Une matinée au pays des grévistes
Par Eldarion Evans le jeudi 15 juillet 2010, 20:50 - N°12 - Juillet 2010 - Lien permanent

La grève. Un phénomène qui touche tout le monde, partout. N’importe où, n’importe quand, les moldus se mettent en grève, pour des sujets complètements stupides. Heureusement, chez les sorciers, pas de préoccupations aussi stupides. Imaginez un peu ce qui se passerait, sinon…
Vous vous levez, en ce beau matin de juin, vous attendant à trouver vos vêtement soigneusement défroissés et prêts à enfiler. Problème : depuis la veille au soir, le monde sorcier ne travaille plus, et les elfes de maison suivent le mouvement !
Vous sortez, intrigué, vos affaires et les passez malgré les plis, avant de descendre pour petit-déjeuner. Là, nouveau souci : les elfes n’ont rien fichu pendant la nuit ! Les tables ne sont pas mises et pire, il n’y a rien dessus…Vous vous dirigez vers un groupe d’aiglons et regardez, un peu inquiet, les septièmes années partir pour la cuisine. Ils en reviennent après quelques minutes, recouverts de farine et de tracts orange fluorescent. Les elfes réclament leur indépendance et ont pris en otage une armure et un tableau plutôt récalcitrant. Exaspéré et le ventre creux, vous vous dépêchez de vous rendre à votre cours d’astronomie – et ce n’est qu’une fois en haut que vous vous apercevez que Cassydie et Nevrosa sont grévistes. Après avoir observé la volée de marches que vous venez de gravir, vous redescendez et commencez à errer dans les couloirs, désœuvré. Soudain, alors que la deuxième heure est proche de commencer, vous croisez Illisana qui vous réprimande : pourquoi n’êtes-vous pas en train de l’attendre devant sa salle ? Apparemment, elle travaille, et vous devez traverser tout le château en courant pour arriver avant elle. Après le cours, vous sortez dans le Parc et sursautez. Une dizaine de Scroutts à Pétard gambadent gaiement un peu dans tous les sens tandis que Madina fait la grasse matinée. Afin de profiter de votre toute nouvelle liberté – deux heures de Soins aux Créatures Magiques fortement compromises – vous choisissez de vous rendre à Pré-au-Lard, mais la grille est fermée et seul Orion – absent – a les clés. Commençant à désespérer, vous vous asseyez sur un banc. Décidément, vous les accumulez ! Et encore, il n’est même pas midi…
La grève, une plaie ? Un peu beaucoup, oui. Et croyez-moi, j’en ai fait l’expérience…
Article de Victoire Williams.
Illustré par Eldarion Evans.