Les citrouilles chantent et les chauves sourient
Par Mawine Evans le jeudi 1 novembre 2012, 16:07 - N°35 - Octobre 2012 - Lien permanent
Les cris se font déjà entendre dans la salle commune. L'heure a sonné.
En effet, les Serdaigles ont revêtit leurs plus effrayants
accoutrements, des matous et des pikatchus se glissent maintenant dans
nos rangs. Dis comme ça, ça ne donne pas vraiment envie de trembler,
mais garde aux apparences. On retrouve bien entendu des élégantes
cucurbitacées, vampires et autres psychopathes. Cependant, certains
d'entre nous s'obstinent tout de même à rester dans leur état habituel,
simple acte rebelle, flemmard, ou réaliste ?
On s'étonne souvent de notre réputation, mais il ne faut pas être
surpris, les Serdaigles n'hésitent pas à se marier, à adopter et tuer
sans répit et sans grande justification qui plus est. Alors de nos jours
on pourrait bien se prendre un couteau dans le dos dans la salle co',
parce qu'on a pas trouvé l'énigme de la dame grise ou bien parce qu'on a
aidé un Serpentard à faire ses devoirs, et notre agresseur n'aurait
aucun remord, aucun. Halloween rend fou !
Mais à qui faire confiance ? Alors que nous revêtons tous des masques et
changeons même de teinture de cheveux tous les mois de l'année pour
certains, comment être sûr d'être en face de la bonne personne ? Encore
heureux que Peeves n'aie pas fais des siennes, mais cela ne devrait
tarder. Dans nos volières, des cadeaux truqués, des clowns et des os
surgissant de paquets enchantés.
La rumeur court même que des gouttes de philtre de Mort Vivante seraient
dispersé dans 2 verres de la longue table des érudits, et le salon de
thé n'est pas bien net non plus - rien qu'à regarder les fous qui y
trainent toute la soirée ! Si vous avez bien écouté en cours vous savez
bien évidemment qui ne s'agit que d'un somnifère très puissant -
sûrement utilisé par mes élèves, étant donnés les têtes béats qu'ils
tirent tout le long des cours théoriques. Mais qui aura l'honneur et le
privilège de tomber sur ceci ? Au moins, bien au fond de la salle à côté
de mon humble serviteur qui porte un nom de boisson, je ne risque rien !
J'encourage donc tout le monde à s'entraîner à la pratique du pendule
au dessus de leur verre pour étudier le contenu, mieux vaut être prudent
- oui, faire de la pub pour sa matière est accepté dans la charte du
Chica'.
Dernier événement qui marque nos pigeons, c'est bien évidemment le fait
que nous soyons en tête - à cette heure, du moins - à la sinistre et
pourtant merveilleuse fête de mort de Nick. Ah oui, je vous ai déçu
n'est-ce pas ? Non, les sabliers n'ont pas subitement changés d'ordre.
Mais allez donc bosser en cours de Divination et plus vite que ça ! Mais
revenons à nos zombies, les Serdaigles ont rapidement revêtus des
habits sombres et distingués et se sont glissés dans cette fête ni vu ni
connu, au milieu des mets carbonisés et toiles noires. On passe à
travers les fantômes, on gesticule dans les couloirs, on va même à faire
des grèves de devoirs (et on fait des rimes). Cela ne ressemble en rien
aux valeurs des oiseaux mais pourtant ceux-ci s’entêtent toujours à
vouloir provoquer des mouvements de rébellion. Tant que la réussite et
non les meurtres prémédités sont à l'arrivée, pourquoi pas.
Décidément, en plus de nos talents pour infiltrer le personnel (pour
mieux s'approcher de la haute société et commettre nos meurtres
discrètement) - car il faut bien avouer que le nombre de Serdaigle est
impressionnant - nous sommes doués en tant que détraqués en série. Le
mot "étrange" revient souvent pour nous définir, et ce même avant
d'avoir frappé aux portes des salles communes avec un petit panier
d'osier et un accoutrement glauque : "Une Chocogrenouille, ou un sort !"
; mais en offrant des bombabouses et en faisant des batailles de
cognards pour quelques points en plus. Avouez, vous vous reconnaissez
dans ces mots. Pardonnez-moi pour le peu de structure et de logique dans
ce dernier paragraphe mais la poudre de mandragore que m'a refilé
Nienna vient juste d'avoir son effet...
Article rédigé par Giinny Van Lackshad, illustré par Faustine Tompson