Une sorcière chez les moldus
Par Camsh le mardi 30 septembre 2014, 11:14 - N°57 - Septembre 2014 - Lien permanent

Dans
certains milieux quelque peu pessimistes, on dit que la vie de
Moldu, c'est
triste et fatigant.
Déjà, la vie, c'est la même pour tout le monde, donc les sorciers,
ils sont aussi dépressifs et crevés que les autres, ils veulent
juste le cacher. En même temps, je ne vois pas l'intérêt de vivre
si c'est pour être heureuse et toujours pimpante : je n'aurais
jamais connu la douceur des mouchoirs auto-mouchants de chez
Mme.Tristoune et celle de mon lit câlinant qui sent la lessive si
j'avais été un smiley
volant.
En plus, c'est insupportable, les gens qui sourient tout le temps,
même dans les transports en communs à 7h37 du matin, entre les
dessous de bras du monsieur-qui-pue et le sac de la
dame-qui-ne-sait-pas-choisir. Attendez, on me dit que...qu'en tant
que sorciers,vous
ignorez la souffrance des transports en commun.
Pardon.
Autant pour moi, j'aurais dû savoir que vous êtes
des ignorants qui n'ont pas pris Etude
des Moldus par manque total d'ouverture d'esprit. Est
mea maxima culpa.
Quoi, vous n'avez pas fait de latin non plus ? Allez donc mettre
la tête dans votre chaudron bouillant, revenez me voir plus
tard.
Nous allons donc reprendre depuis le début, pour les
ignorants et les lents, merci à vous les
ignorants et les lents.
Je suis une sorcière, correspondante du Chicaneur dans le monde des
moldus, plus spécifiquement dans un milieu urbain, Nantes. La ville
dont on ne sait si elle est bretonne ou pas, ça change selon les
saisons, les années, les mois, les jours, les heures, les secondes,
et les gens que vous rencontrez. Bref. Assez causé. J'ai donc donné
de ma personne pour m’immiscer
dans le monde des moldus avec
la plus grand authenticité possible, et je laisse tous les matins ma
baguette au placard pour la remplacer par un smartephaune (un
téléphaune intelligent il paraît. Les moldus aiment bien parler à
ce truc, pourtant il est pas très causant).
Pour avoir
un regard large sur les études moldues et avoir un
rapport de stage de la mort qui foudroie,
j'ai choisi de postuler au lycée (une sorte de petit, tout petit
Poudlard) Carcouët, dans une classe préparatoire ENS Cachan D1 qui
étudie l'économie, le droit en parallèle avec la fac (un grand
bâtiment avec pleins de gens entassés pour écouter un professeur
qui ne sait pas utiliser l'amplificateur de voix posé devant lui).
Tout un programme. Vous allez donc me suivre dans mon cheminement de
deux ans dans cette ville trop grande pour moi, avec
les « khôlles » (examens
oraux) et les"partiels" (examens
écrits de la fac), les trajets
en transport en commun (busses
et trammes, là, mais siiii vous savez) et les devoirs le soir. Vous
allez aimer lire ma souffrance, et je vais aimer vous raconter ma
vie, parce que je suis égocentrique et que je m'aime.
Rédigé par C., chroniquese d'investigation, et illustré par Camsh, illustratrice par intérim.
Commentaires
Ou comment raconter sa life quand on n'a plus d'inspiration.
Je plaisante, très bon article, très drôle itout !
D'abord, pour prendre la défense de C., c'est sa life son inspiration ^^