent motivées, ça fait peur à voir, surtout après avoir constaté qu’elles ont déjà commencé à en rédiger d’autres. Le temps passe vite, j’espère me faire discrète en abandonnant mon article, me disant qu’elles compenseront. Malheureusement, c’est trop tard : mon idée est déjà réservée, et une illustratrice ne tardera pas à venir toquer à la porte de mon bureau avec la fameuse photo sorcière qu’on viendra accrocher en haut de ma feuille vierge. Ma réputation de mangouste commence à se détruire peu à peu alors qu’elle venait à peine d’être construite. Alors, je m’y suis remise, espérant conclure cet article le plus vite possible.
24 février 2019 – 17h51
Peut-être faut-il se mettre sérieusement à la conception du bureau ? C’est la panique dans les locaux. Les articles volent, les plumes à papote grattent, les appareils photos s’activent. Tout le monde semble prêt à y mettre du sien... de près ou de loin. La motivation n’est pas présente partout malheureusement. Dans certains bureaux de chroniqueurs, nous pouvions même entendre des bruits de théière pour simuler une occupation. « Qui ferait le thé si j’aidais à la préparation ? », qu’on entendait partout.
26 février 2019 – 17h54
La bonne ambiance est présente, l’effet du printemps, sûrement. Tout le monde a réussi à trouver un petit équilibre parfait, entre rédaction, illustration et préparation. Que demander de plus ? Enfin, il y en avait aussi qui glandaient, mais il y en a toujours eu, écoutez. Pourtant et malgré tout, même les glandeurs, personne n’était préparé à ce qui allait suivre. Qui aurait pu l’être, après tout ?
1er mars 2019 – 11h06
C’est la guerre dans l’aile réservée au Chicaneur. Les allergies dues au pollen rendent des chroniqueurs de mauvaise humeur. Vols de plumes à papote, sabotages d’appareils photo, d’autres vont jusqu’à renverser du thé brûlant sur des articles. Il s’agit peut-être de la présence de la Mangouste, qui ne fait rien pour arranger les choses, préférant profiter de la situation pour rédiger son article. Les idées fusent, et si j’en profitais pour semer la panique ?
Rédigé par La Mangouste,
Illustré par Romane
