N°179 - Juin 2026

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dimanche 21 juin 2026

Éditorial n°179 - Juin 2026

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je tiens tout d'abord à m'excuser pour ce retard de publication. Sans entrer dans les détails, certaines évolutions et certains changements m'obligent à devoir m'absenter. Aussi, il est très probable que cette édition soit la dernière pour moi en tant que Chroniqueur-en-chef. 

Cette édition sera un peu plus courte car pour les chroniqueureuses, la période est moins propice à l'inspiration et certain.e.s ont prit du temps pour profiter de congés. Je tenais quand même à publier ce mois-ci car vous méritez d'avoir un journal à lire avant de partir vous aussi en vacances.

Je vous souhaite une belle lecture et un bel été !

 

Quoi de neuf au salon-de-thé ?

Et c’est parti pour quelques nouvelles du salon-de-thé!

Commençons par notre animation permanente que sont les
énigmes. Pour le mois d’avril, il s’agissait d’une chasse aux oeufs qui a fait gagner quelques dragées à notre nouvelle préfète Raphaëlle Sinistra ainsi qu’à notre nouvelle joueuse de Quidditch Esmée Valerane.

Pour ce qui est de l’énigme du mois de mai, les deux mêmes personnes ainsi que Luyana Aksnes se sont perfectionnées aux rébus. En effet, les rébus cachait des fleurs que le Chapelier Fou tenait à retrouver pour les offrir à la belle Madame Pieddodu. Il remercie d’ailleurs du fond du coeur les Serdaigles l’ayant aidé dans cette tâche.

Je vais finir sur les énigmes en vous parlant de l’énigme de juin ! Elle est disponible, comme les précédentes, dans le bandeau du #salon-de-thé, n’hésitez pas à vous y rendre, le Chapelier Fou sera ravi.

Côté animation, il y a du mouvement ! Une animation en collaboration avec l’équipe de maison a eu lieu au mois d’avril.
Il s’agissait d’une soirée mêlant jeux et pointage. Les participants devaient débloquer des salles afin de découvrir le jeux qui se cachaient derrière. Une fois le jeu effectué, un quota de points à réaliser leur a été donné pour accéder à la salle suivante.

Ensuite, au mois de mai, nous avons fêté les bretons ! Légendes, géographie et culture était au rendez-vous ce soir-là avec un cheminon, une dégustation, et des petites histoires bien sympathiques. Cette soirée a permis aux participants de redécouvrir la Bretagne, et de la découvrir pour celles et ceux qui ne la connaissait pas.

Et enfin, petit coup de pub pour la suite des évènements : Ouvez bien l’oeil, car on me souffle qu’en juillet jusqu'au mois d'août, un cahier de vacances vous attend au #salon-de-thé. De quoi vous amuser tout l’été avec des petits jeux simples et quelques animations.
 
A bientôt pour de prochaines nouvelles !

 

Chicanews

Faisons un petit tour de notre maison et voyons ensemble les informations importantes que vous devez connaître. Le printemps est une belle saison n'est-ce pas ?
 

Grands évènements à Serdaigle

Si l'hiver ne nous a pas porté chance pour le trophée, celui des floraison a été couronné de succès avec la victoire de Serdaigle dans la compétition des sabliers ! Je tiens à féliciter les membres qui se sont motivé.e.s pour nous faire gagner ce trophée. Vous êtes des Serdaigle en or (ou plutôt en saphir) !

Mais le plus dur nous attend alors que nous sommes en plein rush de juin. Nous sommes loin d'être en tête du classement pour cette course effrénée mais en quelques jours tout peut basculer. Allez-vous participer à l'animation de l'équipe de maison "Qui a volé mes affaires ?" pour ramener des points à notre maison ?

Un vent de fraîcheur a soufflé sur l'équipe de maison avec l'arrivée de Raphaëlle qui complète le trop à la tête de Serdaigle. D'une énergie débordante, préparez-vous à la voir métamorphoser votre quotidien. Ce qui est certain, c'est qu'elle s'occupe déjà très activement de la maison bleu et bronze.

Comme d'habitude, je profite de cet article pour féliciter Zéphyr et Ellie, qui ont remporté les diadèmes d'avril et mai pour leur présence et leurs efforts au sein de Serdaigle. Il est aussi important de faire un triomphe à Esmée Valerane qui a bien mérité le trophée de Serdaigle du trimestre des Floraisons. Bravo à toi, tu es un vrai modèle pour toutes et tous.

 

Au sein du Chicaneur

Vos chroniqueurs ont pris un peu d'avance pour partir en vacances, tous ? Non ! Ellie a été très inspirée pour écrire ses articles. Je la soupçonne de boire des potions énergisante au salon de thé...

Si vous avez lu l'éditorial, vous avez sans doute compris que le journal va être à la recherche d'un.e CeC. Toutes les modalités apparaîtrons dans le bureau du Chicaneur sous peu. 
 

Faits divers

Mimi a officiellement fait ses valises (façon de parler, évidemment) et a quitté la maison bleu et bronze. Qu'est ce qui lui est arrivé ? Personne ne le sait vraiment... Peut-être un profond désaccord avec la Directrice de maison ? En tout cas, elle a choisi de changer de toilettes et bien malchanceux.se celui ou celle qui tombera sur la fantôme dans le chateau...

Mais, sans Mimi, que va-t-il advenir de la gestion des dortoirs ? Il semblerait que l'équipe de maison a trouvé la personne idéale pour remplacer la Geignarde et un grand changement va bientôt se produire. En attendant, la salle commune est devenu un vrai dortoir.

D'ailleurs, beaucoup d'élèves se sont plaints que Merlin avait pris la fâcheuse habitude de fienter sur les sacs de couchage parsemés au sein de la salle commune. Nous vous conseillons de les replier tous les matins et les mettre à l'abri le temps que l'on retrouve l'accès aux dortoirs.

 

Petits secrets des aiglons

Il va falloir vous montrer très prudent.e car la Dame grise s'est lancée dans une évaluation très approfondie des membres de notre maison. Elle vous observe et si vous faites une mauvaise action son regard noir peut vous entraîner vers quelques problèmes. Il est donc temps pour vous de dire : "Oui, Dame grise".

Quoiqu'il en soit, pour cette affaire de vol et de niffleur, je pense que la fautive est Hedwidge qui sort très souvent. Je trouve qu'elle a un comportement suspect ces derniers temps, quelqu'un devrait peut-être la surveiller !

Une autre nouvelle de haute importance doit vous être donnée : le vol de peluche ! Rain est notre lanceur d'alerte et il conseille à tout le monde de prendre garde à ses peluches. Avec cette histoire de dortoirs fermés, cela devait bien finir par arriver !

 

Un lapin, pas comme les autres

 

Spoiler:

Ce mois-ci est un mois particulier pour un certain lapin que vous connaissez tous. Et si vous ne le connaissez pas, je vous conseille de vous dirigez aux Trois-Balais. C’est là que vous aurez le plus de chance de l’apercevoir en train de boire des bièreaubeurre et d’embêter son équipe. Car oui, c’est lui le tavernier !

Ah et chose importante pour l’identifier, il a plusieurs noms : Mimil, Miamil, Mimort, Croque-Mimitaine, Mipirate etc ... Et certains dont je ne me souviens plus en ce moment même.

Bref, maintenant que la personne sous ce masque de lapin est identifiée et s’est auto-identifiée, je vais vous dire en quoi ce mois est particulier : il a gagné un an de plus!!

C’est pour cela que j’ai envie de lui adresser un petit mot, sans lui déclarer la guerre, pour une fois :

Cher Mimil,

Saches que tu es une personne formidable, pleine de gentillesse, d'humour. Mais tu es aussi quelqu’un de compréhensif, patient, zen. Pour ce dernier point, tu es un réel exemple pour tout le monde, et je pense que c’est ce qui te caractérise le plus. Merci d’être cette personne là, mais surtout ...

JOYEUX ANNIVERSAIRE!

 

L'écrivain Lumière

Dans cet article vous allez partir à la rencontre de Stephen King mais aussi de son oeuvre, Shining. Pourquoi lui ? Parce que j’adore cet auteur et que j’avais envie d’en parler car j’ai pu observer quelques ressemblances entre lui et son oeuvre. Certaines observations sont réelles, d’autres juste supposées mais lorsque ce sera le cas, cela sera précisé bien entendu. Enfin pour celles et ceux ne l’ayant pas vu ni lu, il n’y aura pas de spoil, vous pouvez donc lire en toute tranquilité.

Commençons maintenant par le commencement, le contexte de l’histoire. Il s’agit d’une petite famille dont fait parti Jack Torrance, père de famille alcoolique, Wendy Torrance, mère de famille, et de leur enfant Daniel Torrancen (aussi appelé Dan ou Danny). Ce dernier est un enfant particulier car il a un don de clairvoyance particulièrement puissant. Jack a perdu son travail, mais l’un de ses amis arrive à lui en dégoter un. Le père va donc faire son entretien, tout se passe bien, il a le travail. Jusque là tout va bien ! Mais il s’avère que le nouvel emploi de Jack se situe dans un Hotel, nommé l’Overlook, où il sera gardien. Il doit donc rester à l’hôtel pour l’hiver avec sa femme et son fils. Sauf que cet hotel est hanté par des entités maléfiques qui tentent le tout pour le tout pour faire vivre l’horreur à cette petite famille. Je vous parle de cet hôtel car rien que ça fait un lien avec Stephen King.

En effet, un beau jour, ce dernier part en vacances d’hiver avec sa femme et son fils dans le Stanley Hotel.
Coïncidence, ou pas ! Cet hotel est réputé pour être hanté. Stephen King a même dit qu’il ne remettrait plus jamais les pieds dans cet hôtel tellement ça avait été terrible. D’ailleurs, qui dit vacances d’hiver dit neige. Lui et sa famille se sont donc retrouvés à ne plus pouvoir partir de l’hôtel à cause de cela, ils étaient coincés dans cet hôtel de l’enfer. Pour vous donner une idée des évènements surnaturels qui pouvaient se produire dans l’hôtel, je vais vous donner deux petits exemples, pas les plus horrifiques bien entendu mais qui peuvent faire un peu peur tout de même. Dans cet hôtel, une femme de chambre est décédée. Mais elle continuerait à s’occuper des résidents. L’auteur a par exemple retrouvé ses affaires toute bien rangée sans que personne ne soit encore passé dans le chambre, ni sa famille ni la femme de chambre actuelle.

Mais cette femme de chambre décédée ferait un peu des siennes avec les couples non mariés. Une fois leurs affaires déballées, on raconte qu’elle referait les valises de ces derniers, peut-être une façon à elle de leur dire de partir. Bon, cela n’est rien par rapport à d’autres horreurs qui ont pu se produire dans cet hôtel.

Pour en finir avec lui je vais vous dire une dernière chose. Jim Carrey a séjourné dans cet hôtel. Il n’a jamais fini son séjour, traumatisé de ce qu’il a vu, il est parti de cet endroit et n’a jamais voulu parler de ce qu’il a vu au Stanley Hotel.

C’est donc cette réelle histoire d’hôtel que King a vécu qui lui a inspiré son livre, Shining. Mais il y a d’autres éléments. Des éléments qui rapprochent l’auteur à ... Jack Torrance ! Pas de panique, Stephen King n’est pas un fou comme Jack ! De ce que je saches du moins. Et tous ces rapprochements que je fais entre l’auteur et le personnage sont des observations que j’ai faites en lisant son livre. Je ne sais pas si l’auteur a réellement fais exprès de faire un peu ressembler Jack à sa personne ou s’il s’agit d’une coïncidence. Pour ma part, je ne pense pas à la dernière option sachant que depuis le début, depuis la construction de son oeuvre, il s’inspire de sa vie. Mais on est sûr de rien !

Bref, Jack est de base un prof d’anglais dans une université, mais également un écrivain. Un écrivain qui ne fait pas succès, mais aussi un alcoolique justement parce qu’il déprime que ses livres ne fonctionnent pas.
Vous allez me dire quel rapport avec Stephen King qui, lui, a eu du succès ? Eh bien figurez vous que dans ses débuts, l’auteur n’avait pas de succès. Ses livres ne fonctionnaient pas jusqu’à son livre Carrie. Mais après un succès, tout s’est à nouveau écroulé, plus de succès.
C’est à ce moment-là que notre maître de l’horreur a plongé dans l’alcool. Mais avant tout cela, il était également professeur d’anglais dans une université. Tout comme son personnage donc pour ces points-là.

Ensuite, pour ce qui est de la violence de Jack, si vraiment Stephen King a voulu se décalquer sur Jack, cette violence peut s’expliquer de part son enfance. Jack est aussi violent envers son fils Dan, et Stephen King a vécu des évènements traumatisants pendant son enfance à commencer par son père. Non pas qu’il ait été violent à proprement parler avec lui. Mais alors qu’il n’avait que quatre ans, son père a abandonné sa famille car cette vie de père de famille ne lui plaisait pas. L’auteur a donc perdu son père jeune et ensuite d’autres évènements choquants ont eu lieu. C’est tout cela qui me fait supposer que la violence de Jack pourrait décrire la violence de son enfance. Bien sûr, on ne peut pas être certain de tout cela.

Cette oeuvre qu’est Shining n’est pas donc pas inventé de toute pièce par l’auteur mais inspiré de son vécu, certains éléments sont certains, d’autres moins, mais s’ils s’avéraient juste un jour, ça ne serait pas étonnant.

En tout cas, j’espère que vous avez pris plaisir à lire cet article autant que j’ai pris plaisir à l’écrire. Et si vous n’avez pas encore lu son oeuvre, j’espère également que cela vous a donné envie de le lire, vraiment si vous aimez l’horreur, c’est conseillé !

 

Les Traditions du Mois de Mai

Rosée enchantée, arbres amoureux et autres excellentes raisons de courir dans les champs à cinq heures du matin


Le mois de mai a toujours eu quelque chose d’un peu étrange, pour ne pas dire carrément chaotique, dans le monde magique. C'est cette période charnière où les fleurs explosent dans une cacophonie de couleurs, où les arbres des forêts magiques semblent développer une conscience collective un brin inquiétante, et où soudainement tout le monde devient beaucoup trop émotionnel pour une période pourtant censée être dédiée aux révisions intensives des examens de fin d'année. Mais derrière les couronnes de boutons d'or et les déclarations romantiques catastrophiques qui résonnent dans les couloirs, le mois de mai cache surtout des traditions magiques très anciennes. Ces coutumes, transmises de génération en génération, se révèlent parfois magnifiques, parfois totalement absurdes, et bien souvent les deux en même temps.
 

La Récolte Obsessionnelle de la Rosée de Mai


Pour le passant non-instruit, il n'y a rien de plus bizarre que de voir des sorciers réputés ramper lamentablement dans l’herbe avant le lever du soleil en serrant des bocaux en cristal contre leur poitrine. Pourtant, la rosée du premier mai est considérée depuis des siècles par les plus grands alchimistes comme une substance précieuse, porteuse d’une magie pure de renouveau et de purification. Les botanistes aiment particulièrement la récolter à ce moment précis où la nuit et le jour se touchent encore, ce qui est certes très poétique sur le papier, mais surtout extrêmement humide pour les genoux.



Une fois cette fameuse eau magique récoltée, elle s'arrache à prix d'or pour entrer dans la composition de certaines potions de beauté très recherchées, de philtres de guérison légère pour les brûlures de dragon, ou pour de puissants rituels de protection domestique. Certains l'utilisent même tout simplement pour arroser des plantes capricieuses qui refusent obstinément de pousser selon les lois de la nature. On raconte également depuis des temps immémoriaux qu’une personne qui se lave généreusement le visage avec cette rosée conservera une peau éclatante toute l’année. Ce mythe tenace explique probablement pourquoi certaines sorcières britanniques d'un certain âge terrorisent chaque année les jardins publics à l’aube en s'appropriant les pelouses avec des bassines en argent.
 

Du Muguet Protecteur aux Dangers de l’Aubépine


Si les Moldus se contentent d'offrir sagement quelques brins de muguet pour s'attirer les faveurs de la chance, les sorciers ont, comme à leur habitude, trouvé le moyen de rendre la chose infiniment plus complexe. Dans notre communauté, le muguet est intrinsèquement associé à la haute protection du foyer et à la prospérité magique. Dans les vieilles familles traditionnelles, on s'empresse d'accrocher des bouquets entiers au-dessus des portes d'entrée afin d'éloigner les mauvais esprits, les malédictions passagères ou les visiteurs insupportables, bien que l'histoire magique prouve que ces deux dernières catégories se ressemblent parfois beaucoup.



L’aubépine, en revanche, possède une réputation bien plus mystérieuse et nécessite de prendre de grandes précautions. Très liée aux anciennes magies celtiques ainsi qu'aux créatures du peuple féerique, elle symbolise les passages secrets entre les mondes et les liens indéfectibles du destin. Il faut cependant savoir que couper une branche d’aubépine sans l'autorisation expresse des créatures locales porte un malheur absolument terrible. Et quand les experts du Ministère parlent de malheur, ils évoquent généralement le fait très concret de se faire poursuivre pendant trois semaines d'affilée par une colonie de Botrucs furieux bien décidés à récupérer leur dû.

Les Rituels des Arbres et les Dérives de Beltaine


Le mois de mai est aussi et surtout profondément lié à Beltaine, qui demeure l’une des plus anciennes et des plus vibrantes célébrations magiques d'Europe. À cette période de l'année, les sorciers célébraient traditionnellement le retour de la lumière après les longs mois d'hiver, la fertilité de la terre et les promesses des récoltes futures, célébrant ainsi le lien sacré qui unit notre magie à la nature sauvage.



Les arbres occupaient évidemment une place centrale dans ces rituels printaniers. Certains sorciers venaient déposer des rubans colorés chargés de souhaits sur leurs branches pour attirer la fortune, tandis que d’autres gravaient discrètement des symboles runiques protecteurs dans l’écorce. Les autorités magiques rappellent d'ailleurs chaque année que tenter de graver une rune sur un Saule Cogneur est une idée d'une stupidité sans nom qui se termine inévitablement à l'hôpital. Certaines traditions ancestrales affirment que les arbres sont particulièrement éveillés et bavards durant la nuit de Beltaine, les druides modernes affirmant que c'est le moment précis où la magie circule librement dans les racines du monde. Notre envoyé spécial Kyle, toujours très terre-à-terre, pense quant à lui qu’il ne faut tout simplement jamais faire confiance à un chêne qui semble vous observer en ricanant.
 

La Magie de l’Amour et ses Conséquences Dramatiques


Il serait totalement impossible de traverser le mois de mai sans évoquer la magie de l’amour. Depuis que le monde est monde, cette période de l'année est indissociable des unions romantiques, des déclarations enflammées, des promesses éternelles et, malheureusement, des décisions émotionnelles hautement regrettables prises après minuit. Contrairement aux clichés véhiculés par les romans de gare, la magie amoureuse sérieuse est extrêmement encadrée par les lois magiques, car les véritables enchantements affectifs comme les philtres d'amour puissants sont jugés dangereux et contraires à l'éthique la plus élémentaire.



Cela n’empêche pas les petits rituels symboliques et inoffensifs de rester extrêmement populaires parmi les jeunes générations. On assiste alors à un défilé d'adolescents qui écrivent deux noms sur un ruban rouge pour les lier, qui brûlent des fleurs séchées dans des chaudrons de poche, qui portent une pierre de lune autour du cou ou qui glissent nerveusement des pétales sous leur oreiller dans l'espoir de rêver de l'âme sœur. Le résultat de ces pratiques n'est absolument pas garanti par la science magique, mais cela n’empêche en rien des générations entières d’adolescents de tenter l’expérience chaque année avec un enthousiasme dramatique digne des plus grandes tragédies théâtrales.
 

Le Mystère Esthétique de l’Eau des Sept Fleurs


Nous terminons ce tour d'horizon avec l’Eau des Sept Fleurs, qui reste sans doute l’une des traditions les plus poétiques et les plus douces du calendrier. Le principe de cette recette ancienne est enfantin puisqu'il suffit, durant la nuit précédant le premier mai, de récolter sept fleurs de variétés différentes sans utiliser de baguette, puis de les laisser infuser tranquillement dans un récipient d'eau claire directement sous la lumière de la lune.



Cette eau magique est ensuite précieusement utilisée au matin pour purifier son esprit, attirer les bonnes énergies, favoriser les rêves prophétiques ou tout simplement commencer un tout nouveau cycle de vie sous de meilleurs auspices. Certaines variantes de la légende prétendent même que l’Eau des Sept Fleurs permet de voir distinctement le visage de son avenir amoureux en fixant intensément le reflet de l'eau. C'est une expérience qui semble toujours très amusante et excitante au premier abord, du moins jusqu’à ce qu'une jeune sorcière aperçoive le reflet de son futur mari et découvre avec horreur que ce dernier porte de vieilles sandales en cuir avec des chaussettes de sorcier dépareillées. En fin de compte, comme beaucoup de nos traditions, celles du mois de mai oscillent constamment entre les croyances ancestrales les plus respectables et les comportements les plus ridicules, prouvant une fois de plus que la magie réside autant dans le mystère de la nature que dans notre capacité à prendre des décisions étranges dès que le soleil se lève.

 

À la découverte d'un binôme à plume

La grotte à radis à vu bien des binômes voir le jour depuis sa création. C'est un nouveau binôme qui passera sous le cribble aujourd'hui grâce à un défi lancé par Luna Lovegood !

1. Comment as-tu découvert Poudlard12 ?

Astoria : Un jour je me suis dit que j’aimerais trouver un site un peu comme Poudlard en vrai, donc j’ai cherché Poudlard en ligne et j’ai trouvé 3 sites différents. J’ai cliqué sur un des 3 qui n’était pas P12 et je ne l’ai pas aimé, alors j’ai pris le 2eme et je l’ai adoré ! Ma découverte de Poudlard12 est aussi simple que ça.

Raphaëlle : C'était juste avant le premier confinement lié au COVID. On avait déjà commencé le télétravail dans ma société, je passais donc mes journées devant mon ordinateur perso en réalisant mon travail et en écoutant des vidéos de youtubers HP. Une vidéo parlait d'une école virtuelle dans laquelle on pouvait étudier à Poudlard, une inscription plus tard me voilà franchissant les portes de la salle commune de Serdaigle.

2. Est-ce que Serdaigle est ta maison IRL ?

Astoria : Serdaigle est ma maison IRL. Certains tests disent le contraire, mais moi je pense que j’appartiens plus à Serdaigle qu’aux autres maisons.

Raphaëlle : Serdaigle est ma maison IRL, les tests sont formels et je comprends très rapidement mon appartenance à cette maison. Ses valeurs me parlent plus que n'importe autres maisons.

3. Qu'elle est ta valeur préférée dans ta maison ?

Astoria : Ma valeur préférée de Serdaigle est la sagesse car elle ne se limite pas à l’intelligence. Être sage c’est réfléchir, apprendre des autres et utiliser avec justesse ses connaissances.

Raphaëlle : J'ai parfois un peu de mal à en choisir une, j'apprécie chaque valeur de notre maison mais je dois dire que je suis particulièrement sensible à la sagesse valorisée par Rowena. La sagesse n'est pas une valeur particulièrement élitiste contrairement à ce que l'on peut en dire. Il s'agit de la somme de nos expériences que nous partageons aux autres afin de leurs éviter de faire les mêmes erreurs.

4. Qu'est ce qui t'attire le plus sur P12 ?

Astoria : Sincèrement, tout m’attire sur P12. J’aime à peu près tout, mais si je devais vraiment choisir, je prendrais Les trois balais. C’était le premier endroit où je me suis rendue après avoir créé un compte et j’y ai rencontré des gens merveilleux qui m’ont vraiment beaucoup aidé.

Raphaëlle : Je suis une véritable accroc du pointage sous toutes ses formes. Un coup les devoirs, les quiz, les animations ou encore les critiques, tout y passe en général mais c'est sans aucun doute mon activité préférée sur ce forum.

5. Quelle est la première chose que tu fais quand tu te connectes ?

Astoria : La première chose que je fais après ma connexion c’est d’aller a la volière pour voir si je n’ai rien reçu.

Raphaëlle : Un petit tour de la salle commune et ensuite ma volière.

Maintenant que vous connaissez mieux ce binôme, que diriez-vous d'en découvrir d'autres ?

 

Rencontre du 7e art : le cinéma des fiertés

Quoi de mieux pour cette édition de juin que de célébrer le mois des fiertés… avec des films ? Pour cette nouvelle chronique culturelle, j’ai essayé de vous concocter une petite watchlist originale et variée, avec un panel de longs-métrages plus large possible en termes de genres cinématographiques, de propos, de cultures. En espérant que vous y trouviez votre bonheur !
 

 
PARIS IS BURNING
Jennie Livingston, 1991

On attaque cette chronique avec un documentaire absolument majeur et nécessaire. Tourné dans la deuxième moitié des années 1980, Paris is burning nous plonge en immersion dans la contre-culture LGBTQIA+ des banlieues new-yorkaises. La mise en scène laisse toute la place aux témoignages des personnes concernées, queers, trans, gays, qui ont alors tout le loisir de parler avec passion des compétitions de bal drags, de l’art du voguing, ou encore de l’organisation de la communauté en maisons concurrentes. Les intervenant·es évoquent également leurs préoccupations liées à l’épidémie de sida qui frappe le pays, à la transphobie et à l’homophobie toujours plus violentes, ou encore au rejet familial dont ils·elles sont bien trop souvent victimes. L’intersectionnalité des luttes est omniprésente tout au long du documentaire, un nombre important de participant·es aux bals devant également faire face aux attaques racistes et à la pauvreté. Malgré ces aspects plus sombres, le film se veut porteur d’espoir, présentant une communauté unie et solidaire dans la difficulté, répondant avec fierté aux attaques de la société par la danse, la fête, et l’humour. Et finalement, c’est peut-être là que réside toute la puissance de ce documentaire. Car bien au-delà du caractère purement informatif et culturel de l’œuvre, on s’attache profondément à chacun de ces individus qui ont fait l’histoire de la communauté LGBTQIA+, vibrant à chaque événement de leur vie que l’on suit sur plusieurs années, tantôt dans les rires, tantôt dans les larmes.
 
 
BUT I’M A CHEERLEADER
Jamie Rabbit, 1999

Celui-ci est un grand classique, je ne m’attarderai donc pas trop dessus (la vérité c’est que je l’ai vu il y a assez longtemps et que je ne l’ai plus totalement en tête, mais ça ne fait pas très sérieux…). But I’m a cheerleader est une comédie satirique fraîche, fun, et haute en couleurs ! On y suit Megan, lycéenne américaine un peu confuse sur ses sentiments, mais qui s’évertue à coller au cliché de la pom-pom girl studieuse, sage, parfaite. Tout va basculer le jour où ses parents, inquiets que leur fille n’ait pas embrassé de garçon à son âge, mais vous vous rendez compte elle est au lycée quand même !!, la place par mesure de précaution dans un camp de conversion. Entourée de filles lesbiennes, d’un intervenants ex-gay repenti (campé par un certain RuPaul), ou encore d’ex nouveaux ex patients ex-ex-gays, la naïve Megan va découvrir tout un monde d’homosexualité et apprendre à explorer et accepter sa propre identité. En quelques mots : c’est drôle, dynamique, avec une esthétique un peu kitsch qui fonctionne à merveille, et des personnages à la fois exaspérants et attachants. Si vous ne l’avez jamais vu, foncez !!
 
 
BARA NO SŌRETSU
Toshio Matsumoto, 1969

D’une comédie pop et colorée, on passe à… Un film magnifiquement expérimental en noir et blanc. A mi-chemin entre une fiction et un documentaire, cette œuvre singulière nous invite à découvrir la contre-culture queer et hippie japonaise de la fin des années 1960, visiblement bien inspirée par la révolution du flower power américain comme en témoigne les grands posters des Beatles exposés dans le décor et dont je suis légèrement jaloux, et n’hésite pas à explorer des questions liées à l’identité, à l’être et au paraître. En particulier, Les Funérailles des roses comme il se nomme en VF suit la vie de Eddie, gay et travesti·e, et de son entourage queer dans un récit librement inspiré d’une certaine tragédie grecque… Toute la richesse et l’originalité de cette pièce majeure du cinéma japonais se retrouvent dans la narration non-linéaire n’hésitant pas à montrer une même scène plusieurs fois sous différents points de vue, et dans le montage foisonnant de créativité avec ses images accélérées et ses plans étonnamment intriqués. La légende raconte d’ailleurs que Stanley Kubrick s’en serait inspiré pour le montage de son Orange mécanique. Le réalisateur, Toshio Matsumoto, s’amuse également avec les notions de fiction et de réalité, en n’hésitant pas à incorporer tout au long de la pellicule des interviews réelles de personnes LGBTQIA+, et même des images du tournage de son propre film. En bref, si vous souhaitez célébrer ce mois des fiertés avec une œuvre expérimentale, créative et marquante, n’attendez plus !
 
 
LA MALA EDUCACIÓN
Pedro Almodóvar, 2004

TW : abus sexuels.

Ce film aurait tout à fait trouvé sa place dans la chronique du mois précédent. Il met en scène les retrouvailles dans les années 1980 entre Enrique, réalisateur espagnol en manque d’inspiration, et Ignacio, son premier amour perdu de vue depuis plus de 15 ans, comédien et scénariste à ses heures perdues. Ignacio soumet à Enrique un scénario contant leur enfance et leur découverte de l’homosexualité dans une école catholique conservatrice dirigée par le dangereux père Manolo…

Difficile de ne pas vous parler de Almodóvar dans cette chronique tant il s’évertue, depuis maintenant près de 50 ans, à porter à l’écran des personnages lesbiens, gays, queers, travestis, mais aussi des prostituées, des junkies ou encore des mères célibataires, aux personnalités complexes et aux histoires variées, le tout tantôt dans des comédies, des drames, ou des thrillers. Dans La mala educación, il se réapproprie les codes du thriller classique pour proposer un « Hitchcock gay » (que l’on retrouve jusque dans la bande-originale aux accents parfois Hermanniens !!), transformant ainsi un genre et une esthétique où la sexualité hétéronormative est habituellement omniprésente en un film noir où l’homosexualité des personnages est à la base même du récit. En balayant plusieurs époque, le réalisateur et scénariste en profite également pour dénoncer le conservatisme politique et religieux de l’Espagne franquiste dans laquelle il a grandi, et aborde de façon assez frontale la question des abus sexuels. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu·e, j’ajouterais que vous pourrez, comme toujours chez Almodóvar, apprécier l’esthétique très colorée et vive, les nombreux hommages à la culture espagnole et à sa musique, et le montage parfois un peu kitsch devenu sa marque de fabrique.
 
 
DIAMANTINO
Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt, 2018

Et on termine cette chronique dans la joie et la bonne humeur avec un film portugais complètement DÉJANTÉ (et assez d’actualité !!). Vous connaissez Ronaldo, le joueur de foot ? Imaginez maintenant qu’il adopte un petit garçon réfugié, qui est en fait une agente des services secrets portugais chargée d’enquêter sur ses détournements de fonds - mais ça il est trop naïf pour s’en rendre compte. Imaginez aussi que ses sœurs l’inscrivent à un soi-disant programme médical censé lui faire retrouver ses talents perdus de footballeur, qui est en réalité un programme de clonage génétique développé par un parti d’extrême droite ultra-nationaliste à des fins politiques - mais ça il est trop naïf pour s’en rendre compte. Imaginez enfin qu’il a tout du parfait stéréotype du sportif hétéro, et qu’en réalité il ne l’est peut-être pas vraiment – mais ça… Mélangeant espionnage, foot et science-fiction sur fond de crise politique européenne, ce film est un véritable petit ovni pop, euphorique, délirant, et bien sûr profondément queer. Un de mes gros coups de cœur récents !!
Ah, et j’oubliais : il y a des petits chiens poilus géants.

Bien d’autres films auraient pu faire partie de cette liste, à commencer par toute la filmographie de Céline Sciamma et la simplicité déconcertante avec laquelle elle représente des amours lesbiens complexes (Portrait d’une jeune fille en feu en 2019, Tomboy en 2011, Naissance des pieuvres en 2007), mais aussi le très juste Sobakasu (Shinya Tamada, 2022) mettant en scène une femme aromantique asexuelle dans un Japon encore trop traditionnaliste, l’outrancier Nowhere (Gregg Araki, 1997) et son Los Angeles fictif punk où la sexualité est omniprésente sous toutes ses formes… Mais cet article serait beaucoup trop long, et je l’aurais rendu bien plus en retard que je ne le fais déjà. Je m’arrête donc ici. En attendant profitez bien de votre vie comme bon vous semble, regardez des films si l’envie vous en dit, et à dans deux mois !