Une sorcière chez les moldus

Dans certains milieux quelque peu pessimistes, on dit que la vie de Moldu, c'est triste et fatigant. Déjà, la vie, c'est la même pour tout le monde, donc les sorciers, ils sont aussi dépressifs et crevés que les autres, ils veulent juste le cacher. En même temps, je ne vois pas l'intérêt de vivre si c'est pour être heureuse et toujours pimpante : je n'aurais jamais connu la douceur des mouchoirs auto-mouchants de chez Mme.Tristoune et celle de mon lit câlinant qui sent la lessive si j'avais été un smiley volant. En plus, c'est insupportable, les gens qui sourient tout le temps, même dans les transports en communs à 7h37 du matin, entre les dessous de bras du monsieur-qui-pue et le sac de la dame-qui-ne-sait-pas-choisir. Attendez, on me dit que...qu'en tant que sorciers,vous ignorez la souffrance des transports en commun. Pardon.

Autant pour moi, j'aurais dû savoir que vous êtes des ignorants qui n'ont pas pris Etude des Moldus par manque total d'ouverture d'espritEst mea maxima culpa. Quoi, vous n'avez pas fait de latin non plus ? Allez donc mettre la tête dans votre chaudron bouillant, revenez me voir plus tard.

Nous allons donc reprendre depuis le début, pour les ignorants et les lents, merci à vous les ignorants et les lents. Je suis une sorcière, correspondante du Chicaneur dans le monde des moldus, plus spécifiquement dans un milieu urbain, Nantes. La ville dont on ne sait si elle est bretonne ou pas, ça change selon les saisons, les années, les mois, les jours, les heures, les secondes, et les gens que vous rencontrez. Bref. Assez causé. J'ai donc donné de ma personne pour m’immiscer dans le monde des moldus avec la plus grand authenticité possible, et je laisse tous les matins ma baguette au placard pour la remplacer par un smartephaune (un téléphaune intelligent il paraît. Les moldus aiment bien parler à ce truc, pourtant il est pas très causant). 

Pour avoir un regard large sur les études moldues et avoir un rapport de stage de la mort qui foudroie, j'ai choisi de postuler au lycée (une sorte de petit, tout petit Poudlard) Carcouët, dans une classe préparatoire ENS Cachan D1 qui étudie l'économie, le droit en parallèle avec la fac (un grand bâtiment avec pleins de gens entassés pour écouter un professeur qui ne sait pas utiliser l'amplificateur de voix posé devant lui). Tout un programme. Vous allez donc me suivre dans mon cheminement de deux ans dans cette ville trop grande pour moi, avec les  « khôlles » (examens oraux) et les"partiels" (examens écrits de la fac), les trajets en transport en commun (busses et trammes, là, mais siiii vous savez) et les devoirs le soir. Vous allez aimer lire ma souffrance, et je vais aimer vous raconter ma vie, parce que je suis égocentrique et que je m'aime.

Rédigé par C., chroniquese d'investigation, et illustré par Camsh, illustratrice par intérim.

Commentaires

1. Le jeudi 9 octobre 2014, 19:10 par Cameron O'Brien

Ou comment raconter sa life quand on n'a plus d'inspiration.
Je plaisante, très bon article, très drôle itout !

2. Le jeudi 9 octobre 2014, 19:44 par Lume

D'abord, pour prendre la défense de C., c'est sa life son inspiration ^^