Un Serdaigle chez les moldus

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Ce mois-ci, pour satisfaire une nouvelle fois votre curiosité (et les exigences de Lume, aussi. Surtout. Principalement en fait.), je suis retourné découvrir le monde des moldus. Au programme : une sortie à l'opéra. Suivez-moi dans cette aventure, nous allons rigoler tôt.

 

(Sur le modèle de la fable Le Loup et l'Agneau.)


La chanson du ténor n'est jamais la meilleure,
Nous l'allons montrer tous en chœur.
Un Serdaigle leva le poing,
Prêt à rencontrer un castrat.
L'opéra Garnier lui tendit les bras,
Il y emmena alors son shampoing.
L'homme a la voix aiguë en ces termes lui dit :
« Walkyrie à moitié au lit. »
Le bleu et bronze se frappa contre le mur.
« Franchement mec, cette blague n'était pas dure.
Ce n'était qu'une tentative,
Mais mon gars, Ravel ta salive.
Parle-moi plutôt de Verdi
Ou Vivaldi.
Où puis-je les voir en concert ?
Je veux me familiariser avec cet art,
Car vois-tu, je viens de Poudlard.
- Tu viendras demain soir, on jouera du Wagner. »
Le petit sorcier, un peu trop excité,
Revint le lendemain, pensant féliciter
Barytons et sopranos mélangés.
Mais très vite il fut dérangé.
Après un quart d'heure, il eut mal au dos,
Et pour ne rien arranger,
Il eut envie de faire dodo.
Décidément : à bas les tessitures.
Puisque le Serdaigle s'en moque,
Il ira refaire sa culture
Devant Mozart l'opéra rock.

 

L'histoire ne se termine pas là et, bien décidé à en découvrir davantage, il ne fallait pas que je m'attarde sur cette mésaventure. Avant de quitter les Trois-Balais, je me devais d'assister aux trois ballets.

 

(Sur le modèle de la fable La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.)


Un Serdaigle vit un danseur
Qui lui sembla efféminé,
D'un peu plus près, il compris que c'était sa sœur,
Son genre était maintenant indéterminé :
Elle portait la barbe et du 90D.
Après le spectacle, bien décidé,
Il demanda : « Alors comme ça t'as un zizi ?
- Bah oui. - Je peux toucher ? - Ça va pas ! - Je peux voir ?
- Dans tes rêves p'tit con » dit l'ami d'Antasy,
Pris pour une bête de foire.
Le monde est plein de gens terriblement stupides,
Qui commencent à écrire sur l'opéra
Pour après se mettre dans l'embarras
Avec des remarques insipides.

 

Bah quoi, vous n'avez jamais demandé à votre sœur si vous pouviez lui toucher le zizi ?
La leçon du jour, c'est que l'art lyrique n'est vraiment pas fait pour moi. Définitivement je lui tourne le dos, Rossini.


 

~ Article proposé par Ray Paro et illustré par Miruku  ~

Commentaires

1. Le lundi 10 octobre 2016, 19:59 par Fauve

L'inimitable Nono, qui prend plaisir à toujours terminer sur une note de malaise. ♥

2. Le lundi 24 octobre 2016, 14:37 par Angele

Je crois que j'ai pas compris tous les jeux de mots mais j'ai quand même bien apprécié ce que j'ai lu :°

3. Le samedi 29 octobre 2016, 09:23 par Lindsey

J'approuve cet article. C'est trop bien O.O On en veux d'autre !