Lockhart face au spectre de la mort


« Je n’ai après tout pas vaincu le spectre de la mort simplement en lui souriant ! » disait Gilderoy Lockhartà ses élèves, il y a vingt-deux ans.

Reconsidérons ces paroles : Outre le fait que Lockhart soit un menteur invétéré, nous ne devrions pas prendre trop au sérieux les hypothèses faites sur les manières de vaincre le spectre de la mort.

En effet, tout le monde sorcier est désormais au courant du scandale qui a éclaté au sujet de Monsieur Lockhart. Il a été détenteur de l’Ordre de MerlinTroisième Classe, membre honoraire de la Ligue de Défense contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du sourire le plus charmeur élu par Sorcière-Hebdo, etprofesseur de Défense Contre les Forces du Mal durant une (très) brève période à Poudlard. 
S’appropriant les exploits des autres, il jetait unsortilège d’amnésie aux véritables auteurs de ces hauts faits. 

Pourtant, Lockhart était un Serdaigle : ne vous fiez pas aux apparences, même les oisillons peuvent se changer en serpents.

Dans tous les cas, le principal n’est pas l’auteur, mais la citation. Car Gilderoy Lockhart n’a jamais vu, ni même aperçu le spectre de la mort. Comment pourrait-il diable savoir comment le vaincre ? Surtout, comment pourrait-il savoir qu’un sourire ne pourrait le vaincre ?

Car oui, au plus profond de mon cœur, je suis persuadée que Lockhart pourrait vaincre le spectre de la mort en lui souriant. Non pas parce qu’il a les dents gâtées, bien sûr, mais justement par son sourire éblouissant.

J’ai tenté d’aller questionner le principal intéressé ; cependant, depuis quelques temps, il n’habite plus àSainte-Mangouste. La légende raconte qu’Illisana River le garde dans son bureau, enfermé dans une cage, pour en avoir le monopole exclusif. Pour éviter le crachas de Ticky et autres réjouissances animales, j’ai préféré m’abstenir de vérifier la véracité de cette rumeur.

Pour en revenir au spectre de la mort, accordons-nous sur le fait qu’il est sûrement moins effrayant que ce qu’il paraît. Même si tous ceux qui l’ont vu ne sont plus là pour en parler, l’imaginaire collectif peut le faire pour eux : le spectre est souvent représenté comme une espèce de momie dont les bandelettes n’ont pas été changées depuis dix mille ans et dont l’haleine s’apparente à du chou-fleur périmé.

Mais nous paraissons oublier quelque chose d’essentiel : la mort, ou en tout cas sa représentation allégorique est une femme. Et nulle femme (même nul homme, à ce qu’il paraît) ne peut résister à Lockhart : au pire elle se contente de rougir quand elle croise son regard, au mieux elle l’enferme dans une cage pour son usage personnel. Ou l’inverse ?

Lockhart, en souriant simplement à la Mort, qui reste une femme comme une autre, aurait donc très bien pu laséduire en un instant et lui faire perdre tous ses moyens de destruction. Ou bien, si le spectre était insensible aux charmes des mortels, le sourire si lumineux de Lockhart l’aura simplement ébloui en trop reflétant la lumière.

C’est ainsi qu’a été vaincu le spectre de la mort. Ou alors il s’est tout bêtement entravé dans ses bandelettes sales. Libre à vous de choisir la fin qui vous charme le plus.

Article rédigé par Cassandra Crawley, illustré par Serenity Railgun

Commentaires

1. Le vendredi 31 octobre 2014, 18:53 par Quincy

J'aime. Je vais parcourir le monde à sourire aux monstres et ils tomberont tous à mes pieds.

2. Le jeudi 20 novembre 2014, 15:27 par Cameron O'Brien

Ton article sous-entend que Lockhart aurait été capable de réussir quelque chose dans sa vie, donc je dis non. Même si c'est bien écrit. Même si c'est original. Même si... bon, d'accord.