A brûle pourpoint


La question fondamentale que doit se poser tout Serdaigle qui se respecte pointe son nez le lendemain des célébrations moldues du Nouvel An.

Vous qui êtes si cultivé - à force de le répéter, on finira bien par s'en convaincre - vous savez que les moldus ont une relation particulière, voire dépravée, avec une caisse en métal sur roue appelée voiture. Elle leur permet de se déplacer grâce à un juste réaction chimique entre produits dont je ne sais rien et dont on se contrefout.

La voiture coûte cher, très cher, aux hommes comme à la planète (la mort, toussa toussa). Et pourtant, il apparaît presque certain que ce n'est pas par élan humaniste ou écologique que le soir du 31 décembre certaines personnes décident d'y mettre le feu.

Nous pourrions nous interroger sur la place du feu dans notre civilisation, sur cet étrange symbole d'évolution brulant le symbole du capitalisme faussement vert, sur cette capacité incroyable de l'homme à chasser sauvagement un objet jusqu'à le posséder pour enfin avoir le droit de le détruire, mais faudrait quand même pas exagérer, en vrai on s'en fout.

On pourrait aussi demander aux gens qui font ça s'il y a un message politique ou philosophique, mais en général les gens qui brûlent des voitures ne revendiquent pas leurs actions (comme Dieu, c'est bizarre), par conséquent nous nous abstenons. On les laisse exprimer leur art incompris, se noyer dans la perversion des iconoclastes et invoquer le diable autrement qu'en allant à un concert ou au restaurant.

Cependant, afin de couper court aux vocations qui pourraient s'être déclarées pendant cette lecture, nous vous rappelons qu'en ces temps où l'alcool fait office de résistance en carton et qu'en cette maison où l'alcoolisme n'a pas d'excuse, il n'est absolument pas conseillé de mettre le feu à n'importe quoi. Même aux Belges et les Poufsouffle.
 

Article rédigé par Reine Lume et illustré par Princesse Raton !