100 films pour Serdaigle

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100 films pour Serdaigle
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Cet article est long. Tu auras un pin’s arôme prune si tu le lis jusqu’au bout, ami sorcier.

 

J’aime vous parler de culture moldue, de toutes ces étrangetés que l’on peut découvrir dans les salles obscures qu’on appelle « des cinémas ». Lieu sacré qu’est le cinéma, autant que le bureau du Chicaneuwr. Le cinéma est en effet cet art contemporain de la vraisemblance qui permet à nous, pauvres citoyens un peu débiles, de mieux comprendre la vie. Or, les moldus ne sont pas les seuls à s’être aperçus des grandes vertus du cinéma. Oh, que non : les sorciers aussi. Très vite, les mages du monde entier (soit d’Angleterre et des Etats-Unis) se sont jetés sur les caméras et ont commencé à reproduire notre histoire, reconstituant une mémoire nationale du monde magique sur grand écran. Si c’est pas beau ça.

J’avoue, l’histoire nationale sur les terres Anglaises se limite à ce bon vieux Harry Potfleur. « L’élu », comme ils disent. Admettons-le : huit films concentrés sur sa chianture de vie, c’était assez. (Et The Cursed Child nous a démontré avec splendeur que ça ne s’arrangeait pas avec les générations). De plus, ces œuvres nous font croire qu’à Poudlard, il se passe des trucs de dingues, alors qu’en vérité, la seule chose un peu poilante qui s’est passé depuis les deux derniers mois a été la mort triviale des yeux de notre rédacteur. Voyez par vous-même : les parents de nés-moldus n’ont même plus peur de laisser leurs gosses à Poudlard. C’est n’importe quoi. Ainsi il était temps de changer de continent. Allez les gros, on s’envole pour : les Etats-Unis !

Vous aussi vous l’avez eu ce frisson, n’est-ce pas ? Ce moment où le logo de la Warner Brosse (huhu) se mêle aux nuages environnants, le tout sur ce doux thème que l’on adore tous. (Si ce n’est pas ton cas, ton pathos pue un peu, dèz). Rien que ça, et le film partait sur une belle note. Remarquons que le thème change tout aussitôt que les premières images du film apparaissent ; signe que nous allons voir quelque chose de tellement différent, mais de tellement BEAU. Je te fais des bisous sur les oreilles James Newton Howard.

Bienvenu dans le monde des adultes les gars, dans le New York des années 30. Là où la prohibition et la prostitution existe à foison, et même chez les Gobelins. Si.

Le grand nouvel arrivant de notre histoire est Newt Salamandre. Ou Scamander, c’est pareil, me gonfle pas. Pour les plus érudits d’entre nous, Newt est le créateur de ce fabuleux manuel d’études dédié aux créatures magiques. Pour les autres, Newt est juste ce gars marrant qui porte le long manteau que tu veux pour Noël, un brocoli sur l’épaule et une valise plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur. (Je n’en tire aucune conclusion, tu tires les conclusions mec). Je te demande d’arrêter de mater son manteau et de réfléchir un peu à quoi ce gars sert véritablement. Bon, respire, je vais répondre pour toi : il introduit une toute nouvelle saga. Ce mec est ton diantre-repère. Ta petite boussole pour te repérer dans un monde que tu ne piges pas trop. Et oui, toi tu viens de ce monde qui sue à foison le thé et les citations relous de Dumbledy. Un monde avec un gouvernement qui s’interroge sans pression sur la fonction du canard en plastique dans notre société. Là, aux Etats-Unis, tu découvres avec moult joie les blaireaux du MACUSA qui n’en branle même pas une alors que les « non-maj » se font démonter laggle par de fortuites fuites de gaz. Ah, oui, c’est quoi un non-maj ? Pas de panique, il s’agit seulement de la version américaine du moldu. C’est juste un moldu, mais avec un accent un peu plus dégueulasse. Oui, notre argo a toujours été un peu plus prestigieux que celui de ces andouilles d’Américains, admettons-le.

Le film avance, tout doucement ; et les personnages se succèdent, l’un à l’autre. Tous sont bien introduis : tant que tu veux toucher leurs cheveux, à tous. Il est peut-être un cas à part : les gens du MACUSA qui semblent vraiment être payés à rien foutre. Gouvernement Américain, t’sais. Je n’ose même pas imaginer la tronche d’Ilvermorny. Qu'est-ce qu'on est bien à Poudlard, quand même.

Je ne sais pas vous, mais à titre personnel, j’ai un peu lâché la main de Newt Scamander au fil du film. Le gredin m’a perdue. Pas que je ne l’aime pas, non. J’aimerais lui voler ses cheveux, bien-sûr, son manteau, son brocoli, sa valise, son nez, son Niffler, et tout ça tout ça. Seulement que je n’avais pas tant de proximité avec le personnage. Le véritable moi de cette histoire se voyait en le non-maj finalement, Jacob. (Est-ce que ce mec vole un peu la vedette à Colin et Eddie ? Oui, un peu). Là, je m’adresse à toi, créateur. Pose l’égo de ton personnage sur la gazinière, baisse le feu, (l’eau d’déborde), et continue à lire. Si le personnage d’Harry Potter nous paraît un peu chiant parfois, c’est qu’on ne peut le comprendre ; il est capable de choses qui nous dépassent complètement ! (Comme draguer des filles en crachant du jus de Citrouille. Du génie j’vous dit). Tandis que Jacob est lui-même dépassé par les choses, et autant émerveillé par elles ! C’est nous, quoi. Le nous qui rêve de découvrir un monde fantastique, de se faire de charmants amis ridicules qui portent des brocolis sur les épaules (bon, ça, c’est possible : cf. les amis P12ièns ♥). Le nous qui pécho la fille la plus outrageusement épique et adorable de l’histoire. Voyez, pour reprendre une saga dans un univers tant large, il ne fallait pas seulement un nouveau cadre, de nouveaux enjeux, de nouveaux personnages, mais un tout nouveau point de vue. Un point de vue qui permet aussi de creuser la question de la révélation qui est le grand débat éthique du monde magique. Un débat qui nous touche, puisque nous avons évidemment d’en faire le contexte de notre splendide site.

Certes, l’intrigue n’était pas folichonne, mais bien divertissante, et assez légère pour pouvoir introduire en fond de grands enjeux comme la question de la révélation. De plus, le véritable objectif était la présentation de nouveaux personnages avant tout, et ça, c’est réussi. *APPLAUSE* Bon, le bémol est qu’il est des personnages que l’on ne verra peut-être que plus. (Spécial mention sexy auror que tu vois carrément de qui je veux parler). L’autre bémol est qu’il s’agit bien-sûr d’une grosse production américaine, et que ça ne peut pas s’empêcher de t’envoyer du décor apocalyptique dans laggle. Oui, je suis vieille, fripée et fatiguée de ces films qui se sentent obligés de tout détruire pour t’annoncer une fin. "Quoi, fille ? Tu as faim ? Ton estomac s'auto-digère ? T'inquiète, ils détruisent New-York là, y'en a pour dix minutes grosso-modo, et c'est fini." Facilité au goût du jour, bonjour. Par le caleçon de la sainte Rowena, demandez aux américains de relire un bon coup la poétique d’Aristote, ça leur fera les pieds à ces petits malins-mécréants. Heureusement, il y aura matière à s’améliorer sur les quatre prochains films que nous attendons avec outrageuse impatience.

L’autre bémol encore est que ce diantre-puton-de-génial-film est sorti en même-temps que d’autres petites pépites dont j’aurais apprécié caresser l’espoir de vous parler. Mais tant pis, il faut faire des choix dans la vie. Je ne peux alors que vous pousser à aller découvrir deux trois œuvres intéressantes du moment comme Sully, de l’ami Clint avec le frère Tom Hanks, et Arès, cet ovni du cinéma français. Aussi, je vous fais de langoureux bisous sur vos foies. Allez regarder des films bande de mignons veaudelumes. ♥

Comment dites-vous ? Vous n’êtes pas des veaux ? Votre maman n’est pas Lume ? Seigneur, pour qui écris-je alors ?

 

Rédigé par Hildy. 

Commentaires

1. Le dimanche 11 décembre 2016, 16:02 par Lindsey

Åsh, deviens chroniqueuse !